Le récit de la Nativité est traversé par deux logiques de puissance, celle d’Auguste qui anime « en ces jours-là » l’espace de son empire pour qu’il se recense et se compte, en se repliant et en se figeant sur lui-même… « Chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine » et celle de Dieu qui anime et rythme le temps, ouvre et élargit l’espace… « Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter »… du neuf surgit, du non prévu, du non compté à qui il faudra bien donner place…
En effet, si l’espace social semble se refuser à la nouveauté, « il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune », cette dernière devient centre appelant de la terre et du ciel, des anges et des hommes… « Il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu ». Le signe donné de ce basculement pour toute vie : « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».
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