Fête du baptême du Seigneur

Le sens de la fête :

Au terme du temps de Noël, la fête du Baptême du Seigneur vient exprimer la profonde communion entre Dieu et l’humanité.

Une fête liturgique moins connue que l’Epiphanie.

L’antienne du chant du magnificat aux vêpres de l’Epiphanie, indique que cette fête synthétise trois événements : « Nous célébrons trois mystères en ce jour. Aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche ; aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana ; aujourd’hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alléluia ». L’Epiphanie annonce donc déjà le baptême du Christ, nous faisant dès lors faire un bond de… 30 ans !

Ainsi, nous sommes propulsés de « Jésus enfant » à « Jésus adulte ». Nous passons de la sphère « privée » autour de la Sainte Famille, des Mages, des Bergers et des Anges à la sphère « publique » qui correspond au « lancement » de la vie publique de Jésus, avec Jean-Baptiste, la foule des pécheurs venus se faire baptiser par lui dans le Jourdain. Lire la suite

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La collecte de l’AVENT aura lieu le 15 décembre dans la paroisse de Sart et le jour de Noël à Tiège

au profit de l’ASBL Amonsoli (www.amonsoli.be ) dont nous accueillerons la représentante Madame Gillet ce 15 décembre !

Celle-ci a pour maître-mot la solidarité. C’est pourquoi elle est avant tout un lieu de partage, d’information, de rencontre et de participation.        Elle se veut également un espace de promotion de l’éducation sous toutes ses formes et d’apprentissage du vivre ensemble en vue de faciliter l’intégration des populations immigrées. L’ensemble de ses ressources et services est néanmoins ouvert à tous.

Rue aux Laines 22 à 4800 Verviers

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2e dimanche de l’Avent, année C, Homélie du Père Gilbert Adam

Jean, fils de Zacharie parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés,

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d’Abilène, les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie.

Luc nous donne des précisions qui nous permettent de comprendre le sens profond des événements dont il va parler, nous sommes en 27 ou 28 de notre ère. Depuis plus de vingt ans la Judée n’est plus qu’une province de l’empire romain. Tibère, l’empereur, est loin, mais le préfet Ponce Pilate administre le pays d’une main de fer. Quant au grand prêtre, Caïphe, qui est en place depuis dix ans déjà, c’est à sa diplomatie et à son astuce qu’il doit d’avoir gardé sa position, plus politique que religieuse. Les flambées de nationalisme sont sévèrement réprimées, et les fils d’Israël, humiliés par l’occupant, ne peuvent mettre leur espérance qu’en Dieu. Des communautés presque monastiques, regroupant des hommes, des femmes et des jeunes se sont créées çà et là non loin de la Mer Morte, et gardent les traditions ascétiques des Esséniens. C’est alors que « la Parole de Dieu fut sur Jean, fils de Zacharie, » dans le désert où l’Esprit Saint l’avait poussé. Les foules viennent à lui pour se faire baptiser. Dieu ne peut pas faire notre salut sans nous. Librement il nous a créés, avec notre liberté nous pouvons coopérer à son action. Nous entrons dans la visitation de Dieu chez nous. La naissance de Jésus est un événement dont Jean le Baptiste dans le secret a été témoin. « Préparez le chemin du Seigneur ! crie Jean le Baptiste. » Ainsi la gloire de Dieu sera répandue parmi les nations. Lire la suite

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Un roi pas comme les autres

Fête du Christ Roi, de quel roi parle-t-on ?

Un commentaire de Marcel Domergue, jésuite.

Un roi est celui qui détient le pouvoir de décision. En lui, dans l’Antiquité, se rejoignaient le législatif et l’exécutif. Le thème de la Royauté divine signifie qu’il n’y a dans l’univers aucun pouvoir supérieur au pouvoir de Dieu. Fort bien. Seulement la Bible commence son récit en nous montrant le créateur soumettre tout l’univers à l’homme : «Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez, etc.» Dieu se dessaisit donc de son pouvoir en faveur de l’homme. Le problème est que l’homme va se trouver affronté à bien des forces qui le dépassent, à commencer par celles qui provoquent les phénomènes naturels. Il faudra qu’il apprenne à les maîtriser, à les désarmer, à les utiliser… Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines ! Au fond, affirmer que Dieu est le roi de toute la création revient à affirmer que nous ne sommes pas en proie à l’aveugle et à l’irrationnel. Un pas de plus et nous pourrons dire que l’amour est le fondement et le «souverain» de toutes choses, malgré les apparences contraires et notre ignorance de ce que signifie le mot «amour» quand nous voulons lui donner son plein sens. Quand nous parlons du Christ Roi, nous signifions que l’épais mystère de la royauté divine se trouve révélé en lui, même si nous n’avons pas fini- il s’en faut – de déchiffrer cette révélation. Lire la suite

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Que l’extérieur puisse révéler l’intérieur…

Jésus avance, il continue à proposer aux gens de son peuple, une manière renouvelée de vivre leur relation de foi avec Dieu. Sa manière renouvelée consiste essentiellement à vivre une foi sincère, partant du cœur dans la lignée des prophètes. Cela entraine pour Jésus une mise en tension avec les autorités aussi bien celle du Temple que celle des Synagogues, ces autorités qui régulent la manière d’exprimer la foi. Dans ce passage de l’Evangile, la question est celle du lien entre intérieur et extérieur. En quoi l’extérieur peut-il être ou non l’expression véritable de l’intérieur ? Le propos est nuancé. L’expression ne se révèle pleine et directe que dans la vie de pauvreté, où dans et par ces conditions de dénuement je puis paradoxalement exprimer le fond de mon cœur… Pauvreté déjà été mise en avant avec l’homme riche comme lieu de vérité, cette pauvreté, qu’il faut aimer comme une mère selon Saint Ignace de Loyola.  Lire la suite

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