Une remarque d’abord. A ceux qui voudraient voir dans ce récit de l’Epiphanie un reportage précis et détaillé de ce qui s’set passé quelques jours après la naissance de Jésus, une description historique en somme, je dis ATTENTION ! Ce texte n’est pas un reportage mais un enseignement. Ce n’est pas un texte enfantin, non plus, mais une catéchèse d’adultes, ce n’est pas une belle histoire pour les enfants, c’est une histoire pleine de sens pour les plus grands. Je m’explique : Matthieu écrit son évangile 40 ou 50 ans après la mort de Jésus. Il a beaucoup réfléchi sur l’aveuglement de certains pharisiens, de certains prêtres, des scribes du temps de Jésus. Et 40 ans après, c’est pareil, il en est encore qui font toujours preuve du même entêtement, du même refus. En écrivant cette page, c’est à eux qu’il pense. D’autre part, Matthieu écrit son évangile à des communautés chrétiennes issues du monde juif et qui hésitent à accueillir les païens parmi eux, des Grecs, des Romains qui se convertissent en grand nombre à l’Evangile de Jésus. Leur entrée massive dans les communautés n’est pas du goût de tout le monde.
Lire la suiteAlors surgira une présence,…
Mt 2, 1-12 Epiphanie du Seigneur : entrer dans la dynamique de ma vie, laisser le sens m’habiter …
Les acteurs de cette scène sont le Roi et sa cour, les Mages, l’enfant et sa mère. En ce jour, les types de protagonistes du drame de la Passion, font leur entrée. Je peux aussi les considérer comme les divers aspects de ce qui se vit en moi.
Il y a le Roi qui cherche à garder la maitrise des choses, choses qui ne cessent de lui échapper, il est fermé sur lui-même, sur sa vision, son pouvoir, qu’il ne cesse de sentir menacé. Aussi pour se maintenir, il se rapporte faussement aux données, il cherche à bricoler, il fait preuve de manipulation, il rencontre dans le secret, il fait preuve de duplicité, il ne manquera pas d’être violent…
Chaque fois que je prends cette position de maîtrise, en mettant en avant mon propre point de vue de manière exclusive, je cours le risque de la manipulation, ma parole n’est plus droite, je rétrécis dramatiquement le sens de ma vie à ma réussite illusoire…
Lire la suiteBonne année ! Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21
Bonne année !
Bonne année à vous tous, chers amis, qui, grâce aux merveilles technologiques de notre temps, pouvez me lire en ce premier jour de l’année. Si vous êtes déjà levés, bien sûr et surtout si l’année est déjà largement entamée, pour vous particulièrement amis du Japon et de l’Extrême Orient. Et bonne année à vous qui me lirez lorsque le soleil se lèvera sur les Amériques. Bonne année aussi, à vous, si nombreux amis d’Afrique. Sans oublier, bien sûr, mes fidèles compatriotes. Bonne année également à vos familles, à vos voisins, à vos camarades de travail. Bonne année à tous ceux qui vous sont chers. « Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ; qu’il fasse briller sur vous son visage et qu’il vous apporte la paix. » On ne peut mieux exprimer ses vœux qu’en reprenant ce passage biblique du livre des Nombres (6, 22-27)
Je me demandais ce matin ce que signifiait cette tradition des vœux. En effet, on souhaite quelque chose, bien sûr, mais c’est tout ce qu’on peut faire pour les autres. On émet une parole, une parole de vœux. Elle exprime, d’abord, l’amitié. L’amitié que je vous porte, le souci que j’ai de vous, de votre bonheur, de votre santé. L’amitié également que vous me témoignez, par des gestes auxquels je suis très sensible. Avec tous les aléas de cette amitié, comme dans toutes nos familles. Il y a tout cela, dans la tradition des vœux. Mais, encore une fois, ce ne sont que des mots, et les mots ont leurs limites.
Lire la suiteHoraire des messes de ce week-end dans nos six paroisses !
Samedi soir : PAS d’Eucharistie !
Il n’y aura AUCUNES messes dans nos paroisses ce 31 décembre !
Dimanche 1er janvier : Eucharistie à 10h30 dans l’église de JALHAY !
Ce sera la SEULE messe dans nos paroisses en ce 1er jour de l’an !
MERCI de votre compréhension.
Jour de Noël, « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »
Dans la célébration de cette nuit, la liturgie nous a fait contempler la naissance de Jésus à Bethléem, un événement humble et discret, caché aux yeux du monde. Nous avons tous en mémoire cette représentation de la Nativité où Marie et Joseph adorent, recueillis, l’enfant couché sur la paille de la mangeoire, rayonnant de lumière et de paix. Et souvent les entourent les bergers avec leurs moutons tandis que dans les hauteurs les anges chantent : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».
L’atmosphère de la messe du jour est différente. À la douceur intime la nuit succède l’éclat du jour nouveau. Car cet enfant n’est pas un enfant comme les autres. Même s’il prend sur lui notre condition humaine, avec ses pauvretés et ses fragilités, il est le Fils de Dieu, celui dont la naissance a été annoncée à Marie par l’ange Gabriel. Le chant d’entrée, extrait de l’oracle d’Isaïe, que nous entendions cette nuit, rappelle ses titres. Il est le fils du Très-Haut, l’Ange du Grand Conseil, le Prince de la Paix. Et déjà nous chantions ce psaume que l’épître aux Hébreux viens de citer : » Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
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