Dimanche dernier, Pierre et, par cela même, le groupe confus des disciples ont renoué avec Jésus en lui déclarant leur situation « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus peut alors leur faire promesse… « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle ». Cela les deux fils de Zébédée l’ont entendu et, d’eux-mêmes, sans les autres, ils se distinguent et vont à Jésus avec leur demande : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » La tonalité de l’échange est autre : le « Je/tu » ou le « Je/nous-vous » est très prégnant… Il y a ce qui est demandé, mais surtout la manière dont Jacques et Jean demandent, ils ne demandent plus quelque chose, à vrai dire ils demandent surtout à quelqu’un… Ils lui demandent même s’il leur est possible de demander… « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande». Ils sont dans la situation de tous les pauvres qui ont demandé à Jésus, en s’adressant vraiment à lui, et Jésus leur fait son unique réponse, signe de sa mission : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? ». Cet échange autorise l’expression de leur désir… cela donne à ce désir de se préciser « vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et Jésus les lie à son propre chemin « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez ». L’alliance se noue entre eux et lui… chacun accepte d’être proche de l’autre en toutes situations… Lire la suite →