Une année se termine, une année commence. Un évangile est déclaré lu, un autre se présente à nouveau dans l’arroi des temps liturgiques et des semaines. Nous venons juste de dire au revoir à celui de Luc, que nous entrons aujourd’hui dans celui de Matthieu. Nous l’ouvrons en son 24ième chapitre, près de son terme (au chapitre 28), vers l’endroit où le lecteur s’apprête normalement à le quitter au terme de sa lecture continue. Pourrions-nous ainsi commencer aussi bien par la fin que par le début ?… Cela nous dit que plus que la lettre, ce qui compte est ce qui va se passer entre le lecteur et l’Esprit qui habite ces pages. Ouvrir le livre nous demande d’abord d’être attentif… à quoi ? A ce que nous lisons, mais aussi à ce qui fait la texture de nos vies. Que nul n’entre sans désir dans la lecture de l’Evangile (comme pour tout ce qui nous rend humain), que nul n’entre sans présence à soi, à ce qui lui arrive… L’Eglise en ce début d’année nous rappelle donc cette attitude de fond…
Lire la suiteNos Certitudes…
Je suis certaine que dans les villes d’où vous venez, les services de la mairie ont déjà mis
les illuminations de Noël dans les rues !
Dans une semaine, nous allons entrer…dans l’avent !! Ah ! Le bonheur !!! Les petits
biscuits à l’anis, le vin chaud, les « d’un arbre séculaire »: que du bonheur !
Mais alors pourquoi, chaque année, le dimanche précédant l’avent, l’avant de l’avent,
quoi, ceux qui font la liste des lectures bibliques nous font tomber dans la crucifixion?
Ca a un petit côté barbare ou rabat-joie…presque…calviniste : ah! Tu veux te réjouir de la
venue de Noël ? Vlan ! Pour calmer tes ardeurs, voilà la croix.
On pourrait se consoler cette année en se disant que forcément, avec ce cheminement
vers l’union entre l’Eglise luthérienne et l’église réformée, on va se pencher sur la
théologie de la croix…pour faire plaisir aux luthériens…
Il n’empêche : on oublie souvent, et les textes sont là pour le rappeler, que de la naissance
de Jésus jusqu’à sa résurrection, en passant par sa mort sur la croix, il y a un fil rouge,
logique, logique d’amour, celui de Dieu, celui du Dieu de Jésus-Christ, pour toute
l’humanité. Et pas quelques petites tranches de vie dans lesquelles on peut piocher celles
qui nous plaisent le plus !!!
Lire la suiteLe Dieu des vivants (Lc 20,27-38) !
Ce passage de l’évangile appartient à la confrontation entre Jésus et les élites religieuses, au sein du Temple et en présence du peuple. Il s’agit du troisième débat qui oppose Jésus à ses détracteurs, cette fois sur une question théologique : la résurrection des morts.
La question de la résurrection et du règne
L’échec des émissaires a réduit ses opposants au silence. Pourtant la confrontation se poursuit. Luc ne fait pas mention de piège, de ruse afin de prendre en défaut Jésus sur ses paroles. Le texte prend davantage la forme d’un débat théologique. Dans cette troisième polémique, ce n’est pas Jésus qui est visé mais le contenu de son discours. La question de la résurrection est effectivement liée à l’avènement du règne (cf. podcast : Aux sources de la résurrection). Pour le parti religieux des pharisiens, lors de l’avènement du jugement et du règne de Dieu et son messie, des défunts, en raison de leur fidélité à la Loi de Moïse, ressusciteront. Pour les uns, ils seront rassemblés auprès de Dieu, pour les autres rendus à la vie. Cette croyance provient d’une interprétation des écrits prophétiques et est largement répandue avec la littérature apocalyptique. Les sadducéens, classe sacerdotale, ne reconnaissant que la Loi de Moïse, ou Torah, comme écrits faisant autorité, se refusent à cette idée d’une résurrection finale. Selon eux, la survie du peuple est assurée par la procréation, la lignée. D’où le sujet proposé.
La femme aux sept maris
Lire la suiteJe veux être saint !
En début d’année la maitresse demande à ses élèves, prenez une feuille, inscrivez votre nom et votre prénom puis ce que vous voulez faire plus tard.
Chacun se gratte la tête… « Qu’est-ce que je veux faire plus tard? Je veux être pompier, infirmière, astronautes, président de la république, bucheron, berger….
Je veux être riche, célèbre, en bonne santé… »
Et le petit Joseph, résolument se dit, « Non! Je veux être saint »
Voilà notre ambition, la seule qui vaille : être saint.
A cette question de l’institutrice, à cette question de chacune de nos vies, il n’y a qu’une seule réponse : je veux être saint.
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