« En ces jours-là justice fleurira et grande paix jusqu’à la fin des lunes. » (Ps 71,7)

Dans la nuit, au creux de la nuit, le Juste naît sur la terre des humains. Jésus le seul parfaitement ajusté à Dieu vient chez les siens enfoui, caché dans le sein de Marie et, ainsi mourra-t-il, nous le savons. Son humilité, son dénuement, son abandon confiant au Père de toute grâce illumine la Justice d’une éblouissante lumière. Ainsi l’annonce l’apôtre Jean : « Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans ce monde … mais le monde ne l’a pas reconnu, les siens ne l’ont pas reçu.» (Jn 1,9-11) 

Et pourtant, « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1), les premiers éblouis furent Marie et Joseph, jeune couple en exode sur les routes de Palestine. La gloire de Dieu enveloppa de sa lumière, les bergers, ces gens malfamés qui passaient la nuit dans les champs. Oui, « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
Dans nos obscurités « Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » bouscule nos habitudes, renverse nos certitudes, interroge notre ajustement à Dieu, il ouvre un chemin de paix infinie à ceux qui croient en lui et qui le reçoivent.

Extrait du site http://www.carmelsaintjoseph.com

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CONTE DE MARCELLO, LE PETIT BERGER:

Ce soir-là, au château, le Roi Marson et la reine dînaient aux chandelles. Les ménestrels jouaient un air de mandoline. On en était au dessert.
Soudain, la reine dit: «Les fêtes de Noël approchent, Sire».
«Je sais», dit le roi. «Et je n’oublie pas que nous régnons déjà depuis 25 ans. C’est l’occasion de faire plaisir à nos sujets.»
Certes, l’occasion était rêvée, mais encore fallait-il trouver une idée originale, digne d’un palais royal.
Des idées, le roi n’en avait pas. Il n’en avait jamais et les propositions de la reine ne lui plaisaient guère. Quant aux ministres, ils se cassaient bien la tête, mais ne trouvaient rien d’extraordinaire. Fut alors appelé le seul vrai savant de la maison, maître Merlin. Il était un peu sorcier et débordait d’imagination.
«Moi, j’ai la solution à votre problème, sire!» Et, il montra un joli coffret précieux rempli de pièces d’or et une clé.
«Alors?», fit le roi.
«Alors! Voici une clé magique… Elle ne tourne dans la serrure que si celui qui l’a en main pense justement ce qu’il faut penser. Lui seul peut alors emporter le coffret et vivre riche.»
«Mais, à quoi faut-il donc penser?» interrogea le roi.
«Ah! ça c’est un secret que je ne puis dévoiler! C’est vos sujets qui doivent chercher!», répondit Maître Merlin.

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Conte de Noël,      A la bonne heure

Madame Robert habite à l’autre bout du village, à côté de l’arrêt de bus. Heureusement, d’ailleurs! Car de sa fenêtre, elle aperçoit les allées et venues des voyageurs, et elle connaît les horaires mieux que personne. Vous avez deviné qu’elle aime la vie, son prochain et les visites. En cette journée de la fin du mois de décembre, ses yeux se posent sur la crèche devant la cheminée: « Ce n’est quand même pas moi qui laisserais le petit Jésus dehors, dans le froid… ni Marie ni Joseph! Je les accueillerais, leur ferais un bon café, un bon repas, préparerais un bon lit et puis j’arrangerais tout de manière à ce que, lorsque les bergers arrivent, ils entrent en enlevant leurs sabots », se dit-elle en regardant son carrelage luisant, « et puis, je … »                                                             

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« Bienheureuse celle qui a cru »

Deux femmes se saluent sur le seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre encore toute jeune ; et à elles deux elles résument toute l’histoire sainte : derrière Élisabeth, toute ridée, se profilent de longs siècles de préparation, et Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce l’Église de Jésus. Elles ont en commun leur espérance et leur maternité, mais surtout le fait que leur maternité les engage tout entières dans le plan de Dieu, et que leurs deux enfants sont des enfants de l’impossible : Élisabeth était stérile, et Marie avait décidé de rester vierge.

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« Préparez le chemin du Seigneur »

À la manière biblique, saint Luc situe le ministère du prophète Jésus en se référant aux rois et aux princes contemporains. Mais ces données historiques, qui sont confirmées par des inscriptions et des chroniques de l’antiquité, servent surtout, ici, à préciser dans quel climat politique et spirituel vont retentir le message de Jean puis celui de Jésus.

Nous sommes en 27 ou 28 de notre ère. Depuis plus de vingt ans la Judée n’est plus qu’une province de l’empire romain. Tibère, l’empereur, est loin, mais le préfet Ponce Pilate administre le pays d’une main de fer. Quant au grand prêtre, Caïphe, qui est en place depuis dix ans déjà, c’est à sa diplomatie et à son astuce qu’il doit d’avoir gardé sa position, plus politique que religieuse.

En Galilée comme à Jérusalem, les flambées de nationalisme sont sévèrement réprimées, et les fils d’Israël, pressurés, humiliés par l’occupant, et sans avenir politique, ne peuvent mettre leur espérance qu’en Dieu. Une sorte de soif spirituelle grandit dans certains groupes de croyants. On entend même parler, à l’époque de Jean-Baptiste, de communautés presque monastiques, regroupant des hommes, des femmes et des jeunes, qui se sont créées çà et là non loin de la Mer Morte, et qui gardent les traditions ascétiques des Esséniens.

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