Jean 8,1-11 ; Adopter les trois attitudes de Jésus pour la semaine sainte…

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

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Dimanche des Rameaux – Qui est cet homme ?

Qui est cet homme que la foule acclame et pourquoi ?

La foule manifeste sa reconnaissance, pour ce qu’elle a reçu, pas seulement lors de la multiplication des pains, mais pour toutes les paroles du Christ qui communiquaient la vie, pour toutes ces vies restaurées, pour tous les fardeaux qui ont été ôtés des épaules de l’un ou l’autre, pour la dignité retrouvée par l’un ou l’autre de ces parias de la société juive.

On rend grâce, pas seulement pour soi-même, mais pour ce que l’on a vu opérer chez l’autre, car si le malheur de l’autre nous atteint, son bonheur fait aussi le nôtre, bien entendu quand on n’est pas retenu captif dans les griffes de la jalousie.

Le Christ l’a exprimé au moins une fois, la foule était par moment, comme un troupeau sans pasteur, immobile ou affairé à ne rien faire, tournant en rond, sans projet.

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Dimanche de Laetare

La joie d’une lumière nouvelle

Évangile selon St Jean, 9 (1 – 41)

Ce dimanche de Laetare nous invite à la joie : « réjouissez-vous ».

Jésus, sur son passage, arrête son regard sur un aveugle de naissance, délaissé, abandonné de tous. Il est dans les ténèbres. Jésus, d’un geste simple, crache par terre, fait de la boue qu’il applique sur les yeux de l’homme puis lui demande d’aller se laver à la piscine de Siloé. Il  n’accompagne pas l’aveugle, il lui laisse toute liberté.

 L’aveugle y va, il s’y lave et lorsqu’il revient de la piscine, il retrouve la vue !

«J’étais aveugle et maintenant je vois».  Sa vie est transformée, illuminée ! Il ne voit pas seulement les paysages ou les visages autour de lui, il reconnaît celui qui lui donne la vie : le Seigneur. «Je crois Seigneur !» et il se prosterne.

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LA SAMARITAINE : DU BESOIN AU DÉSIR

HOMÉLIE POUR LE 3E DIMANCHE DU CARÊME – AN A (JEAN 4, 5-42)

La question qui nous est posée ce matin par les lectures de cette liturgie est la suivante : Dieu connaît-Il notre soif et peut-Il l’abreuver ? Pourquoi ces déserts, parfois, où l’on meurt de soif ? Moïse lui-même perd cœur en face de cette question.

(Nous ne connaissons que rarement, dans nos régions, une pénurie d’eau. Et pourtant, le problème de la juste répartition de l’eau potable questionne l’économie mondiale.)

La première lecture, Exode 17, 3-7, nous affirme que Dieu, au centre du Désert rocailleux, au lieu de la rencontre suprême, là même Il peut faire jaillir l’eau de la vie .

L’Évangile, Jean 4, 5-42, prolonge le sens de cette affirmation. Il nous conte la rencontre, mystérieuse et fascinante à la fois, entre Jésus et la Samaritaine. Pour entrer dans la cohérence de ce dialogue étonnant, essayons d’en suivre, pas à pas, toutes les étapes.

Jésus a soif : il participe à notre soif, avivée par la fatigue. Il s’assied près d’un puits, un de ces lieux où les hommes se rassemblent pour tenter de combler leur besoin vital. Une femme est là (peut-être pas par hasard). Elle est équipée pour puiser de l’eau (une jarre, une outre, une corde) et possède ainsi une sorte de suprématie sur ce passant démuni, supériorité dont elle s’apprête à jouer, peut-être). Jésus demande à boire : il avoue ce besoin qu’il connaît avec nous, et implore le partage. Il se situe en position de vulnérabilité. Il adresse sa requête à une femme, un étrangère, rompant ainsi avec la prudence des interdits : – interdit social qui séparait les hommes des femmes ; – interdit national qui cloisonnait juifs et samaritains. (A plusieurs reprises, l’Evangile nous laisse deviner la liberté tranquille de Jésus qui n’hésite pas à transgresser les coutumes ou les lois lorsque celles-ci paralysent la relation.). La Samaritaine en est d’abord stupéfaite. Elle réagit avec un mélange de surprise et de provocation coquette : elle fait attendre sa réponse, elle se laisse désirer.

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Mt 17, 1-9 La Tranfiguration du Seigneur, comment le Seigneur nous propose de le suivre

Toute l’histoire de l’Eglise est marquée par le fait que de nombreux chrétiens se sont mis un jour à suivre le Christ de plus près, parfois pour de grandes choses, le plus souvent d’une manière bien plus modeste mais tout aussi réelle. Ce passage de l’Evangile vécu par Pierre, Jacques et Jean peut être pour beaucoup d’entre nous comme un repère pour prendre conscience de la manière dont le Seigneur procède avec nous. Lui qui ne cesse de prendre certains avec Lui, pour leur offrir un temps intense de connaissance intérieure de lui-même.

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