Mt 14, 13-21 Donnez-leur vous-mêmes à manger

La bonne nouvelle de ce passage c’est qu’il nous est donné de mieux connaître Jésus à partir de ce qu’il fait…

Jésus est sensible aux situations et se laisse déplacer par elles : le choc de la perte de Jean Baptiste le conduit à l’écart, la venue des foules le conduit alors à s’adresser à elles, à les guérir, la venue du soir et l’injonction de ses disciples le conduisent à bénir et donner le pain. 

Jésus enseigne les disciples en les accompagnant de trois manières différentes en les conduisant par sa demande de leur donner eux-mêmes manger, en les escortant en se substituant à eux dans la bénédiction des pains et en les guidant dans la distribution de ceux-ci.

Jésus agit ainsi en lien avec sa mission les gestes qu’il pose les paroles qu’il prononce sont des supports pour nous aussi les lecteurs des temps ultérieurs. En agissant ainsi sans trop commenter ce qu’il fait, il nous donne accès, par notre réflexion en nous-mêmes, à son intérieur à ce qui le met en mouvement, à ce qui compte pour lui.

Alors au-delà de ce que Jésus dit et fait dans la situation nous pouvons entrer en dialogue avec lui, nous pouvons lui parler comme un ami parle à son ami car avec sa manière d’être manifestée nous pouvons l’interroger, le comprendre, le connaître… Il se laisse rencontrer à partir du concret de son existence. Par là il donne à tous de pouvoir grandir là où il se trouve la personne de la foule, le disciple qui est avec lui, le croyant qui le contemple dans l’évangile. Béni sois Tu Seigneur Jésus !

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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« Avez-vous compris tout cela ? » Matthieu (13, 44-52)

Si la question posée par Dieu à Salomon nous était personnellement adressée : « Demande ce que je dois te donner. », qu’elle serait notre réponse ? Que choisirions-nous ?…

Je me trompe peut-être, mais je pense que parmi la grande diversité de nos réponses, il y en a une qui ne serait quasiment jamais nommée. Je veux parler du “Royaume des Cieux

Cela se comprend ! “Le Royaume des Cieux” est si éloigné de nos préoccupations quotidiennes, des mille soucis que nous avons en tête et des problèmes à résoudre concernant notre vie professionnelle et familiale.

Et puis, comment nous le représenter ?… Voilà pourquoi d’ailleurs Jésus, dont toutes les paroles et les actes n’ont d’autre raison d’être que de nous familiariser avec cette réalité du Royaume des Cieux, a si souvent recours aux paraboles qui s’inscrivent dans les situations quotidiennes et les activités humaines les plus communes. Ainsi, aujourd’hui, ces trois courtes histoires qui mettent en scène trois métiers : un agriculteur qui en travaillant son champ tombe par hasard sur un trésor ; un négociant de perles fines qui en trouve une exceptionnelle ; un artisan pêcheur qui doit faire le tri dans tout ce que ramène son filet.

Mais ces petites scènes familières décrites par Jésus n’ont pas seulement pour but de nous servir d’exemples concrets pour illustrer une réalité étrange et abstraite. Elles nous disent surtout que ce fameux Royaume des Cieux, que nous aurions tendance à nous imaginer comme hors de notre monde, se situe au contraire au cœur de notre vie humaine. « Le Royaume de Dieu est au milieu de vous. » dira Jésus. Cela signifie qu’on ne peut faire l’économie de nos engagements et relations humaines pour entrer dans le Royaume des cieux. Ce n’est qu’à travers eux et par eux que nous y accédons. D’où l’insistance de Jésus, et de toute la Tradition de l’Église après lui, sur le lien fondamental entre notre foi en Dieu et nos relations et engagements humains : « Celui qui dit j’aime Dieu et qui n’aime pas son frère  est un menteur. »

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Merci André

Cela fait plus de trente ans que tu es notre curé de paroisse.

Et, j’ai appris à te connaitre petit à petit.

Mais, c’est surtout durant les douze années de secrétariat paroissial, de « vie commune », que j’ai découvert l’homme que tu es. Ce personnage d’une ouverture exceptionnelle en chaire de vérité, qui cache pas mal toutes ses fragilités.

C’est un grand paradoxe pour moi.

Comment peut-on être autant plein de tendresse envers son prochain et en même temps refuser (presque) systématiquement toute main tendue de la part de la plupart des personnes fréquentées au quotidien.

Je te l’ai déjà dit, « Heureusement que tu n’as pas de femme, car elle serait partie en courant depuis longtemps » et cela ne s’améliore pas en avançant.

Bon, je rassure tout le monde, notre ami André se soigne… Ouf !

Pense quand même que l’âge aidant, tu auras de plus en plus souvent besoin de l’un ou l’autre.

Lâche prise, laisse-toi faire (comme avec Dieu ! 😉).

Les personnes qui veulent t’aider, prendront autant de plaisir à te donner qu’à recevoir.

En tous cas, je voulais te remercier pour tous ses bons moments passés ensemble, pour ces quelques longues discussions, parfois pied à pied, dans « mon » bureau.

Merci pour ces moments de partage et autres échanges appréciables.

Merci pour ton sens du travail bien fait, auquel, je n’ai eu aucune peine à m’en accommoder.

Merci pour ta disponibilité relativement permanente.

Bref, merci pour tout, en espérant que tu n’oublieras pas l’adresse du secrétariat ou tu seras toujours le bienvenu.

Bonne retraite et au plaisir.

Ton dévoué secrétaire. Yves 😉

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La parabole du semeur. Matthieu (13, 1-23)

Cette parabole du Semeur est importante pour deux raisons. Étant la première des paraboles du Seigneur, elle illustre d’une manière générale la réaction de l’homme face à la révélation de Dieu. Elle n’est pas précédée par la phrase que nous entendons régulièrement : » le royaume des cieux est semblable à.… » car elle couvre toute l’histoire, et introduit les autres paraboles. Son importance tient aussi au fait que Jésus en donna la signification. Cette explication devient alors un modèle pour l’interprétation de toutes les autres paraboles.

Les quatre terrains dont parle Jésus sont, en chacun de nous, d’une manière plus ou moins accentuée. Il faut savoir aussi que Jésus s’aime tout le temps sa Parole dans nos vies.

Il arrive que sa parole tombe au bord du chemin, parce qu’à ce moment-là notre chemin n’est pas celui de l’Évangile mais du monde, malgré tout, le Summer s’aime, il ne se décourage pas ; c’est comme s’il nous disait : Tu es occupé aux choses du monde, mais rappelle-toi que je suis toujours là et que je parle à ton cœur.

À un autre moment sa parole ricoche sur un sol pierreux, sur la dureté de nos cœurs, et ce n’est pas pour rien qu’on parle d’un « cœur de pierre », insensible à la souffrance des autres, à la maladie, à la tristesse, un cœur qui se ferme au partage, un cœur égoïste.

Là encore, dans sa fidélité, le Seigneur attend que nous l’écoutions, Il est là, l’entendons nous ?

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Matthieu (10, 37-42)

Chers frères et Sœurs,

Dans la méditation de ce 13e dimanche du temps ordinaire, Jésus offre à ses disciples un enseignement plein de conseils et de recommandations. Certains de ces conseils sont simples mais très exigeants comme l’importance de l’hospitalité ou la valeur d’un verre d’eau donné à quelqu’un. Ces gestes apparemment simples valent leur pesant d’or à cause de la récompense qui s’en suit. Par contre d’autres propos de Jésus que nous avons entendus dans l’évangile d’aujourd’hui, sont très surprenants et presque déroutants car ils semblent venir heurter notre bon sens ou notre sensibilité humaine : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » « Qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » « Qui veut garder sa vie la perdra. »       Comment comprendre ces propos du Christ, alors que l’amour de nos parents constitue ce qui a de naturel en nous car cela relève du bon sens humain. Et quoi de plus légitime, de plus significatif dans l’importance du lien filial qui nous attache à ceux qui nous ont mis au monde et à nos membres de familles.

Ces premiers versets de l’évangile de Mathieu 10,37-42 ne sont pas à comprendre comme un choix à faire entre deux extrêmes non conciliable : D’une part, l’amour de Dieu et d’autre part, l’amour de sa famille ou de sa propre vie. Le secret de ces versets est contenu dans les expressions : « plus que moi »  et « à cause de moi ».

Jésus veut donc dire ici que notre amour envers Lui doit nous engager tout entier au-delà de nos liens naturels car il doit se placer au plus haut niveau sur l’échelle de l’amour  jusqu’au renoncement à soi-même. Mourir à soi, c’est renoncer à tout ce qui empêche l’homme d’aimer Dieu au-dessus de tout, afin de trouver la vraie liberté qui nous ouvre à la vie du Christ. Il s’agit de l’aimer jusqu’à perdre sa vie pour la retrouver en Lui seul : « qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera ». C’est pour cela, Jésus nous invite à engager notre vie dans cette voie en prenant notre croix qui est source de grande liberté et de nouvelle vie en Christ.

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