Une parabole est là pour toucher notre cœur d’auditeur, de lecteur, pour nous donner de pouvoir nous mettre en mouvement à partir de notre propre liberté. Ici, dans la parabole du roi Père, nous voyons comment un homme en conviant les invités ouvre et offre son cœur à l’occasion du mariage de son Fils. Il cherche, à vrai dire, une nouvelle relation avec ceux qu’il invite. Il y a, pour eux, une offrande à recevoir. La première des choses dans cet accueil, c’est de savoir abandonner son propre agenda pour entrer dans celui de l’Autre, savoir être disponible. Entrer en compassion, ne pas se penser comme un centre qui impose mais comme un cœur qui reçoit l’autre, qui accepte d’entrer en connivence, d’entrer dans une entente plus large… Respecter, être soi-même et permettre à l’autre d’être lui-même.
L’attitude de fermeture des invités entraine la réaction du roi. Si dans d’autres paraboles, la réaction du roi sera celle de refaire une tentative nouvelle d’invitation, ici, la réaction sera violente, répressive. Une histoire semble complétement ruinée, anéantie. Une autre histoire s’ouvre alors, tout aussitôt, en invitant les pauvres, les démunis, les « laisser pour compte »… Que la dureté de l’histoire parabolique nous touche, nous mette nous-mêmes là où nous sommes en mouvement. L’enjeu, c’est bien que ce soit notre cœur qui réponde de lui-même. Cette invitation demande en fait que notre réponse ne soit pas celle d’un serviteur distant mais celle d’un ami qui répond à l’appel de son ami.
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