4.1 Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable. Chapitre 4. La tentation de Jésus-Christ
1 à 11 La tentation de Jésus
Comparer Marc 1.12,13 ; Luc 4.1-13
– Ce récit, auquel passe l’évangéliste par cette simple particule alors, est la suite immédiate de celui qui précède. La tentation succède au baptême. Luc (Luc 4.1, notes) met expressément ces deux faits en un rapport intime, dont la signification profonde n’échappera à aucun de ceux qui ont quelque expérience des choses spirituelles. « Jésus, rempli du Saint-Esprit, » est emmené par cet Esprit au désert, pour se préparer dans la solitude, par la méditation, la prière, et surtout par la tentation à l’œuvre qu’il allait entreprendre. Tout homme de Dieu destiné à de grandes choses a besoin d’une telle préparation. Il la rencontre d’ailleurs infailliblement, car jamais la tentation n’est plus proche de lui ni plus dangereuse qu’au moment où il a été comblé des grâces divines les plus signalées. Si Dieu permet qu’il en soit ainsi pour tous, il le voulut pour son Fils bien-aimé, parce que cela était nécessaire. (Voir verset 3, notes.)
– Le désert n’était pas celui où se tenait Jean-Baptiste et où Jésus venait d’être baptisé, mais probablement le désert de la « Quarantaine, » ainsi nommé par la tradition en mémoire de ces quarante jours, et qui s’étend vers les montagnes, dans les environs de Jéricho. (Robinson, Palestine, p. 65 ; F. Bovet, Voyage, 7e édit., p. 247.) Marc 1.13 ajoute ce trait : « il était avec les bêtes sauvages. »
– Le diable, nom qui signifie calomniateur, celui qui accuse les justes, nommé dans l’Ancien Testament Satan, l’adversaire. Job 1.6 ; 2.1 ; Zacharie 3.1 ; Jean 8.44 ; Apocalypse 12.10 Représentant de la puissance des ténèbres Ephésiens 2.2 ; 6.12,16 que Jésus venait détruire 1Jean 3.8, Satan devait dès l’abord se montrer l’ennemi de son œuvre divine, comme il le fut jusqu’à la fin. Jean 13.2,27 ; 14.30 Le Sauveur nous le décrit ainsi lui-même. Matthieu 13.19,39 ; Luc 8.12
Matthieu, comme les autres écrivains du Nouveau Testament, le nomme (vers. 3) le tentateur, à cause de son influence pernicieuse sur les hommes.
L’existence personnelle de cet ennemi de Dieu et de son règne n’est point un fait qui tienne à l’essence du christianisme ; mais ce fait occupe dans les révélations divines une place tellement évidente, qu’il faut, pour le nier, nier en même temps l’autorité de ces révélations. Ce fait n’a d’ailleurs absolument rien de contraire à la raison. Dès qu’on ne borne pas la création au monde matériel, qu’on admet l’existence d’êtres spirituels, il est arbitraire de nier la possibilité pour eux de tomber dans la révolte et dans le mal. Or, un esprit déchu de Dieu devient naturellement un être méchant, un ennemi, un tentateur. Les manifestations du mal parmi les hommes montrent que des créatures toutes spirituelles peuvent être perverties et méchantes. L’existence et l’action de Satan ne s’affirment que trop dans quelques-unes des expériences intimes les plus redoutables des chrétiens.
« N’aie peur de rien ; en tout cas Dieu t’aidera. »
« Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »
Voila bien encore un texte qui va à l’encontre des comportements de notre société ! Jésus nous rappelle encore une fois que la justice de notre cœur ne doit pas être celle du monde. Certes les lois humaines sont nécessaires et les tribunaux humains ont leur raisons d’être, et Jésus ne les nie pas, mais il nous appelle en tant que ses disciples à aller plus loin, à dépasser la loi des hommes pour arriver à celle du cœur devant Lui !
L’homme n’est pas fait pour vivre éternellement sur la terre, il n’y est que de passage, sa destination finale est la vie éternelle avec Dieu, et cette vie éternelle il la prépare ici bas ! Dès lors, il faut apprendre à ne pas trop s’attacher aux choses de la terre en tant que droits et possessions mais à bien s’en servir comme un moyen d’aller vers le Père ! Et dès lors, tout prenant une autre importance, une autre « couleur », nos comportements deviennent différents ! Et Jésus ici nous en montre l’orientation !
Nul ne peut gérer le profond de notre cœur à notre place. Nul ne peut vivre notre relation à Dieu à notre place …mais justement quelle est notre vraie relation à Dieu ?
Lire la suite« Annonce ce que tu vis et vis ce que tu annonces »
« Que votre parole soit Oui si c’est Oui, non si c’est non. Ce qui est en plus vient du Mauvais » dit Jésus (Math. 5,37)
Frères et sœurs,
Jésus n’était pas normand. Je ne vous apprends rien, sinon il aurait ajouté
: « Peut-être ben que oui… Peut-être ben que non…! Heu là ! » En même temps il serait
sensible à ce que disent les Normands du Bocage qui sont des « faiseux » et non pas des
« diseux ». Mon grand-père qui était un brave paysan du Nord de la France aurait
ajouté : « Moins qu’on en dit… Moins qu’on se trompe… » C’est vrai ! Dans cette société
médiatique, nous sommes envahis et submergés de paroles qui deviennent de simples
bavardages. On aurait tellement besoin de silence comme la musique a besoin des
silences pour mettre en valeur la mélodie.
Quatrième dimanche du Temps ordinaire – Mt 5, 1-12
L’ÉVANGILE D’AUJOURD’HUI DIT…
Que Jésus nous donne une recette de vrai BONHEUR.
Jésus est venu sur la terre pour nous révéler l’AMOUR du Père pour ses enfants de la terre. En définitive, IL est venu nous apprendre comment vivre heureux sur cette terre en attendant de connaître le BONHEUR éternel que Dieu réserve à ses enfants.
L’ÉVANGILE D’AUJOURD’HUI NOUS DIT… ME DIT…
Que nous possédons le BONHEUR en puissance…
Lire la suite« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)
« La Religion baisse, le Christ monte ! » C’était la Une d’un magazine qui faisait il y a quelques années tout un dossier sur Jésus, comme beaucoup de magazines qui continuent encore aujourd’hui à publier quelques pages au moment des fêtes sur Jésus de Nazareth. C’est bien que ce Juif, né à Bethléem, a toujours sur l’homme un merveilleux pouvoir de séduction, même si 60 % des Français de plus de 18 ans disent qu’il n’a guère de place dans leur vie. Qui nous dira exactement quel est ce personnage fascinant qui a traversé les siècles sans cesser d’intriguer mais aussi d’être admiré et aimé ? L’Évangile d’aujourd’hui nous donne une réponse, il nous présente : Jésus selon Jean-Baptiste ! Après tout, il était bien placé pour le connaître, en tant que cousin, en tant que prophète surtout, illuminé par l’Esprit. Et Jésus vu par Jean-Baptiste, c’est celui qui vient effacer les péchés du monde. Jean-Baptiste met devant nos yeux le Jésus Sauveur, le Jésus de la Rédemption. Or cette Rédemption ne peut se réaliser que si Jésus est à la fois l’Agneau de Dieu immolé pour le monde, et le Fils de Dieu. Autrement dit, Jean pointe vraiment sur l’essentiel trop souvent escamoté : Jésus est cet homme immolé, mais aussi le Fils bien-aimé du Père. Ainsi quand Jean voit s’approcher Jésus, il dit à la foule : Voici l’agneau de Dieu chargé d’effacer les péchés du monde. Et sans nul doute, ces paroles dites à des juifs pouvaient prendre tout à coup un sens merveilleux : Dans la Bible en effet, l’agneau est essentiellement l’animal du sacrifice.
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