« Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »

« Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. »

Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Judas va vers les chefs des prêtres. Il livre Jésus pour trente pièces d’argent. Il se rend le jouet de forces extérieures, et au fond, il ne se respecte pas lui-même. Il va subir les événements, attendant une occasion favorable pour livrer Jésus. Judas mène ses tractations en secret et Jésus révèle au grand jour le complot : « L’un de vous va me livrer. » Jésus livre sa vie gratuitement : « L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. » Les hommes pensent saisir Jésus à l’improviste mais ils n’ont aucun pouvoir sur lui si cela ne leur a pas été donné d’en haut. Judas compose avec les ennemis de Jésus, il entre en dialogue avec eux. Depuis la faute de l’origine, nous ne pouvons pas entrer en dialogue avec l’ennemi ! Ève a été entraînée dans un tourbillon que nous ne pouvons plus maîtriser : « La vie et la mort s’affrontèrent dans un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut. Vivant il règne. » Nous entrons dans la compréhension du mystère de notre salut, de l’amour infini de Dieu qui nous sauve de l’enfermement et du mensonge pour que nous soyons arrachés au pouvoir du Satan et de la mort.

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Faire ses Pâques !

Une expression qu’on entendait souvent, il n’y a quand même pas si longtemps. Si on l’entend peu fréquemment maintenant, la réalité est pourtant encore là : chrétiens, chrétiennes, nous ne pouvons pas ignorer la fête de Pâques, la fête chrétienne par excellence, cette fête que l’Église nous a invitée à préparer par cette longue démarche du Carême. Pâques, célébration de notre salut, de ce mystère qui est au cœur de notre foi, de notre vie de baptisés. Pâques, manifestation de ce désir qui nous habite tous, et même beaucoup de ceux et celles qui ne sont pas croyants, ce désir d’une une vie meilleure, qui durera au-delà de la mort.

La fête de Pâques, les communautés chrétiennes des débuts ne célébraient que cette fête-là, et chaque dimanche, qu’elles appelaient à cause de cela, Jour du Seigneur, Jour de la Résurrection. Puis l’Église des premiers siècles a voulu, une fois par année, donner plus d’ampleur à la célébration de la Résurrection du Seigneur, au printemps, alors que la vie resurgit, particulièrement ici dans notre coin du monde. Elle a alors a créé le triduum pascal, la liturgie des Jours Saints. Plus tard, on a pensé que cette fête méritait qu’on la prépare par une démarche toute spéciale et est alors apparu le carême. C’est dans cette longue tradition d’une foi vivante que nous nous inscrivons.

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Méditation sur l’évangile des Rameaux – dimanche des Rameaux 2020

Pas de doute. C’est bien le Messie attendu. Il n’arrive pas sur les chevaux des riches et des puissants, mais sur un âne, la monture des Pères d’Israël, la monture de Jacob qui va à sa vigne et de tant d’autres au cours de l’histoire du Peuple de Dieu. Alors, ils peuvent couper des branches aux arbres et en couvrir la route en criant : “Hosanna au Fils de David”.Mais on peut se poser la question : Est-ce bien ce Messie là qu’ils attendaient, ou bien celui qu’ils s’étaient forgé dans leur tête? La suite le dit : Si trois jours après ils expriment leur colère jusqu’à demander sa mort, c’est bien qu’ils se sont sentis trompés!

Nous pouvons alors nous aussi nous demander, en cette vingtième année du XXIeme siècle, si c’est bien ce Messie là que nous attendons, ou bien celui que nous nous sommes forgé dans notre tête… ou bien encore tout simplement ‘aucun Messie’ car l’histoire a montré son impuissance à sauver…L’allergie de nos contemporains à tout ce qui est “catho” est peut-être aussi une expression de colère, avec ce sentiment d’avoir été trompés par l’Eglise au cours de l’histoire.

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« Qui est cet homme ? »

Semaine Sainte : Dimanche des Rameaux

« Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers.

Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les Rameaux sont une fête douloureuse qui porte en elle un malentendu. Jésus prend le risque d’une entrée triomphale à Jérusalem.

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Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12, 20-33

« Nous voudrions voir Jésus. » Le drame se noue, l’attention se concentre sur celui qui apporte la nouveauté, il attire l’attention de tous, des amis, des ennemis mais aussi des badauds, des lointains… Lorsque Jésus l’apprend, il comprend que le drame se noue, que la révélation va avoir lieu, qu’il va perdre la vie sous peu. Dès lors, il manifeste la manière dont il désire vivre pleinement la fin, le sens qu’il y voit, qu’il y donne…

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