Dans la célébration de cette nuit, la liturgie nous a fait contempler la naissance de Jésus à Bethléem, un événement humble et discret, caché aux yeux du monde. Nous avons tous en mémoire cette représentation de la Nativité où Marie et Joseph adorent, recueillis, l’enfant couché sur la paille de la mangeoire, rayonnant de lumière et de paix. Et souvent les entourent les bergers avec leurs moutons tandis que dans les hauteurs les anges chantent : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».
L’atmosphère de la messe du jour est différente. À la douceur intime la nuit succède l’éclat du jour nouveau. Car cet enfant n’est pas un enfant comme les autres. Même s’il prend sur lui notre condition humaine, avec ses pauvretés et ses fragilités, il est le Fils de Dieu, celui dont la naissance a été annoncée à Marie par l’ange Gabriel. Le chant d’entrée, extrait de l’oracle d’Isaïe, que nous entendions cette nuit, rappelle ses titres. Il est le fils du Très-Haut, l’Ange du Grand Conseil, le Prince de la Paix. Et déjà nous chantions ce psaume que l’épître aux Hébreux viens de citer : » Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
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