Au cours d’une rencontre avec des prêtres diocésains, l’un d’eux racontait que, dans sa paroisse, une femme ne s’autorisait pas à communier parce qu’elle avait épousé un homme divorcé ! Un jour, elle vient lui demander, à la sacristie, de célébrer une messe pour l’anniversaire de la mort de son fils. Au cours de la conversation, le prêtre lui dit que l’amour qu’elle avait porté à son mari et à leurs enfants la libérerait de tout interdiction de communier. Dans sa sagesse, cette femme, connaissant bien l’intention de son curé lui dit, comme pour le consoler : »Ne vous en faites pas, quand ma voisine reviens de communier, sans qu’elle s’en aperçoive, je touche le bord de son manteau et cela me suffit. »
À mon avis, les paroles de cette femme illustre très bien le passage de l’Évangile de Jean que nous venons d’entendre. Elle vivait dans le Christ, elle demeurait en Lui. Être privée de l’Eucharistie ne l’empêchait pas de communier à la vie du Christ, à son amour. Elle était un sarment greffé sur la vigne.
Dans ce passage de Jean, le mot « demeurer » revient huit fois et cinq fois celui de « porter du fruit ». Cette insistance du Christ a son importance, elle éclaire ce que nous devons être et ce que nous devons faire. Et Jésus nous dit : « Si vous voulez être mes disciples, rappelez-vous que sans moi, vous ne pouvez rien faire ».
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