MATTHIEU 21, 33-43

Des vignes, des clôtures, des vignerons…. Nous nous croirions presque dans la vallée de l’Hérault avec cette histoire de Jésus ! Jésus nous transporte dans un environnement si proche, si connu de nous. De près ou de loin, dans cette région d’Occitanie, on sait ce que ce métier de vigneron signifie de soins à apporter à la vigne dans le froid et le vent l’hiver quand il s’agit de tailler, de ce que cela procure comme inquiétude quand il risque de geler ou que les maladies s’installent, ou que la pluie se fait désirer, pour enfin arriver patiemment au moment des vendanges. Nous en avons une expérience personnelle et de ce fait, nous avons bien de la chance car nous pouvons nous laisser rejoindre intimement par cette parabole.
Nous connaissons, nous éprouvons tous ces sentiments qui cohabitent dans les différents personnages : la bonté, la générosité, l’amour, le courage, l’inquiétude, la satisfaction de la réussite et puis, l’envie, l’égoïsme, l’appât du gain, tout cela dans une extrême violence.
En somme, cette parabole que Jésus raconte dans le Temple de Jérusalem ne m’est pas étrangère. Je peux l’entendre ici, pour moi, aujourd’hui.
Alors Jésus pose la question :
Lorsque viendra le maître de la vigne, que fera t-il à ces vignerons là ?
Cananéenne aux pieds du Christ