Mt 21, 28-32 Goûter le prix d’une vraie demande …

‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne’. Une parole de demande lance les deux frères dans la vie, leur donne mission, leur confère responsabilité, capacité de répondre. Chacun peut se dire : « Je suis en relation étroite avec celui qui m’envoie, je suis son enfant et il m’envoie à sa vigne. Il me confère ainsi une vraie responsabilité pour quelque chose qui compte pour lui, comme moi-même, de fait, je compte pour lui ». Du neuf et du significatif doivent en découler. Je suis vraiment appelé et attendu. De par la responsabilité donnée, ma liberté peut se manifester, prendre ainsi conscience d’elle-même en se confrontant au monde… Je puis répondre. 

‘Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla’ le premier fils éprouve ainsi que sa liberté est vraiment libre, elle peut osciller, changer, s’éprouver… je puis répondre vraiment à partir de moi, de mon existence vécue, de ce qui naît en moi… La demande toutefois ne s’impose pas à moi, mais elle reste ouverte, en attente de ma réponse. Le monde se manifeste alors comme si tout le reste se trouvait ordonné à ma réponse. Moi aussi, je puis apporter ma part de contribution, avec modestie et contrition. Mais je sais que ma réponse a du prix, elle marque quelque chose dans les relations. Par là, un nouveau monde se constitue dont je fais partie, modestement avec d’autres mais réellement. A travers mes errements, je fais encore plus l’expérience d’être situé, d’être en relations, de pouvoir devenir à partir d’elles.  J’entre dans la joie de la réponse véritable. Je vis avec Lui. 

« Même après avoir vu cela » Apprendre des autres, se laisser toucher par ce que les autres vivent, c’est la place des chefs des prêtres et des anciens dans le récit évangélique mais aussi, plus profondément, celle du lecteur, la mienne… Croire à ce que disent les autres, se mettre en mouvement à partir du témoignage de ceux que d’autres ont vécu. L’enjeu de notre vie aujourd’hui. Faire confiance à l’expérience vécue des autres, à la parole des autres.

Père Jean-Luc Fabre, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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Messe pour les Hautes Fagnes !

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François, le petit saint d’Assise – au Foyer de Charité le 26 septembre 2026

La figure de François d’Assise vous parle ? Que diriez-vous d’en apprendre plus sur sa vie et sa foi ? L’occasion nous est donnée d’assister à un spectacle qui « tourne » depuis plusieurs années, notamment en France et en Alsace, où il a été créé.

Deux représentations le samedi 26 septembre 2026 à 16h et à 20h
au Foyer de Charité à Spa-Nivezé

Quelques mots sur la création du spectacle :

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Combien de fois dois-je lui pardonner ? Matthieu (18, 21-35)

Cette parabole nous enseigne que, en face de Dieu, chacun de nous est un débiteur insolvable. Mais Dieu, en son amour, ou comme il est dit « saisi de pitié ou ému de compassion » nous remet sans cesse gratuitement la totalité de notre dette ou de nos péchés les plus graves. De ce pardon infini doit s’inspirer notre propre pardon, sincère et total vis-à-vis de nos frères. Saint-Paul nous dit, dans son épître aux Éphésiens (4,32) : « Soyez bons les uns avec les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. »

Mais revenons à la question que Pierre pose à Jésus au début de cet Evangile : « Si mon frère pêche contre moi, (cette fois le cas se limite à une offense personnelle) combien de fois devrais-je pardonner ? » cela veut dire y a-t-il une limite ? Et, croyant déjà exagérer, il lui dit : « jusqu’à 7 fois ? » Non, c’est encore une limite, le pardon que l’on doit aux autres et illimité. Ainsi Jésus enseigne à Pierre que le pardon n’est pas une grâce de notre part, mais une obligation, c’est la seule réaction qui soit en harmonie avec le pardon dont nous avons bénéficié.

Le sens de la Parabole est donc la miséricorde de Dieu qui fonde la possibilité même du pardon fraternel. On ne peut pardonner aux autres que dans la conscience joyeuse d’avoir reçu de Dieu un pardon immensément plus grand.

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«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre lui sa faute (…).Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux» Matthieu 18,15-20

Aujourd’hui, dans ce bref passage de l’Évangile, le Seigneur nous enseigne trois importantes manières d’agir, souvent méconnues.

Compréhension et avertissement de l’ami ou du collègue. Lui faire voir, dans l’intimité («seul à seul»), avec clarté («montre-lui sa faute»), son erreur pour qu’il rectifie le cours de sa vie. Si cette démarche n’a pas abouti, demander l’aide d’un ami. Et si, même ainsi, l’on n’obtient pas sa conversion et que son péché est source de scandale, ne pas hésiter à le dénoncer publiquement : lettre au directeur d’un journal, manifestation, écriteau. Cette façon d’agir prend, pour qui l’exerce, la forme d’un devoir ; elle est souvent coûteuse et difficile. Il est plus facile de choisir ce que nous appelons faussement la “charité chrétienne”, qui n’est au fond que pure échappatoire, commodité, lâcheté, fausse tolérance. «La même peine est réservée à ceux qui font le mal et à ceux qui y consentent» (saint Bernard).

Tout chrétien a le droit de solliciter des prêtres le pardon de Dieu et de son Église. Un psychologue peut parfois apaiser son âme et un psychiatre, par un acte médical, parvenir à vaincre un trouble endogène. Ces deux choses sont très utiles, mais elles sont parfois insuffisantes. Dieu seul est capable de pardonner, d’effacer, d’oublier, d’anéantir le péché personnel en le pulvérisant. Seule son Église lie et délie sur la terre comme au Ciel, pour permettre à chacun de jouir de la paix intérieure et de commencer à être heureux.

Dans les mains et les paroles du prêtre se trouve le privilège de prendre le pain, de rendre Jésus-Eucharistie réellement présent et d’en faire notre nourriture. Tout disciple du Royaume peut s’unir à un autre, mieux encore à beaucoup d’autres, pour avec ferveur, Foi, courage et Espérance, se submerger dans ce monde et le convertir en véritable corps du Jésus-Mystique. Et, en sa compagnie, accourir à Dieu le Père, qui écoutera nos suppliques car son Fils s’y est engagé: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux» (Mt 18,20).

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz (El Montanyà, Barcelona, Espagne), extrait du site https://passionistedepolynesie.e-monsite.com/

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