Aimer le Christ plus que son père ou sa mère, aimer le Christ plus que ses propres enfants ! Voilà des paroles bien dures et bien difficiles à entendre et à comprendre. 

L’avantage ou l’inconvénient en suivant le lectionnaire, c’est selon la manière de voir les choses, c’est qu’on tombe sur des textes que l’on n’aurait pas forcément choisis !

Aimer le Christ plus que son père ou sa mère, aimer le Christ plus que ses propres enfants ! Voilà des paroles bien dures et bien difficiles à entendre et à comprendre. Il faut l’admettre. Pour moi qui suis un papa poule et un grand-papa gâteux, j’ai beaucoup de peine avec ces propos de Jésus qui, de plus, semblent en contradiction avec 95 % de ses paroles qui invitent à l’amour et à la réconciliation. Ici la foi semble au contraire une raison de division, de rupture de liens. Quand en plus Jésus rajoute qu’il faut porter sa croix pour le suivre, je ne trouve pas ça très porteur comme message ! Jésus était-il de mauvaise humeur, énervé, contrarié pour tenir de tels propos ?

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Prendre le goût de l’autre, l’accueillir…

Mt 10,37-42

Sortir de sa vie repérée, se mettre en mouvement, ne pas rester dans le même, voilà ce à quoi Jésus ne cesse de nous inviter et, pour cela, il vient séparer les uns, des autres. Il propose à chacun de nous de découvrir l’intimité qui peut se nouer avec lui. Mais cette intimité se crée dans le mouvement de la sortie de chacun de lui-même, la croix à prendre, c’est cela : « se quitter soi ». C’est ce par quoi, je laisse mes attaches, ce par quoi me vient la vraie croissance de mon être, nul dolorisme, mais une ouverture pour grandir… Une belle invitation en ces jours où la presse quotidienne peut s’estomper, en profiter pour sortir de son organisation qui annihile notre capacité de devenir… 

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« Soyez donc sans crainte ! »

Evangile Matthieu 10, 26-33

Homélie
« Ne craignez pas » … « Soyez donc sans crainte » ! Cette recommandation est répétée plus de quatre fois en quelques lignes.
C’est vrai que, dans notre vie de tous les jours, le nombre de fois où nous exprimons une peur est impressionnant…
Mais ici, dans ce passage d’évangile, c’est bien plus que la crainte quotidienne pour les petites choses, ce sont carrément des menaces de mort de la part d’autres personnes. Ce sont des persécutions, comme Saul partant pour Antioche pour ramener captifs les chrétiens…
Et Jésus leur dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, sans pouvoir tuer l’âme » – Il s’agit en effet d’affirmer à haute voix au risque de sa vie, ou de renier, de cacher, et d’avoir la vie sauve !
Et donc le grand message de cet évangile, c’est d’avoir le courage de la foi. Qu’est-ce qu’avoir le courage de la foi ? Cela recouvre quatre directions.

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« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Matthieu 9, 37-38, 11ème dimanche ordinaire

Ces versets ont toujours été la base, en Eglise, de la prière pour les vocations sacerdotales. Et aujourd’hui encore, tandis que l’Eglise catholique se porte si mal et que les vocations de prêtres se raréfient, certains s’épuisent encore en chapelets pour leurs vocations…

J’aimerais aujourd’hui placer ces versets d’Evangile dans une lumière différente. La moisson, ce n’est pas seulement générer des catholiques “munis des sacrements de l’Eglise”. Être ouvrier pour la moisson, ce n’est pas forcément porter soutane ou col romain, baptiser, donner les sacrements de réconciliation et d’eucharistie, célébrer des sacrements de mariage ou enterrer religieusement. La moisson ne se limite pas à espérer le Ciel pour les baptisés qui nous quittent. Malheureusement, je crois bien qu’en Eglise catholique, le sens des paroles de Jésus a ainsi glissé vers quelque chose de très factuel : être prêtre “au service de l’Eglise”, donner sa vie davantage pour perpétuer les sacrements au sein de cette Eglise que pour réellement annoncer l’avènement du Royaume de Dieu.

Je me sens légitime à oser ces mots parce que je suis héritière de deux sacerdoces : celui de mon oncle, qui m’a baptisée, et de mon grand-oncle qui a toujours veillé sur la vocation de son neveu. Par malchance pour eux, je suis née fille, et donc inintéressante à leurs yeux pour la perpétuation de cette lignée sacerdotale. La question de ma foi brûlante ne les interrogeait pas outre mesure. J’étais fille, donc inapte au service d’ouvrière de la moisson. Disqualifiée d’office.

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Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le manger et le boire ont une grande
importance dans la Bible.
Bon d’accord, il s’agit d’abord d’une nécessité vitale.
Au désert, après la sortie d’Egypte, les Fils d’Israël récriminent contre Moïse, tout
simplement parce qu’ils ont faim et soif.
Manger, boire, les premiers besoins de l’homme.
Nous le disons dans le Notre Père: « Donne-nous notre pain quotidien ».
Et le Christ lui-même demande à la Samaritaine: « Donne-moi à boire ».
Pouvoir manger et boire, c’est la première justice à laquelle tout homme a droit.
Et cela reste vrai pour nous aujourd’hui, comme hier pour les hommes de la Bible.
Mais, manger et boire, c’est également la réalité d’un vivre ensemble.
Pour Abraham, c’est le geste de l’hospitalité.
Aux chênes de Mambré, il accueille trois mystérieux visiteurs – en fait, Dieu lui-même – en leur offrant du pain, du lait, et un veau bien tendre.
Pour le personnage mythique de Noé, c’est le signe même de la joie.
D’après le récit biblique, lui, le premier cultivateur et le premier vigneron, lui, Noé,
fut, le premier à se saouler à tel point qu’on en gardera le souvenir pendant des
générations.

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