
François, le petit saint d’Assise – au Foyer de Charité le 26 septembre 2026
La figure de François d’Assise vous parle ? Que diriez-vous d’en apprendre plus sur sa vie et sa foi ? L’occasion nous est donnée d’assister à un spectacle qui « tourne » depuis plusieurs années, notamment en France et en Alsace, où il a été créé.
Deux représentations le samedi 26 septembre 2026 à 16h et à 20h
au Foyer de Charité à Spa-Nivezé
Quelques mots sur la création du spectacle :
Lire la suiteCombien de fois dois-je lui pardonner ? Matthieu (18, 21-35)
Cette parabole nous enseigne que, en face de Dieu, chacun de nous est un débiteur insolvable. Mais Dieu, en son amour, ou comme il est dit « saisi de pitié ou ému de compassion » nous remet sans cesse gratuitement la totalité de notre dette ou de nos péchés les plus graves. De ce pardon infini doit s’inspirer notre propre pardon, sincère et total vis-à-vis de nos frères. Saint-Paul nous dit, dans son épître aux Éphésiens (4,32) : « Soyez bons les uns avec les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. »
Mais revenons à la question que Pierre pose à Jésus au début de cet Evangile : « Si mon frère pêche contre moi, (cette fois le cas se limite à une offense personnelle) combien de fois devrais-je pardonner ? » cela veut dire y a-t-il une limite ? Et, croyant déjà exagérer, il lui dit : « jusqu’à 7 fois ? » Non, c’est encore une limite, le pardon que l’on doit aux autres et illimité. Ainsi Jésus enseigne à Pierre que le pardon n’est pas une grâce de notre part, mais une obligation, c’est la seule réaction qui soit en harmonie avec le pardon dont nous avons bénéficié.
Le sens de la Parabole est donc la miséricorde de Dieu qui fonde la possibilité même du pardon fraternel. On ne peut pardonner aux autres que dans la conscience joyeuse d’avoir reçu de Dieu un pardon immensément plus grand.
Lire la suite«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre lui sa faute (…).Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux» Matthieu 18,15-20
Aujourd’hui, dans ce bref passage de l’Évangile, le Seigneur nous enseigne trois importantes manières d’agir, souvent méconnues.
Compréhension et avertissement de l’ami ou du collègue. Lui faire voir, dans l’intimité («seul à seul»), avec clarté («montre-lui sa faute»), son erreur pour qu’il rectifie le cours de sa vie. Si cette démarche n’a pas abouti, demander l’aide d’un ami. Et si, même ainsi, l’on n’obtient pas sa conversion et que son péché est source de scandale, ne pas hésiter à le dénoncer publiquement : lettre au directeur d’un journal, manifestation, écriteau. Cette façon d’agir prend, pour qui l’exerce, la forme d’un devoir ; elle est souvent coûteuse et difficile. Il est plus facile de choisir ce que nous appelons faussement la “charité chrétienne”, qui n’est au fond que pure échappatoire, commodité, lâcheté, fausse tolérance. «La même peine est réservée à ceux qui font le mal et à ceux qui y consentent» (saint Bernard).
Tout chrétien a le droit de solliciter des prêtres le pardon de Dieu et de son Église. Un psychologue peut parfois apaiser son âme et un psychiatre, par un acte médical, parvenir à vaincre un trouble endogène. Ces deux choses sont très utiles, mais elles sont parfois insuffisantes. Dieu seul est capable de pardonner, d’effacer, d’oublier, d’anéantir le péché personnel en le pulvérisant. Seule son Église lie et délie sur la terre comme au Ciel, pour permettre à chacun de jouir de la paix intérieure et de commencer à être heureux.
Dans les mains et les paroles du prêtre se trouve le privilège de prendre le pain, de rendre Jésus-Eucharistie réellement présent et d’en faire notre nourriture. Tout disciple du Royaume peut s’unir à un autre, mieux encore à beaucoup d’autres, pour avec ferveur, Foi, courage et Espérance, se submerger dans ce monde et le convertir en véritable corps du Jésus-Mystique. Et, en sa compagnie, accourir à Dieu le Père, qui écoutera nos suppliques car son Fils s’y est engagé: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux» (Mt 18,20).
Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz (El Montanyà, Barcelona, Espagne), extrait du site https://passionistedepolynesie.e-monsite.com/
Matthieu 16, 21-27 ; L’OFFRANDE DE SOI
Matthieu insiste sur l’identité de Jésus, et en particulier sur son identité de « Christ » : « Tu es le Christ » (v.16) ; « … ne dire à personne que c’était lui le Christ » (v.20) ; « À partir de ce moment, Jésus Christ… » (v.21) ; et c’est sur son identité de messie souffrant qu’insiste Jésus et que Pierre refuse après avoir confessé tout haut son identité de Messie et de Fils de Dieu. C’est d’ailleurs à part, en tête à tête, qu’il le rabroue. Pierre semble avoir peur, non pas pour Jésus mais pour lui, car si Jésus inaugure ce chemin de la souffrance, lui n’est pas prêt à souffrir et il se défend, il veut sauver sa peau.
Ne pas avoir envie de souffrir, c’est normal ! Les moines de Tibhirine (dans le film de Xavier Beauvois « Des hommes et des dieux »)nous balisentce chemin d’acceptation et de patience dans lequel Dieu se révèle, par la prière et le dialogue entre frères. Jésus notre compagnon de route changera notre peur de souffrir et de mourir en confiance et en courage de marcher avec Lui. Il nous faut passer par toutes les épreuves de l’existence pour avoir part à la gloire de Dieu. L’incompréhension de Pierre, comme la nôtre, jalonne notre chemin humain, parfois facile, parfois difficile, fait de montées et de descentes, de joie et de peine. Jésus ne propose ni la mort en soi, ni la gloire en soi, il invite à ce passage de l’une à l’autre leur ouvrant, à travers leur chemin humain de souffrances et de croix, une délivrance : la résurrection, trouver sa vie, voir le Fils de l’homme venir dans sa gloire. D’ailleurs, et ce dans les trois synoptiques, l’annonce de la Passion encadre la Transfiguration (la gloire divine rendue visible sur terre). Marcher à la suite de Jésus, c’est oser la traversée.


