L’AVEUGLE DEVENU CROYANT (JN 9, 1-41)

Cette semaine le journal La Croix a publié la liste de 501 personnes SDF mortes dans la rue depuis un an. Ce qui est frappant, c’est la moyenne d’âge de ces personnes : 49 ans et demi. Parmi elles, il y a des personnes sans nom, avec la mention : un homme non identifié. Il y a des enfants : 1 an, 18 mois ! Certaines de ces personnes portent des noms bien de chez nous, d’autres ont sans doute des origines étrangères. Certaines sont décédées de maladie, mais d’autres de mort violente (accidents, noyades, agressions, suicides). Nous nous sentons bien démunis. N’étaient-elles pas assises au coin des rues, quémandant une aide, ici à Lille ou ailleurs, quelque part en France ? Il faut saluer les efforts des maraudes, des groupes qui apportent un peu de réconfort quand c’est possible, ceux et celles qui organisent le repas solidaire chez nous, aujourd’hui.

Lire la suite
Publié dans Réflexion | Tagué , | Laisser un commentaire

Laetare!

D’où vient ce mot [1] ?

Laetare est un mot latin, l’impératif du verbe « se réjouir ». Il n’est donc pas une option proposée mais un ordre donné : Réjouis-toi ! Laetare résonne peut-être encore plus ou moins dans nos oreilles suivant que nous habitons près d’une ville qui fête le carnaval de la Laetare comme celui de Stavelot ou de la Louvière.

Mais on n’a pas attendu le carnaval pour utiliser cet impératif à la joie. En effet, l’Église qui aime rythmer le temps qui est le sien, instaura le temps du carême vers le 2siècle, en souvenir du temps où « Jésus poussé au désert par l’Esprit y reste 40 jours tenté par Satan » (Marc 1,12). Le carême[2] devient courant au 4e siècle et se structure alors autour de la préparation au baptême des catéchumènes. Par solidarité et compassion pour eux, tous les fidèles sont alors invités à prier et jeûner.

Laetare n’est pas utilisé n’importe quand et n’importe comment

Lire la suite
Publié dans Ce site internet, Réflexion | Tagué , , | Laisser un commentaire

La Samaritaine (Jn 4, 5-42)

Dans l’Évangile, les circonstances les plus banales sont souvent l’occasion des enseignements les plus profonds. Aujourd’hui, Jésus est fatigué par sa marche dans le désert, et au mi-temps du jour, il dit à cette femme qu’il rencontre au puits de Jacob: «Donne-moi à boire». Quoi de plus naturel que de demander à boire? Jésus semble bien être un homme «comme nous», qui a connu la fatigue, le poids du jour et de la chaleur.

Mais Jésus n’est pas un homme «comme nous» parce que, s’il a assumé une nature humaine semblable à la nôtre, il demeure le Verbe de Dieu, le Fils engendré du Père de toute éternité. Si bien que, lorsque Jésus prononce ces mots si ordinaires: «Donne-moi à boire», c’est Dieu lui-même qui, dans le Christ, nous révèle quelque chose de son mystère, et du nôtre. D’ailleurs, s’il en était besoin, l’approche de la Passion du Christ nous interdit de réduire cette rencontre du puits de Jacob à un simple fait divers. Car nous savons qu’une des dernières paroles prononcée, criée même par Jésus du haut de la Croix est: «J’ai soif». Se peut-il qu’il manque quelque chose à Dieu, lui qui est toute plénitude, pour qu’il nous dise, dans le Christ: «J’ai soif»?

Lire la suite
Publié dans Réflexion | Tagué , , | Laisser un commentaire

Mt 17, 1-9 La transfiguration du Seigneur, une roue qui tourne en toute l’histoire humaine

Des cycles sans cesse… depuis que le Christ est ressuscité, nous revenons sur sa vie terrestre pour en recevoir la lumière qui nous donne de cheminer en notre existence à sa suite pour l’édification des éléments préparatoires au Royaume. En ce jour de la Transfiguration, reprenons le chemin vécu par Pierre, Jacques et Jean, tentons de mesurer son épaisseur afin d’en tirer le profit pour chacune de nos existences, qu’elle devienne Diaphanie [transparence] !

Lire la suite
Publié dans Réflexion | Tagué | Laisser un commentaire

1er dimanche de carême : quel est donc le sens véritable de ma vie ?

Pour (bien) vivre, l’être humain doit trouver à concilier intérieur et extérieur, apprendre à articuler justement le « donner » et le « recevoir » en toutes ses dimensions existentielles : individuelle, familiale, sociale, politique, professionnelle, personnelle… Il en est ainsi notamment pour l’homme individuel, avec ce qui le constitue de prime abord, avec ses racines et avec ses ailes. Il se doit de rechercher un échange équilibré à ce double niveau. Les racines, c’est tout ce qui nous conforte dans l’être, nous sécurise, ce à partir de quoi nous prenons substance (nourriture, culture, appartenance, la terre et son humus…). Les ailes, c’est tout ce qui nous pousse à devenir nous-mêmes, à avancer, à innover (valeur, mission, appel, rencontre, le ciel avec ses nuages et ses vents). L’être humain est ce mélange indissociablement, de nécessité et d’appel, d’action et de passivité. D’où la fascinante beauté, la grande fragilité de tout homme…  

Lire la suite
Publié dans Réflexion | Tagué , , | Laisser un commentaire