Mt 3,1-12 Aujourd’hui encore, écouterez-vous sa parole, entendrez-vous sa voix ?…

Une voix connue nous la reconnaissons quoiqu’elle dise. Elle nous donne ainsi accès à celui qu’elle désigne. Elle nous ramène également à nous-mêmes de par la fidélité vécue dans la durée de notre écoute… La voix peut  porter successivement diverses paroles mais nous savons que c’est toujours la même voix, émanant de la même personne qui nous relie à notre propre histoire, histoire en partie formée par cette relation…

Aussi lorsqu’une nouvelle parole surgit au cours de ce qui devient son histoire sainte, le Peuple de Dieu va d’abord sentir, en reconnaissant la voix, que celui qu’elle désigne (Dieu) revient vers lui (le Peuple). La voix l’appelle toujours à la racine de son être, à ce qui peut répondre en lui dans le temps, le lieu de sa fidélité… Cette voix, celle du mystère de Dieu, parle dans la parole et le cœur de certains hommes, les prophètes.

Les prophètes sont ceux qui donnent, comme malgré eux,  leur parole et leur être (leur voix et leur corps) pour que la Voix se fasse entendre…  comme aujourd’hui le Baptiste au milieu du désert…

Ce qui est vrai du Peuple est aussi vrai de chacun de nous. Par le truchement de la durée de sa voix, la parole de la personne aimée, dans sa nouveauté d’aujourd’hui, quelqu’elle soit, résonne en moi, en me ramenant à ma propre identité.

Cette voix dans le désert est donc à entendre bien au-delà de la parole de malédiction, de vitupération … La malédiction signe même plus fondamentalement l’entrée dans un temps enfin nouveau. Celui qui porte cette voix, qui anime ces paroles, va venir, se donner à voir, à toucher, à comprendre.

A celui qui vient, Dieu, je vais sans fard, sans illusion sur moi mais avec grande espérance car lui vient et il porte la possibilité de la nouveauté, de la vraie vie. Je l’espère.

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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La Lumière pour la PAIX sera dans notre paroisse de SURISTER !

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Mt 24,37-44 « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? »

Une année se termine, une année commence. Un évangile est déclaré lu, un autre se présente à nouveau dans l’arroi des temps liturgiques et des semaines. Nous venons juste de dire au revoir à celui de Luc, que nous entrons aujourd’hui dans celui de Matthieu. Nous l’ouvrons en son 24ième chapitre, près de son terme (au chapitre 28), vers l’endroit où le lecteur s’apprête normalement à le quitter au terme de sa lecture continue. Pourrions-nous ainsi commencer aussi bien par la fin que par le début ?… Cela nous dit que plus que la lettre, ce qui compte est ce qui va se passer entre le lecteur et l’Esprit qui habite ces pages. Ouvrir le livre nous demande d’abord d’être attentif… à quoi ? A ce que nous lisons, mais aussi à ce qui fait la texture de nos vies. Que nul n’entre sans désir dans la lecture de l’Evangile (comme pour tout ce qui nous rend humain), que nul n’entre sans présence à soi, à ce qui lui arrive… L’Eglise en ce début d’année nous rappelle donc cette attitude de fond…

C’est peut-être à partir de ce point de vue que nous pouvons comprendre cet apparent arbitraire, qui peut paraître injuste « Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée ». Rien ne semble distinguer les deux membres de la paire, pourquoi cet homme-là, pourquoi cette femme-ci, rien de l’extérieur ne semble les distinguer. Et c’est bien de cela dont il est question. Prendre en compte autre chose que l’extérieur : mon intérieur, ma manière la plus intime d’être avec moi-même, d’être attentif, en éveil… D’ailleurs le mot surgit «Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra»…

« L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé » Ce qui advient ne sera pas compris sans cette forme première de l’attention, nous ne verrons pas le départ de Noé, l’arrivée de l’Enfant sans cela, le changement dans l’être aimé, sans cette attention, cette disponibilité, ce cœur qui se rend disponible à tout, à rien, au silence… Tout être humain en est capable, il est cette attention qui, par le respect, fait surgir le monde…

Le temps de l’Avent, de ce qui va commencer, nous appelle à l’attente, à la disponibilité sans fond. L’avent, c’est d’abord chercher l’attitude pauvrement corporelle de l’attente, c’est, dans le noir de sa chambre, contempler la flamme vacillante de la bougie et de réaliser ainsi qu’Il vient, que nous attendons qu’Il prenne forme et visage, mais qu’il est déjà là en cette attente qui me tient éveillé… Bonne année liturgique !

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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On vous attends à Solwaster ce WE !

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Christ, Roi de l’Univers ; Luc 23,35-43

Au temps du Christ, quand on menait un homme au supplice, sur tout le parcours jusqu’au lieu de l’exécution le condamné portait une pancarte blanche, ou encore on la faisait porter devant lui. On y inscrivait en lettres noires ou rouges le motif du châtiment.

C’est ainsi qu’on a pu lire, fixée au-dessus de la croix de Jésus, une inscription avec ces quelques mots méprisants : « Ho basileus tôn Ioudaiôn houtos : cet individu est le roi des Juifs ».

Or, à cette même époque, la région appelée Palestine n’était pas sans roi. Elle en avait même deux : Hérode Antipas (4 av. – 39 ap.) en Galilée et en Transjordanie, et Philippe (4 av.- 34 ap.) dans le Golan.

Seule la Judée, avec Jérusalem, était contrôlée directement par le procurateur romain.

Si les juges de Jésus, en particulier le romain, avait pu retenir contre lui ce grief politique : « Il a voulu se faire roi », c’est que spontanément, durant la vie publique de Jésus, beaucoup de croyants, surtout dans le peuple, avaient reconnu en lui le Messie attendu par Israël, et un Messie Roi. On espérait que Jésus prendrait en main les destinées politiques du pays, lui qui avait su nourrir toute une foule en pleine campagne. On attendait de lui qu’il secoue le joug de l’occupant et qu’il redonne à son peuple l’indépendance d’autrefois.

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