En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux

18e dimanche du temps ordinaire, année A 

Quand Jésus apprit cela, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. La souffrance de Jésus est activée par la nouvelle de la mort de Jean le Baptiste. Nous pouvons imaginer combien le regard de Jésus est blessé par le martyre de Jean le Baptiste. Quand Jésus plonge son regard dans cette marée humaine, c’est le regard d’un enfant, comme quand il descendait dans le fleuve du Jourdain. L’humanité blessée…  … dont le regard n’est pas pur, l’humanité meurtrie, troublée retrouve une espérance dans le regard de Jésus. C’est le regard d’un enfant, avec tout ce qu’il peut contenir de découverte, d’attente, de questionnement aussi. Jésus est déjà devant sa Passion. Jean Baptiste, le Précurseur, avait annoncé les événements à venir ! Il a subi les violences du « monde » quand il est venu en aide aux pauvres de Jésus, « Il en on fait tout ce qu’ils ont voulu dira Jésus. » Nous pouvons donc imaginer l’angoisse qui étreint Jésus, mais sa tendresse miséricordieuse est toujours à l’œuvre. Déjà se profile la tache des apôtres qui devront continuer son œuvre. Jésus a pitié de cette foule qui vient à sa rencontre, ils sont là, désirant écouter sa parole, recevant de lui une régénération vitale pour leur vie en souffrance. Jésus aime ce peuple et il reconnaît l’image de Dieu dans cette humanité et ces personnes qui le reconnaissent.

Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Il y a quelque chose de très bouleversant dans cet Evangile. Jésus entretient un véritable cœur à cœur avec ses disciples quand il regarde l’humanité dans la faim, il établit des liens ! Les disciples ont bien vu que les provisions s’épuisaient : Cela faisait trois jours qu’ils sont là avec cette foule. Nous sommes toujours confronté au ce manque fondamental de l’humanité ! L’angoisse n’est pas loin et la panique peut prendre le relais aujourd’hui encore. Il y a un mystère de connivence dans cette humanité et Jésus, le fils de l’homme. Jésus sait ce qu’Il va faire, mais Il veut la coopération de ses apôtres qui devront continuer son œuvre de salut. Le rôle des apôtres dans la distribution du pain est nécessaire. L’essentiel de l’action de Jésus est cachée aux yeux de tous. Les disciples, malgré leur fatigue, servent ces gens qui leur paraissaient d’abord encombrants. Ils regardent maintenant et voient combien Jésus est bon.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta les restes des morceaux : sept corbeilles ! Ce miracle annonce la nouvelle Création ou Dieu sera tout en tous. C’est ainsi qu’est annoncée aussi l’eucharistie ! Le Seigneur Jésus nourrira son peuple dans la détresse. Il ne fuira pas devant l’adversité mais il s’offrira avec son Corps et son Sang pour que nous ayons la vraie vie. Le peuple qui marche dans les ténèbres est éclairé par la Parole de Vérité et il est nourri du Pain de la vie. « Que chacun se prépare donc avec un ardent désir à se rendre à cette fête ; qu’il écoute le Sauveur l’appeler, car c’est lui qui nous console tous et chacun en particulier. Que celui qui a faim vienne à lui : il est le vrai pain. Que celui qui a soif vienne à lui : il est la source d’eau vive. Que le malade vienne à lui : il est le Verbe, la Parole de Dieu, qui guérit les malades. Si quelqu’un est accablé par les fardeaux du péché et s’en repent, qu’il se réfugie à ses pieds : il est le repos et le port du salut. Que le pécheur ait confiance, car il a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos, » dit Saint Athanase

extrait du site http://www.pere-gilbert-adam.org

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