Il est parfois étonnant de constater l’impact que l’inversion des mots peut avoir sur leur sens. Dans les prochains jours, à grands cris, on se souhaitera sans doute une « bonne année ». Mais qu’est-ce qu’on se souhaitera au juste? Sans doute les grands classiques: la santé, pas de gros soucis d’argent, pas trop de mauvaises nouvelles… Constatons que ces grands standards sont plutôt individuels – comme si je pouvais être heureux si les autres ne le sont pas – et plutôt hasardeux – comme si ces heureux vœux allaient me tomber dessus.
A suivre cette logique, difficile de parler de 2020 comme d’une « bonne année ». La santé – physique et psychique – de beaucoup de trop de personnes a été mise en péril. Le ralentissement de l’économie a plongé de nombreux citoyens dans la pauvreté. Quant aux mauvaises nouvelles, elles sont pratiquement devenues la norme…
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