
Les mages : modèles pour les croyants
Beaucoup cherchent des explications à la crise actuelle. Certains avancent le fort taux de chômage, d’autres l’afflux massif de réfugiés. Pour ma part, je suis persuadé que même si nous venions à bout de ces problèmes, rien ne serait véritablement résolu. On entend peu de gens qui disent que la crise actuelle vient d’un défaut de réflexion.
Même dans nos milieux, on entend parfois des gens qui laissent entendre que pour être un bon paroissien, il ne faudrait pas trop réfléchir. En fait c’est exactement l’inverse qui est vrai. N’oublions pas qu’un des principaux reproches que les Réformateurs faisaient au clergé de l’Eglise romaine, c’était de ne pas être assez éclairés, dans la mesure où beaucoup de prêtres étaient incultes. Tous les réformateurs ont su s’entourer d’humanistes pour engager un dialogue avec la culture de leur époque.
Lire la suiteNous sommes appelés à accompagner nos enfants dans un amour respectueux et confiant, même si leur chemin s’écarte parfois de celui que nous leur avons tracé jusque-là !
Au lendemain de Noël, nous contemplons à nouveau le mystère de l’incarnation : Dieu en Jésus rejoint notre humanité et s’inscrit dans la vie familiale. Guidé par Marie et Joseph, vers sa maturité humaine et spirituelle, Jésus, à 12 ans, accomplit son engagement religieux par l’attachement personnel à la Loi de Dieu – la Bar Mitzvah – équivalent dans son milieu juif de ce qui deviendra pour nous la Profession de Foi. Son attitude et sa parole, qui ne sont plus d’un enfant, nous invitent à comprendre qu’il est pleinement homme et qu’il est pleinement Dieu-avec-nous. Marie et Joseph, qui gardaient dans leur cœur les paroles de l’ange à leurs annonciations sont ramenés au mystère de sa naissance et nous-mêmes avec eux dans l’accueil de l’évangile pouvons approfondir la grâce de notre adoption filiale.
Lire la suiteNoël : pas toujours facile !
Noël, à priori, c’est pas forcément un moment facile. Les jours sont les plus courts de l’année, il fait froid et la nature s’endort pour l’hiver. Et bien souvent, pour nous les hommes et les femmes, c’est un temps pas facile non plus parce que notre moral est souvent lié à la nature et au monde qui nous entoure.
Noël, c’est vrai, il faut le dire, à première vue, c’est pas forcément un temps joyeux. Pourtant c’est une fête. Alors comment allons-nous faire la fête? Comment allons-nous faire pour être joyeux, pour être heureux aujourd’hui.
Pour participer à la joie de Noël, il faut faire un bout de chemin intérieur, une démarche spirituelle. Parce que la joie de Noël, elle existe bel et bien, elle est là pour toutes et tous, mais elle ne vient pas du sapin, elle ne vient pas des bons repas, elle ne vient pas des amis et des rencontres. Tout ça, ça permet de passer des moments très agréables et sympathiques, bien sûr! Mais le secret de la joie de Noël n’est pas là. C’est sûr qu’il y a un secret, il y a un trésor caché, il y a un bonheur à découvrir à Noël, mais il vient d’ailleurs.
Ce trésor, on ne le reçoit pas de l’extérieur. Ce bonheur, il ne nous est pas offert par le monde ou la société, aussi bon et attentionnés soient-ils. Ce bonheur, il vient de Dieu.
Dieu seul peut nous donner la vrai joie de Noël. Et vous savez où Dieu peut nous apporter cette joie? Au fond de nous-mêmes. Essayez d’être attentif. Ce que Dieu essaye de nous faire comprendre à Noël, c’est qu’il n’est pas loin dans le ciel, il n’est pas à l’église, il n’est pas dans les événements qui nous arrivent de l’extérieur. Ce que Dieu essaye de nous faire comprendre à Noël, c’est qu’il a décidé de devenir homme, humain comme vous et moi, pour avoir accès à notre cœur, pour faire partie de notre vie et de notre personne.
« En ces jours-là justice fleurira et grande paix jusqu’à la fin des lunes. » (Ps 71,7)
Dans la nuit, au creux de la nuit, le Juste naît sur la terre des humains. Jésus le seul parfaitement ajusté à Dieu vient chez les siens enfoui, caché dans le sein de Marie et, ainsi mourra-t-il, nous le savons. Son humilité, son dénuement, son abandon confiant au Père de toute grâce illumine la Justice d’une éblouissante lumière. Ainsi l’annonce l’apôtre Jean : « Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans ce monde … mais le monde ne l’a pas reconnu, les siens ne l’ont pas reçu.» (Jn 1,9-11)
Et pourtant, « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1), les premiers éblouis furent Marie et Joseph, jeune couple en exode sur les routes de Palestine. La gloire de Dieu enveloppa de sa lumière, les bergers, ces gens malfamés qui passaient la nuit dans les champs. Oui, « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
Dans nos obscurités « Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » bouscule nos habitudes, renverse nos certitudes, interroge notre ajustement à Dieu, il ouvre un chemin de paix infinie à ceux qui croient en lui et qui le reçoivent.
Extrait du site http://www.carmelsaintjoseph.com
