
Merci André
Cela fait plus de trente ans que tu es notre curé de paroisse.
Et, j’ai appris à te connaitre petit à petit.
Mais, c’est surtout durant les douze années de secrétariat paroissial, de « vie commune », que j’ai découvert l’homme que tu es. Ce personnage d’une ouverture exceptionnelle en chaire de vérité, qui cache pas mal toutes ses fragilités.
C’est un grand paradoxe pour moi.
Comment peut-on être autant plein de tendresse envers son prochain et en même temps refuser (presque) systématiquement toute main tendue de la part de la plupart des personnes fréquentées au quotidien.
Je te l’ai déjà dit, « Heureusement que tu n’as pas de femme, car elle serait partie en courant depuis longtemps » et cela ne s’améliore pas en avançant.
Bon, je rassure tout le monde, notre ami André se soigne… Ouf !
Pense quand même que l’âge aidant, tu auras de plus en plus souvent besoin de l’un ou l’autre.
Lâche prise, laisse-toi faire (comme avec Dieu ! 😉).
Les personnes qui veulent t’aider, prendront autant de plaisir à te donner qu’à recevoir.
En tous cas, je voulais te remercier pour tous ses bons moments passés ensemble, pour ces quelques longues discussions, parfois pied à pied, dans « mon » bureau.
Merci pour ces moments de partage et autres échanges appréciables.
Merci pour ton sens du travail bien fait, auquel, je n’ai eu aucune peine à m’en accommoder.
Merci pour ta disponibilité relativement permanente.
Bref, merci pour tout, en espérant que tu n’oublieras pas l’adresse du secrétariat ou tu seras toujours le bienvenu.
Bonne retraite et au plaisir.
Ton dévoué secrétaire. Yves 😉
La parabole du semeur. Matthieu (13, 1-23)
Cette parabole du Semeur est importante pour deux raisons. Étant la première des paraboles du Seigneur, elle illustre d’une manière générale la réaction de l’homme face à la révélation de Dieu. Elle n’est pas précédée par la phrase que nous entendons régulièrement : » le royaume des cieux est semblable à.… » car elle couvre toute l’histoire, et introduit les autres paraboles. Son importance tient aussi au fait que Jésus en donna la signification. Cette explication devient alors un modèle pour l’interprétation de toutes les autres paraboles.
Les quatre terrains dont parle Jésus sont, en chacun de nous, d’une manière plus ou moins accentuée. Il faut savoir aussi que Jésus s’aime tout le temps sa Parole dans nos vies.
Il arrive que sa parole tombe au bord du chemin, parce qu’à ce moment-là notre chemin n’est pas celui de l’Évangile mais du monde, malgré tout, le Summer s’aime, il ne se décourage pas ; c’est comme s’il nous disait : Tu es occupé aux choses du monde, mais rappelle-toi que je suis toujours là et que je parle à ton cœur.
À un autre moment sa parole ricoche sur un sol pierreux, sur la dureté de nos cœurs, et ce n’est pas pour rien qu’on parle d’un « cœur de pierre », insensible à la souffrance des autres, à la maladie, à la tristesse, un cœur qui se ferme au partage, un cœur égoïste.
Là encore, dans sa fidélité, le Seigneur attend que nous l’écoutions, Il est là, l’entendons nous ?
Lire la suiteMatthieu (10, 37-42)
Chers frères et Sœurs,
Dans la méditation de ce 13e dimanche du temps ordinaire, Jésus offre à ses disciples un enseignement plein de conseils et de recommandations. Certains de ces conseils sont simples mais très exigeants comme l’importance de l’hospitalité ou la valeur d’un verre d’eau donné à quelqu’un. Ces gestes apparemment simples valent leur pesant d’or à cause de la récompense qui s’en suit. Par contre d’autres propos de Jésus que nous avons entendus dans l’évangile d’aujourd’hui, sont très surprenants et presque déroutants car ils semblent venir heurter notre bon sens ou notre sensibilité humaine : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » « Qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » « Qui veut garder sa vie la perdra. » Comment comprendre ces propos du Christ, alors que l’amour de nos parents constitue ce qui a de naturel en nous car cela relève du bon sens humain. Et quoi de plus légitime, de plus significatif dans l’importance du lien filial qui nous attache à ceux qui nous ont mis au monde et à nos membres de familles.
Ces premiers versets de l’évangile de Mathieu 10,37-42 ne sont pas à comprendre comme un choix à faire entre deux extrêmes non conciliable : D’une part, l’amour de Dieu et d’autre part, l’amour de sa famille ou de sa propre vie. Le secret de ces versets est contenu dans les expressions : « plus que moi » et « à cause de moi ».
Jésus veut donc dire ici que notre amour envers Lui doit nous engager tout entier au-delà de nos liens naturels car il doit se placer au plus haut niveau sur l’échelle de l’amour jusqu’au renoncement à soi-même. Mourir à soi, c’est renoncer à tout ce qui empêche l’homme d’aimer Dieu au-dessus de tout, afin de trouver la vraie liberté qui nous ouvre à la vie du Christ. Il s’agit de l’aimer jusqu’à perdre sa vie pour la retrouver en Lui seul : « qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera ». C’est pour cela, Jésus nous invite à engager notre vie dans cette voie en prenant notre croix qui est source de grande liberté et de nouvelle vie en Christ.
Lire la suite« Ne craignez pas » 12e Dimanche T.O. ; Mt 10, 26- 33
« Ne craignez pas… courage ! » Telle est la consigne de Jésus qui noue en gerbe les quatre paroles retenues aujourd’hui par la liturgie.
Il s’agit, dans sa pensée, non pas de ces craintes fugitives qui gênent ou empoisonnent la vie de tous les jours, mais de la crainte qui saisit le croyant au moment de témoigner de sa foi et de son attachement à Jésus-Christ ; la crainte de paraître fou, ou demeuré, ou dépassé ; la crainte de la persécution, dont Jésus vient de parler dans le contexte de saint Matthieu : « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (v. 22).
Et si nous demandons à Jésus ce qui peut nous aider à traverser la crainte, sa réponse nous semblera étrange. Il la donne juste avant sa consigne, lorsqu’il dit : « Le disciple n’est pas au-dessus du Maître, ni le serviteur au-dessus de son Seigneur. Puisqu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, à combien plus forte raison le diront-ils de ceux de sa maison ! »
Ainsi notre raison de ne pas craindre, c’est que notre destin reproduit celui du Serviteur de Dieu, et que dès le départ nous sommes compromis par lui et avec lui. Notre assurance, notre audace de témoins, est donc d’emblée paradoxale : ce qui doit nous immuniser contre la peur, c’est que notre Maître est allé jusqu’à la mort !
Lire la suite
