Ce commentaire prend appui fortement sur celui du dimanche précédent. Rappelons que l’effort du temps pascal consiste pour chacun de nous à revenir à l’intelligence de ce qui nous rend chrétiens. Il s’agit, pour nous, de relier, de manière renouvelée, nos existences au Passage du Seigneur. Cela demande, comme nous le propose souvent Saint Ignace, d’user de notre mémoire (celle consignée dans l’Ecriture Sainte, celle de nos propres existences) de notre intelligence (cette capacité que nous avons de faire des liens) et de notre volonté (cette capacité en nous d’être affectés). Il est bon de procéder selon cet ordre. C’est l’intelligence, préparée par la mémoire, qui nous donne de pouvoir nous situer autrement et, par là, d’entrer pleinement, avec tout nous-mêmes et notamment notre affectivité, dans la Promesse qui nous est faite depuis l’origine.
« L’Esprit de vérité sera pour toujours avec vous » Dimanche dernier, une progression nous était donnée, celle du chemin, de la vérité et de la vie. La vérité apparaissait comme ce qui ressaisissait nos diverses expériences pour qu’elles puissent nous donner de nous tourner librement vers la vie (en nous et entre nous). Le principe de vérité, les Chrétiens l’éprouvent et le confessent comme étant la Mort et la Résurrection du Seigneur. C’est le Passage du Seigneur qui nous donne d’entrer dans la vie. Il est la Porte des Brebis. Aujourd’hui, dans ce temps liturgique pascal, nous réentendons la promesse qui nous est faite depuis le jour de la Mort et de la Résurrection du Seigneur : l’Esprit de Vérité sera toujours avec nous. L’Esprit est donc Celui qui dans le temps et l’espace nous ramène au passage du Seigneur. L’Esprit est celui du Seigneur. Mais c’est Esprit est aussi en nous, proche de nous, de nos vies, de nos expériences…
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