Mercredi des cendres 

Homélie :

Nous entrons aujourd’hui dans le temps du Carême. » c’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le temps du Salut. » nous dit l’apôtre Paul. Bien souvent on assimile le temps du Carême a un temps de tristesse. Si nous le regardons avec les yeux du monde, c’est vrai, car nous sommes appelés à ne pas rechercher les satisfactions immédiates qui nous sollicitent de tous côtés. C’est un temps où nous désirons nous rendre plus proche de Dieu et où Dieu nous attend déjà pour revivre avec nous la Pâque de son fils, la fête de notre Salut. Et comme nous le lisons dans la règle, les recommandations de Saint-Benoît ont pour but de nous faire attendre la sainte Pâque dans la joie du désir spirituel.

En nous arrêtant au début du Carême au milieu de nos activités habituelles, nous sommes invités à nous recueillir, à entrer en nous-même pour examiner nos vies, pour faire silence, pour écouter plus attentivement la voix du Seigneur qui nous parle dans les Écritures, dans la vie de l’Eglise, dans les rencontres et les événements du monde. Il est bon de reconnaître notre situation réelle par rapport au Seigneur, d’examiner si nos paroles et nos actes correspondent à sa volonté. Bientôt nous verrons le fils prodigue faire retour sur lui-même et sa vie de désordre pour retourner chez son père.

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Jésus le toucha et lui dit : “Je le veux, sois purifié.” (Mc 1,41)

Les lépreux vivaient à l’écart et n’entraient pas dans les maisons.
Celui-ci brave ces interdictions : il entre dans la maison, et Jésus “étend la main, le touche” et le guérit !
Jamais un Juif n’aurait touché un lépreux : cela rendait impur !
Ce geste contient un message ! Par ce contact avec le lépreux Jésus n’est pas rendu impur : c’est lui qui rend pur le lépreux !
Ce n’est pas un message en paroles, et pourtant, il nous dit le sens de son incarnation et de sa présence parmi les hommes.
L’incarnation, c’est le Fils de Dieu qui entre en contact avec un monde de pécheurs… et par ce contact, il peut nous purifier.
Certains jours, nous avons un sentiment plus intense de notre médiocrité : il nous semble que Dieu ne peut pas nous aimer tels que nous sommes, et qu’il nous tient à l’écart, un peu comme le lépreux.
Voici la réponse de l’Évangile : si on est assez fou pour s’approcher de lui dans ces moments-là, il étend sa main sur nous, comme il a touché le lépreux… et il change notre cœur comme il a purifié le lépreux !
Les Juifs pensaient qu’il fallait d’abord se purifier pour être digne de s’approcher de Dieu.
Quelle erreur ! En fait, seul le contact avec Dieu peut nous purifier.
Et là on voit que cet épisode de l’Évangile n’est pas un banal récit de guérison, mais qu’il contient un message pour tous ceux qui se sentent misérables… comme le lépreux de l’Évangile !
Dans ce cas, il ne faut surtout pas se tenir à distance, mais savoir que rien ne nous empêche d’entrer en contact avec le Fils de Dieu. Il n’est pas venu pour des justes (il n’y en a pas) mais pour des pécheurs.
Cette espèce de folie qui fait qu’on ose s’approcher du Christ : c’est ce qu’on appelle la foi !
Le lépreux s’approche parce qu’il a la foi ! Il dit : “Si tu veux, tu peux me purifier” (Marc 1,40). Il n’a pas un instant de doute : Jésus n’a qu’à vouloir !
On pourrait dire : “C’est pratique : on peut s’approcher, et on n’a pas besoin de se convertir !”
Certainement pas ! Quand Jésus purifie quelqu’un de son péché, il dit : “Va, et désormais ne pèche plus.”
Il a vraiment le pouvoir de nous convertir pour que nous menions une vie sainte.
Mais l’erreur serait de croire que Dieu exige notre conversion comme une condition préalable pour pouvoir nous aimer !
Croire que nous devons d’abord nous sanctifier nous-mêmes pour nous rendre acceptables et pour que le Christ tourne son regard vers nous… serait une situation désespérée… du fait que lui seul peut nous convertir !
En vérité, ce n’est pas nous qui pouvons nous sauver : parce que le Sauveur, c’est lui !
La foi qui sauve : c’est être en contact avec le Christ, et lui dire : “Si tu veux, tu peux me purifier.”
Et lui, étend sa main sur nous, et il nous dit : “Je le veux, sois purifié.”
JCP

Extrait du site https://www.notredameduchene.fr/

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« Tu es le Saint de Dieu »

Mc 1,21-28

Depuis le début de l’Évangile selon Saint Marc nous avons entendu différents titres attribués à Jésus. Dès le premier verset Marc nous annonce le commencement de l’Évangile de « Jésus-Christ, Fils de Dieu », puis lors de son Baptême, la voix du Père qui s’adresse à son « Fils bien aimé », et maintenant dans la Synagogue de Capharnaüm, l’esprit impur qui lui dit : « Je sais qui tu es : Le Saint de Dieu. »

Des titres qui vont s’étoffer tout au long de la vie de Jésus et tout au long de l’Évangile pour culminer dans celui de « Ressuscité. »

Jésus est unique pour chacun de nous. Et en même temps nous nous adressons à lui chacun à notre façon. Notre frère, notre Seigneur, notre Dieu, Celui qui a pour nous les paroles qui font vivre. Tout est beau, tout est juste.

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OÙ DEMEURES-TU ? UN APPEL À LA PRIÈRE ?!…

Jean 1, 35-42

Voilà une page précieuse entre toutes. Sauf erreur, c’est le seul endroit où Jésus donne, si on peut dire, son adresse. Il a dit que le Fils de l’homme n’avait pas d’endroit où reposer la tête ; habituellement, nous le voyons évoluer sur les routes ; et, quand c’est à l’intérieur d’une maison, ce n’est jamais chez lui. Sauf ici. Où demeures-tu ? Dis-moi où tu habites et je te dirai qui tu es, je saurai qui tu es. C’est bien le sens de la demande de ces deux apôtres : savoir qui est Jésus. Cela va bien au-delà de l’humaine curiosité de visiter un intérieur.

Jésus répond : Venez et voyez. C’est la grande invitation du jour. Le mot que je vais utiliser est, comme beaucoup de nos mots aujourd’hui, assez piégé, pour ne pas dire pollué; mais je vais quand même m’en servir. Jésus nous invite à la contemplation, ni plus ni moins. Il voudrait qu’il y ait chez chacun et chacune de nous une ouverture d’esprit, tranquille, calme, sereine, tout simplement pour voir ce qu’il y a devant nous. Et dans ce cas-ci, ce qu’il y a devant nous, c’est une personne : Jésus. Il faut développer ce désir d’être présent à quelqu’un d’autre, gratuitement, sans vouloir l’utiliser, le posséder. Venez et voyez.

Cela exige du calme et du temps. Il faut vouloir les deux, il faut prendre les moyens des deux. C’est devenu très difficile. Nous ne vivons plus ainsi. Nous n’avons plus le temps de bien voir. Il faut que les images et les sujets changent perpétuellement. Mais Jésus dit tout autre chose. Venez et voyez ! Il ne fixe pas une limite pour la durée. Et l’évangile nous dit : ils restèrent auprès de lui ce jour-là. N’est-ce pas vrai que cette petite phrase respire le calme ? Elle nous fait deviner, presque toucher du doigt que les disciples sont restés humblement et sereinement attentifs à la personne de Jésus.

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DEVENIR EPIPHANIE

Ce matin, le petit Antoine regarde avec des yeux tout ronds, les trois personnages que sa maman a rajoutés aux autres santons de la crèche. Ses trois Rois mages, avec leurs habits somptueux et leurs cadeaux bien enveloppés, l’intriguent singulièrement.

Quels sont donc ces cadeaux que portent les mages, se dit-il, un train électrique, un ballon, un jeu de l’oie ? Antoine ne sait pas. Mais ce qui le frappe, c’est que, parmi ses nouveaux arrivants, l’un est noir, l’autre est jaune et l’autre blanc. Comment ont-ils bien pu se retrouver ceux-là.

Heureusement, maman lui donne l’explication : « Tu vois, ces mages viennent de tous les pays du monde. Tu sais bien, en Afrique, les gens ont la peau noire, en Asie plutôt jaune, et nous on est blanc, enfin blanc-rose !

Et nous mettons à la crèche ces trois personnages si différents pour bien montrer que ce sont les gens du monde entier qui peuvent venir adorer Jésus, parce que Jésus aime tous les hommes et invite tout le monde, sans exception à venir lui rendre visite. Tu comprends ? »

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