La Samaritaine (Jn 4, 5-42)

Dans l’Évangile, les circonstances les plus banales sont souvent l’occasion des enseignements les plus profonds. Aujourd’hui, Jésus est fatigué par sa marche dans le désert, et au mi-temps du jour, il dit à cette femme qu’il rencontre au puits de Jacob: «Donne-moi à boire». Quoi de plus naturel que de demander à boire? Jésus semble bien être un homme «comme nous», qui a connu la fatigue, le poids du jour et de la chaleur.

Mais Jésus n’est pas un homme «comme nous» parce que, s’il a assumé une nature humaine semblable à la nôtre, il demeure le Verbe de Dieu, le Fils engendré du Père de toute éternité. Si bien que, lorsque Jésus prononce ces mots si ordinaires: «Donne-moi à boire», c’est Dieu lui-même qui, dans le Christ, nous révèle quelque chose de son mystère, et du nôtre. D’ailleurs, s’il en était besoin, l’approche de la Passion du Christ nous interdit de réduire cette rencontre du puits de Jacob à un simple fait divers. Car nous savons qu’une des dernières paroles prononcée, criée même par Jésus du haut de la Croix est: «J’ai soif». Se peut-il qu’il manque quelque chose à Dieu, lui qui est toute plénitude, pour qu’il nous dise, dans le Christ: «J’ai soif»?

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Mt 17, 1-9 La transfiguration du Seigneur, une roue qui tourne en toute l’histoire humaine

Des cycles sans cesse… depuis que le Christ est ressuscité, nous revenons sur sa vie terrestre pour en recevoir la lumière qui nous donne de cheminer en notre existence à sa suite pour l’édification des éléments préparatoires au Royaume. En ce jour de la Transfiguration, reprenons le chemin vécu par Pierre, Jacques et Jean, tentons de mesurer son épaisseur afin d’en tirer le profit pour chacune de nos existences, qu’elle devienne Diaphanie [transparence] !

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1er dimanche de carême : quel est donc le sens véritable de ma vie ?

Pour (bien) vivre, l’être humain doit trouver à concilier intérieur et extérieur, apprendre à articuler justement le « donner » et le « recevoir » en toutes ses dimensions existentielles : individuelle, familiale, sociale, politique, professionnelle, personnelle… Il en est ainsi notamment pour l’homme individuel, avec ce qui le constitue de prime abord, avec ses racines et avec ses ailes. Il se doit de rechercher un échange équilibré à ce double niveau. Les racines, c’est tout ce qui nous conforte dans l’être, nous sécurise, ce à partir de quoi nous prenons substance (nourriture, culture, appartenance, la terre et son humus…). Les ailes, c’est tout ce qui nous pousse à devenir nous-mêmes, à avancer, à innover (valeur, mission, appel, rencontre, le ciel avec ses nuages et ses vents). L’être humain est ce mélange indissociablement, de nécessité et d’appel, d’action et de passivité. D’où la fascinante beauté, la grande fragilité de tout homme…  

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« N’aie peur de rien ; en tout cas Dieu t’aidera. »

4.1 Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable. Chapitre 4. La tentation de Jésus-Christ
1 à 11 La tentation de Jésus
Comparer Marc 1.12,13 ; Luc 4.1-13
– Ce récit, auquel passe l’évangéliste par cette simple particule alors, est la suite immédiate de celui qui précède. La tentation succède au baptême. Luc (Luc 4.1, notes) met expressément ces deux faits en un rapport intime, dont la signification profonde n’échappera à aucun de ceux qui ont quelque expérience des choses spirituelles. « Jésus, rempli du Saint-Esprit, » est emmené par cet Esprit au désert, pour se préparer dans la solitude, par la méditation, la prière, et surtout par la tentation à l’œuvre qu’il allait entreprendre. Tout homme de Dieu destiné à de grandes choses a besoin d’une telle préparation. Il la rencontre d’ailleurs infailliblement, car jamais la tentation n’est plus proche de lui ni plus dangereuse qu’au moment où il a été comblé des grâces divines les plus signalées. Si Dieu permet qu’il en soit ainsi pour tous, il le voulut pour son Fils bien-aimé, parce que cela était nécessaire. (Voir verset 3, notes.)
– Le désert n’était pas celui où se tenait Jean-Baptiste et où Jésus venait d’être baptisé, mais probablement le désert de la « Quarantaine, » ainsi nommé par la tradition en mémoire de ces quarante jours, et qui s’étend vers les montagnes, dans les environs de Jéricho. (Robinson, Palestine, p. 65 ; F. Bovet, Voyage, 7e édit., p. 247.) Marc 1.13 ajoute ce trait : « il était avec les bêtes sauvages. »
– Le diable, nom qui signifie calomniateur, celui qui accuse les justes, nommé dans l’Ancien Testament Satan, l’adversaire. Job 1.6 ; 2.1 ; Zacharie 3.1 ; Jean 8.44 ; Apocalypse 12.10 Représentant de la puissance des ténèbres Ephésiens 2.2 ; 6.12,16 que Jésus venait détruire 1Jean 3.8, Satan devait dès l’abord se montrer l’ennemi de son œuvre divine, comme il le fut jusqu’à la fin. Jean 13.2,27 ; 14.30 Le Sauveur nous le décrit ainsi lui-même. Matthieu 13.19,39 ; Luc 8.12
Matthieu, comme les autres écrivains du Nouveau Testament, le nomme (vers. 3) le tentateur, à cause de son influence pernicieuse sur les hommes.
L’existence personnelle de cet ennemi de Dieu et de son règne n’est point un fait qui tienne à l’essence du christianisme ; mais ce fait occupe dans les révélations divines une place tellement évidente, qu’il faut, pour le nier, nier en même temps l’autorité de ces révélations. Ce fait n’a d’ailleurs absolument rien de contraire à la raison. Dès qu’on ne borne pas la création au monde matériel, qu’on admet l’existence d’êtres spirituels, il est arbitraire de nier la possibilité pour eux de tomber dans la révolte et dans le mal. Or, un esprit déchu de Dieu devient naturellement un être méchant, un ennemi, un tentateur. Les manifestations du mal parmi les hommes montrent que des créatures toutes spirituelles peuvent être perverties et méchantes. L’existence et l’action de Satan ne s’affirment que trop dans quelques-unes des expériences intimes les plus redoutables des chrétiens.

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« Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » 

Voila bien encore un texte qui va à l’encontre des comportements de notre société ! Jésus nous rappelle encore une fois que la justice de notre cœur ne doit pas être celle du monde. Certes les lois humaines sont nécessaires et les tribunaux humains ont leur raisons d’être, et Jésus ne les nie pas, mais il nous appelle en tant que ses disciples à aller plus loin, à dépasser la loi des hommes pour arriver à celle du cœur devant Lui !

L’homme n’est pas fait pour vivre éternellement sur la terre, il n’y est que de passage, sa destination finale est la vie éternelle avec Dieu, et cette vie éternelle il la prépare ici bas ! Dès lors, il faut apprendre à ne pas trop s’attacher aux choses de la terre en tant que droits et possessions mais à bien s’en servir comme un moyen  d’aller vers le Père ! Et dès lors, tout prenant une autre importance, une autre « couleur », nos comportements deviennent différents ! Et Jésus ici nous en montre l’orientation !

Nul ne peut gérer le profond de notre cœur à notre place. Nul ne peut vivre notre relation à Dieu à notre place …mais justement quelle est notre vraie relation à Dieu ?

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