Durant des siècles et dès le début de son existence, l’Église a dû lutter contre le mépris de la matière et particulièrement de la chair car cela amena certains à refuser à Jésus un vrai statut d’homme de chair et d’os.
Pourtant cette tenace méfiance de la chair reste toujours inscrite dans beaucoup de ses enseignements. Les anciens parmi nous se rappellent sûrement cette image de l’âme, pur esprit, prisonnière d’un corps lourd et pécheur…
Comment peut-on mépriser l’humanité charnelle alors que le Fils de Dieu s’y est incarné, lui donnant une nouvelle dignité et continue de le faire par son Esprit Saint envoyé d’en haut ? C’est cela qui nous donne le droit d’affirmer que c’est dans ces corps mortels, que c’est à travers cette vie humaine dans toutes ses dimensions : amoureuse, laborieuse, créatrice, mais aussi politique, conflictuelle, économique… que nous pouvons reconnaître Dieu et le rencontrer.
Le premier temps de notre relation d’amour avec Dieu sera donc celui de l’éducation de notre regard afin de Le découvrir.
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