Lc 5, 1-11 Pour devenir pécheurs d’hommes (5ème dimanche du temps ordinaire)

Jésus va entraîner l’ami Pierre sur un drôle de chemin. Il le voit laver ses filets. Il avait dû remarquer ces pécheurs penauds qui n’ont rien pris de la nuit. S’en est-il servi pour son enseignement ? A vrai dire, qu’enseigne Jésus, on le sait rarement ; ça touche, et Pierre en travaillant l’entend, puisque sur sa parole il va jeter les filets.

L’enseignement de Jésus ? Une parole dont je ne sais pas ce qu’elle va faire mais qui produira quelque chose ! Et viendra la louange, peut-être avec de l’effroi. Car voir Dieu est intenable, je me sens tout chose, créature aux lèvres impures, au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Tant que je n’ai pas accueilli le pardon du Seigneur. Isaïe, Pierre, Paul, l’accueillent, le pardon qui envoie. Désormais ce sont des hommes que tu prendras. Pierre devra persévérer jusqu’au pardon du Ressuscité au lac de Tibériade, encore une pêche. C’est dans ce qui fait Pierre, avec son métier, et toute sa personne, que le Christ le rejoint et l’envoie pour un autre voyage : « affermis mes frères ». A lui d’aller enseigner et guérir. St Paul persécutait, pas seulement ses lèvres étaient impures, et le voici apôtre envoyé. « Ce que je suis, c’est par la grâce de Dieu ». Il a dit oui au pardon. Il a su laisser sa culpabilité sur le côté.

La personne possédée par les esprits impurs ne le peut pas, car elle confond l’esprit impur et la personne qu’elle est. Du coup elle dit à Jésus : « Tu es venu pour nous perdre ». Le pécheur qui s’ouvre au pardon crie « je suis perdu ». Jésus lui donne de lâcher son impureté pour accueillir ce qu’il est vraiment. La seule tâche qui nous revient finalement, c’est de demeurer en Lui. C’est en Lui que vous tenez bon, dit Paul. En Lui il m’est donné de traverser l’effroi, de vivre la séparation de l’esprit impur et l’Homme véritable. Jusqu’à la louange du pardonné qui se laisse envoyer, l’homme vers sa femme, la femme vers son mari, et chacune, chacun, vers la vie où Dieu l’envoie. Le pardon, les couples le vivent chaque jour. Un frangin avait sorti « je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai plus de mal à aimer ma femme qu’une vache ». Un tantinet provo ? Merci en tout cas à vous, les couples, vous m’apprenez le pardon. Pour devenir pécheurs d’hommes.

Publié le 6 février 2016 par Père Olivier de Framond sur le site : www.jardinierdedieu.com 

 

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