William Barclay disait que cet évangile des disciples d’Emmaüs est l’un des plus beaux récits de la littérature mondiale. Luc est le seul à nous le raconter. Marc en fait allusion dans un unique verset (Marc 16, 12).
Découragés, les deux disciples retournent à leur village. «Nous espérions…» C’est toujours tragique lorsque nous parlons de notre espérance au passé. L’imparfait traduit bien le désespoir : «Nous espérions, mais maintenant nous n’avons plus d’espérance».
Ce manque d’espérance, nous le retrouvons partout. Dans la vie de l’Église, l’espérance est une flamme fragile. Nous espérions que le christianisme puisse se développer mais nos églises se ferment et se vendent, nos diocèses risquent la faillite, peu de jeunes étudient pour la prêtrise. Nous espérions qu’après 2000 ans de christianisme… qu’après Vatican II… Nous espérions que nos enfants, avec l’éducation qu’ils ont reçue de nous, puissent transmettre le flambeau de la foi à leurs enfants…
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