Jésus au début de sa mission

1er dimanche de Carême. Le récit des tentations de Jésus récapitule l’ensemble de l’aventure biblique, qui n’est autre que l’aventure de toute l’humanité. Un commentaire des lectures bibliques par Marcel Domergue, jésuite.

  • Marc 1, 12-15

Jésus vient d’entendre une voix «venant des cieux» lui dire : «Tu es mon fils bien-aimé ; tu as tout mon amour». L’Esprit vient de «descendre sur lui». Aussitôt, ce même Esprit l’entraîne au désert où il devra surmonter des tentations. Essayons de comprendre. Dès son baptême, qui inaugure sa «vie publique», est donnée une réponse à la question qui va parcourir tout l’Évangile : «Qui est cet homme ?», question qui se posera encore au spectacle de sa crucifixion (voir Marc 14,62 ; 15, 22-32). Cependant, il n’est pas encore dit au baptême, même si ce baptême préfigure déjà sa Passion, en quoi va consister vivre humainement la condition de Fils de Dieu, ce que cela va exiger et entraîner.

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Carême année B, réflexion inspirée de notre vicariat diocésain

Historiquement parlant, on le sait, le carême est né de la préparation des catéchumènes à leur baptême prévu pour la grande nuit de Pâques : célébrations, prières et instructions sont organisées pour eux de manière intensive. Progressivement, d’autres chrétiens se sont mis à suivre eux aussi les exercices spirituels destinés aux futurs baptisés : ils y voyaient une manière de nourrir leur foi, de la redynamiser. Plus tard l’habitude de ces quelques-uns est devenue la pratique de tous : c’est notre carême : une période d’une quarantaine de jours avant Pâques, un temps pour réactiver en soi la grâce baptismale, pour retrouver, tapie au fond de son cœur, la source intarissable de la Vie.

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Ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Mercredi des Cendres

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Un chemin de sainteté s’ouvre avec Jésus dans notre vie. La sainteté est au fond de notre cœur comme une aspiration. Cette aspiration s’intensifie à l’appel de Jésus. Ce qui est caché dans notre cœur nous pouvons le retrouver. C’est dans le silence intérieur que s’offre le choix d’une vie nouvelle. Jésus est venu nous sauver d’un l’abîme de désespoir. Le « secret du cœur » nous établit dans le cœur de Dieu. Il nous propose l’aumône, la prière et le jeûne pour le réaliser. Dans la foi, à l’école du cœur de Jésus, nous retrouvons notre liberté, un Amour et une Lumière de Dieu nous rendent libre. C’est un retrait de nos illusions et de notre culpabilité. Nous retrouvons alors l’authenticité de nos gestes. Nous pouvons faire les choses saintes pour elles-mêmes, dans le respect de leur réalité. Ne plus chercher notre « gloire » est libérant. Si nous voulons trouver un objet caché, nous devons pénétrer jusqu’à la profondeur où il se cache et alors nous le trouverons.

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Carême : mercredi, pourquoi des Cendres ?

Pourquoi le Carême commence-t-il par le mercredi des Cendres ? Quelles sont l’origine et la signification religieuse de la fête des Cendres ? Cette coutume remonte à une pratique pénitentielle du peuple hébreu qui se couvrait la tête de cendres. C’est à partir du XIe siècle qu’elle s’est généralisée dans l’Église.

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques. Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres – et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac – est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu (Jonas 3.5-9 : Jérémie 6.26 ; 25- 34 ; Matthieu 1 1,21).

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« Vous ne saisissez pas ? » (Mc 8, 14-21)

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? » 

L’économe avait eu une distraction, si bien que les disciples se retrouvaient dans la barque avec un seul pain pour treize hommes.

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