Une expression qu’on entendait souvent, il n’y a quand même pas si longtemps. Si on l’entend peu fréquemment maintenant, la réalité est pourtant encore là : chrétiens, chrétiennes, nous ne pouvons pas ignorer la fête de Pâques, la fête chrétienne par excellence, cette fête que l’Église nous a invitée à préparer par cette longue démarche du Carême. Pâques, célébration de notre salut, de ce mystère qui est au cœur de notre foi, de notre vie de baptisés. Pâques, manifestation de ce désir qui nous habite tous, et même beaucoup de ceux et celles qui ne sont pas croyants, ce désir d’une une vie meilleure, qui durera au-delà de la mort.
La fête de Pâques, les communautés chrétiennes des débuts ne célébraient que cette fête-là, et chaque dimanche, qu’elles appelaient à cause de cela, Jour du Seigneur, Jour de la Résurrection. Puis l’Église des premiers siècles a voulu, une fois par année, donner plus d’ampleur à la célébration de la Résurrection du Seigneur, au printemps, alors que la vie resurgit, particulièrement ici dans notre coin du monde. Elle a alors a créé le triduum pascal, la liturgie des Jours Saints. Plus tard, on a pensé que cette fête méritait qu’on la prépare par une démarche toute spéciale et est alors apparu le carême. C’est dans cette longue tradition d’une foi vivante que nous nous inscrivons.
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