
Harp Rock Classics concert

« L’oeuvre de Dieu est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé »
Jean 6,24-35
Tout l’évangile de Jean révèle l’amour qui unit le Père à son Fils. Que Jésus souhaite de tout son être
introduire les juifs dans cet amour n’est pas leur affaire. Il leur a donné du pain à manger, qu’il
continue, il a guéri des malades, qu’il en guérisse d’autres.
Ils ne comprennent pas que ses « miracles » sont les signes de sa santé resplendissante. Comme une
lumière éclaire et illumine celui qui est sous ses effets, elle se communique aux malades et ils
guérissent. Celui qui reçoit la lumière peut décider d’y rester ou de retourner dans sa nuit. Celui qui
est guéri de sa maladie peut décider de rester fidèle aux recommandations de son médecin ou de
retourner dans les lieux de contagion…
Entre Jésus et son Père, la relation est sans faille. La lumière qu’il est et la santé qu’il communique
sont le reflet de leur amour. Mais de cela, les juifs n’en ont cure. Leur seule affaire, c’est le bénéfice
qu’ils peuvent tirer de lui. Pourquoi s’efforceraient-ils de l’aimer ? Si lui les aime, tant mieux, c’est
son affaire à lui. Un autre leur apporterait les mêmes avantages, ce serait aussi bien.
Jésus s’évertue à leur faire découvrir combien il est essentiel qu’ils comprennent l’amour qui l’unit au
Père. Il est la seule source de leur bonheur. Il insiste : « L’oeuvre de Dieu est que vous croyiez en
celui qu’il a envoyé ».
Jean 6, 1 – 15 – La multiplication des pains
Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée (ou) de Tibériade. Une foule nombreuse le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades. 3Jésus monta sur la montagne et là, il s’assit avec ses disciples. Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux, vit qu’une foule nombreuse venait à lui et dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de personnes ? Jésus dit : Faites asseoir ces gens. Il y avait à cet endroit beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains, rendit grâces et les distribua à ceux qui étaient là ; il fit de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, qui restaient à ceux qui avaient mangé. Ces gens, à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : Vraiment c’est lui le prophète qui vient dans le monde. Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.
L’an dernier, à pareille époque – c’était le dimanche 31 juillet 2011 – le même épisode était proposé à notre méditation. Le même, ou presque. Car ce récit de la multiplication des pains se retrouve à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament : deux fois dans l’évangile de Matthieu (Matthieu 14 et Matthieu 15), deux fois également dans l’évangile de Marc (Marc 6 et Marc 8). Luc ne mentionne qu’une fois ce miracle (Luc 9), de même que Jean (6). C’est ce dernier récit qui nous occupe ce matin.
L’an passé, je m’étais arrêtée sur le propos de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Ce matin j’aimerais axer nos réflexions sur un personnage qui est nommément désigné dans le seul évangile de Jean : « Il y a là un garçon qui possède cinq pains d’orge et deux petits poissons ». Certes les autres évangélistes mentionnent la présence des pains et des poissons qui servirent de base pour nourrir la multitude. Mais nous ne savons pas comment ces précieuses denrées arrivent entre les mains du Seigneur.
Lire la suiteMc 6, 30-34 Jésus appelle à le suivre complétement dans sa mission…
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Jésus est confronté à une situation assez commune. Être sur le chemin de la mise en œuvre d’une décision et voir une évolution de la situation qui l’amène à faire autrement. Cela nous aide à mieux connaître son système de valeurs, ce qui le met en mouvement.
Jésus accueille ses disciples qui reviennent de leurs missions. Plus que de les écouter, il reçoit leur « annonce », signe pour lui de l’importance essentielle de ce qui se vit dans ces envois. Il est aussi attentif à la fatigue des disciples et leur propose d’aller prendre du repos à l’écart. Notons qu’il leur dit toutefois « un peu ».
Mais là, la foule vient à lui, vient à eux. Et Jésus ne cherche pas à se retirer encore, pour être cohérent avec sa première décision. Il accueille la foule, pris qu’il est de compassion. Il leur donne ce qui est le plus essentiel pour lui, la nourriture de son enseignement. Nous voyons donc là que Jésus privilégie le plus lointain par rapport au plus proche, la parole qui éclaire au soin du corps.
Lire la suiteQui prendra la route vers ces grands espaces ?
« Trois » appels balisent l’itinéraire des compagnons de Jésus : un appel singulier, au cœur même de la vie et de l’histoire de chacun d’eux (Mc 1, 16-20) ; un « second » appel, sur la montagne, où Jésus institue le groupe des Douze « pour être avec lui et pour qu’il les envoie proclamer » (Mc 3, 13-14) ; et un ultime appel, celui de « l’envoi en mission deux par deux » (Mc 6, 7), fondement de liens nouveaux entre les Douze qui partagent désormais une mission commune. Une pédagogie divine se dessine dans cet itinéraire.
Bien que dotés d’un « pouvoir de chasser les démons » (3, 15) dès leur institution, les Douze ne passeront pas tout de suite « à l’acte » de la proclamation de la Parole. Il faut d’abord – c’est la lecture de l’évangéliste Marc – qu’ils expérimentent avec leur Maître, certes, une mission prometteuse (4, 32) mais aussi et surtout l’adversité des scribes (3, 2-30), l’acceptation d’une parenté élargie à celles et ceux qui accomplissent la volonté du Père (3, 35), la confrontation aux forces du mal (4, 35 – 5, 43), et le mépris par « les siens » (6, 5).
C’est en quelque sorte le noviciat des Douze, à travers villes et villages.
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