Samedi Saint. Jésus est mort. Une mère a vu son fils malmené et insulté par une foule hostile. Elle a vu son fils être torturé puis mis à mort sur une croix. Samedi Saint, jour de grand silence. Le silence et le vide qui suivent toute mort. Le cœur d’une mère saigne. Arrêtons-nous un instant. Faisons-nous aussi silence en nous, et contemplons avec respect et amour.
Déjà quand Jésus à 12 ans avait quitté ses parents pour aller au Temple, Marie n’avait pas compris, mais « elle gardait tout cela dans son cœur » (Luc 2, 51). Aujourd’hui Marie entend dans son cœur d’une manière toute spéciale les paroles prononcées par son fils un jour sur la montagne des Béatitudes : « Heureux les pauvres de cœur… Heureux les doux… Heureux les affligés… Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… Heureux les miséricordieux… Heureux les cœurs purs… Heureux les artisans de paix… Heureux les persécutés pour la justice… Soyez dans la joie et l’allégresse car votre récompense est grande dans les cieux » (Matt 5,1 – 12). Marie sait que son fils est le Fils bien aimé de Dieu. Au fond de son cœur elle entend les battements du cœur de son Fils qui est auprès de son Père. Le Samedi Saint Marie espère. Marie sait. Marie croit.
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