…et de l’ouverture qu’on doit avoir envers ceux et celles qui sont différents de nous.
Cananéenne aux pieds du Christ
Jésus a l’air de refuser son aide à la Cananéenne parce qu’elle n’est pas d’Israël, mais en réalité cette rencontre le pousse à reconnaître avec admiration la grande foi de la femme qui le supplie de guérir sa fille.
Matthieu écrivait son évangile pour une communauté composée de Juifs devenus chrétiens. Ceux-ci avaient tendance à être chauvins et xénophobes et se questionnaient sur le type de relation possible avec ceux et celles qui voulaient se joindre à eux mais qui n’étaient pas du peuple choisi.
Ce qui importe aux yeux de Dieu, nous dit le Christ, n’est pas l’appartenance à un peuple ou à une race mais la foi et la confiance en Dieu. On se souviendra qu’il n’avait pu faire de miracle à Nazareth, son village natal, «à cause de leur manque de foi». Il avait dit à Pierre qui commençait à s’enfoncer dans les eaux du lac de Galilée : «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté». Par contre il admire à haute voix la femme de Canaan : «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux». Il aura la même admiration pour le centurion romain : «en vérité, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi.»
Le Christ est d’abord venu pour les gens de son pays et lorsqu’il envoie ses premiers disciples en mission, il leur a dit: «Allez vers les brebis perdus d’Israël et non vers les païens et les Samaritains». Mais ensuite, à la fin de l’évangile de Matthieu, il élargit et universalise la mission : «Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle du salut». Il commence d’abord dans sa propre maison (Israël) pour aller ensuite vers les autres. C’est une excellente approche missionnaire.
La Cananéenne est l’une des figures les plus sympathiques de la Bible.
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