Je veux être saint ! 

En début d’année la maitresse demande à ses élèves, prenez une feuille, inscrivez votre nom et votre prénom puis ce que vous voulez faire plus tard. 

Chacun se gratte la tête… « Qu’est-ce que je veux faire plus tard? Je veux être pompier, infirmière, astronautes, président de la république, bucheron, berger….

Je veux être riche, célèbre, en bonne santé… »

Et le petit Joseph, résolument se dit, « Non! Je veux être saint »

Voilà notre ambition, la seule qui vaille : être saint.  

A cette question de l’institutrice, à cette question de chacune de nos vies, il n’y a qu’une seule réponse : je veux être saint. 

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La grande transformation d’un petit homme 

Êtes-vous curieux? Souvent, on va dire qu’un tel événement a attiré un tel nombre de curieux. Êtes-vous curieux de savoir? De voir? C’était le cas de Zachée. Alors que Jésus arrive à Jéricho, une ville de Judée située au nord de la mer Morte, dans la vallée du Jourdain, Zachée est curieux de voir Jésus et de savoir qui il est.

Or, lorsque Jésus passe par Jéricho, il est en route vers Jérusalem pour y mourir la semaine suivante. D’ailleurs, dans ce même chapitre 19, on a le récit de son entrée triomphale sur un ânon. Le verset 1 nous dit donc qu’il entra dans Jéricho et traversa la ville.

Évidemment, partout où il passe, Jésus attire les foules. Sa réputation de guérisseur le précède. Tout juste avant le chapitre 19, il guérit un aveugle. Et au verset 35, il nous est dit que ça s’est passé dans le voisinage de Jéricho. Et à la suite du miracle, tout le peuple donna louange à Dieu, peut-on lire à la fin du verset 43.

Donc, il y a cette effervescence autour de la venue de Jésus à Jéricho. Le verset 3 du chapitre 19 nous confirme d’ailleurs qu’il y avait une foule.

Or, dans cette foule, il y avait un homme du nom de Zachée. Le verset 2 nous précisera qu’il est chef des publicains et riche. Les publicains étaient perçus comme des gens qui trahissaient leur nation pour des gains matériels car ils collectaient de l’argent auprès des Juifs pour le donner aux Romains. Sa richesse était rattachée certainement à son niveau de revenu, mais manifestement à sa façon pas toujours honnête d’exercer sa profession.

Zachée cherche Jésus — Une recherche à tout prix

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Lc 18,1-8 Toujours prier sans se décourager

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.

Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
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Les chemins se poursuivent : celui de Jésus vers Jérusalem, celui des disciples à sa suite, eux aussi vont vers Jérusalem… Mais il y a aussi le chemin intérieur qui s’offre aussi bien aux contemporains de Jésus qu’à nous aussi, lecteurs de l’Evangile… Ce dernier chemin, ce chemin intérieur, est un chemin singulier, que chacun de nous devons parcourir par nous-mêmes, que nous devons inventer. Il est même, peut-être, ce qui nous caractérise, singularise le plus, nous rend vraiment uniques. Nous sommes forcément à la peine pour l’inventer… Aujourd’hui, Jésus vient nous aider. « Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ».

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« Lève-toi et va, ta foi t’a sauvé ! »

À un lépreux purifié revenant vers lui pour le remercier, Jésus dit « Lève-toi et va, ta foi t’a sauvé ! » (Luc 17:19).

➔ Jésus n’avait pas demandé à être remercié. Le geste de l’homme est de la gratitude pure. Et cela fait un bien fou. À Jésus et à l’homme.

➔ Jésus s’étonne que cela ne soit pas plus naturel, que ce soit si rare. C’est vrai. Que craignons-nous ?

  • De se sentir être dévalorisé d’avoir reçu de l’aide ?
    C’est l’inverse. Jésus dit à l’homme que cela le grandit,  lui donne de la force pour être, pour se tenir debout, pour avancer.
  • De se sentir en dette vis à vis de l’autre ?
    Jésus le soulage : l’homme ne lui doit rien, c’est Dieu qui crée la vie et c’est l’homme qui est vivant, c’est cette collaboration qui est belle et qui nous sauve. Lui, Jésus, n’en est que le témoin, nous mettant en relation avec la source de la vie.

Ah qu’il est bon de demander de l’aide, qu’il est bon de pouvoir aider, qu’il est bon d’éprouver de la gratitude et qu’il est extrêmement bon d’exprimer notre gratitude.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève, extrait du site https://jecherchedieu.ch/

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« La foi, mais pour quoi faire ? » (Luc 17:5-10) par la pasteure Elisabeth Schenker

Quand ils ouvrent la bouche dans l’évangile de Luc, ils ont toujours des questions décalées, les disciples de Jésus de Nazareth, surtout ceux qu’il a appelés apôtres, c’est-à-dire « envoyés ». Des questions qui témoignent de l’incompréhension assez massive de ce qui leur est arrivé, vraiment, avec l’irruption de cet homme dans leur vie. Voilà presque une année qu’ils le suivent à la trace, partagent ses repas, écoutent son enseignement, sont témoins des actes qu’il pose. Et voilà qu’ils sortent d’un long mutisme pour Lui faire cette demande pour le moins étrange, à ce stade de leur cheminement : « ajoute-nous de la foi » … Donne-nous de la foi en plus… ! La réponse que leur fait Jésus a fait couler beaucoup d’encre, parce qu’en bons chrétiens que nous sommes de génération en génération, nous n’imaginons pas qu’il soit possible de prendre les paroles de Jésus autrement qu’au sérieux. Que très au sérieux même. Et donc nous cherchons un sens très, très sérieux à cette réponse de Jésus : « si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier « déracine-toi et plante-toi dans la mer », et il vous obéirait ! »

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