« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie »

Quand St. Jean écrit son évangile, ça fait déjà plus de 60 ans que Jésus est mort et ressuscité, 60 ans que les chrétiens se réunissent chaque dimanche pour fêter la présence du Christ parmi eux. Et cette rencontre du « premier jour de la semaine » apporte, dimanche après dimanche, la joie, la paix et le don de l’Esprit Saint.

La joie pascale, la joie chrétienne est une joie profonde. Non pas la joie que nous ressentons tout naturellement quand tout va bien, quand nous sommes en bonne santé, pleins de projets, de vitalité, quand nos relations avec la famille, les amis, les collègues sont plaisantes et agréables. La joie de la résurrection, c’est celle qui vient lorsque tout semble mal tourner, avec la souffrance, la maladie, l’angoisse, la peur, le désarroi. C’est la joie fondée sur la confiance que nous avons en Jésus mort sur la croix et ressuscité le jour de Pâques. Cette  joie apporte avec elle une paix profonde.Jésus nous a confié une mission qui doit être vécue non seulement à l’église le dimanche, mais dans la vie de tous les jours, à la maison, au travail, avec les amis, en vacances, en temps de prospérité comme en temps de crise, de maladie, de catastrophe.

Comme le dit St. Jean, dans le texte d’aujourd’hui, avec la joie et la paix, le Christ nous donne son Esprit pour que nous puissions remplir la mission qu’il nous a confiée : «Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». C’est une invitation à sortir de nos sacristies et à vivre son message d’espérance et de vie nouvelle, dans notre monde d’aujourd’hui, au beau milieu de la course effrénée de notre siècle.

Nous sommes invités à prolonger la mission que le Père avait confiée à Jésus, cette mission que le Seigneur a reconnue être la sienne dans la Synagogue de Nazareth : «L’Esprit de Dieu repose sur moi, l’Esprit de Dieu m’a consacré, il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer une année de bienfaits de la part de Dieu, libérer les captifs…» (Luc 4, 18-19).

Nous sommes envoyés pour rendre notre environnement plus fraternel, plus humain, plus chaleureux, et pour «enlever le péché du monde», c’est-à-dire nous réconcilier avec Dieu et nous réconcilier les uns avec les autres.

«Jésus souffla sur eux et leur dit : « recevez l’Esprit Saint ». Ce geste symbolise la création des temps nouveaux, inaugurés par la mort et résurrection du Christ. Il rappelle le geste de création lorsque Dieu insufflât la vie à l’être humain en partageant avec lui son souffle vital (Genèse 2, 7). L’être d’argile devint alors un être vivant.

Nous sommes porteurs du souffle du Christ, de son Esprit, de ses valeurs. Nous sommes «le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit…» dira saint Paul.

Quelle beau mandat que cette mission de Pâques, mais combien difficile dans un monde qui ne croit ni à la paix, ni à la réconciliation.

Le temps de Pâques est un moment privilégié où chaque communauté ecclésiale doit s’engager à retrouver la fraîcheur du mouvement chrétien à ses origines, respectueux des charismes de chacun et de la grande diversité des grâces particulières.

Le Christ nous invite ce matin à créer avec lui un monde nouveau, un monde de paix et de fraternité et d’amour.

« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ».

Par le Père Yvon-Michel Allard, extrait du site https://www.cursillos.ca/

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