
« Si quelqu’un m’aime, dit Jésus, il gardera ma parole. »
Homélie pour le 6ème Dimanche de Pâques (Jean 14, 23-29)
Vous vous rappelez, sans doute, de cette fable de La Fontaine que nous avons apprise quand nous étions enfants :
« Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l‘héritage que nous ont laissé nos parents un trésor est caché dedans. »
Ce soir-là, Jésus, lui aussi, a senti sa mort prochaine, tant il était harcelé par ses ennemis, pharisiens, docteurs de la Loi, grands Prêtres. Lui aussi a réuni ses plus proches pour leur confier un trésor : le trésor de la Parole de Dieu. Le Testament que Jésus confie à ses apôtres, avant de les quitter, c’est la Parole de Dieu. Elle est précieuse cette parole ; c’est un véritable trésor.
Il n‘avait rien d’autre à leur confier. Il a vécu pauvrement; il n‘avait pas une pierre où repose sa tête. Mais il avait la plus grande des richesses, la Parole que son Père lui a confiée, à lui Le Verbe de Dieu qui s’est fait chair, comme le dit St Jean, la Parole de Dieu qui a pris visage humain. C’est le plus grand trésor que notre Père du ciel nous ait confié.
Des paroles, nous en entendons beaucoup.
Lire la suiteJn 13,31-33.34-35 Aimer comme Jésus
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,31-33.34-35.
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J’ai dit aux Juifs : Là où je m’en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »
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Depuis ce moment de l’appel du « bon pasteur », nous avons, nous sommes, chacun de nous, appelé par notre nom. Cet appel retentit au plus profond de notre être, nous révèle à nous-mêmes. Nous pouvons faire l’expérience, extraordinaire et simple à la fois, que d’aller vers le Seigneur, c’est aussi aller vers soi-même. La vie se donne, se manifeste, se révèle alors pour ce qu’elle est, elle se révèle comme mise en relation fluide entre intérieur et extérieur. Si je la perçois, l’éprouve ainsi, je trouve de fait ma juste place. J’apprends à exister vraiment de cette relation et dans cette relation, humblement et joyeusement… sans préoccupation.
Voilà l’orient de nos existences. Le Seigneur peut donc aller, nous laisser la place, la vie peut s’engendrer… il nous indique le lieu d’où elle peut sans cesse renaître, un peu comme lorsque le feu peut reprendre à partir de quelques brindilles rassemblées. Le lieu, c’est l’ouverture à l’autre, l’amour de l’autre… c’est notre oxygène, le lieu où son esprit peut venir, souffler sur nos enfermements, nos étroitesses, nos manquements, nos blessures, sur tout ce qui nous prive de trouver notre véritable dimension… et ce feu est appelé vivace à se propager, à se répandre, à appeler d’autres à y entrer… Jésus est venu allumer un feu qui ne s’éteindra pas…
Allons à l’autre avec nos brindilles, nos pauvres paroles à la recherche d’une réconciliation, d’une ouverture, d’une reconnaissance… Il est là, lui aussi… Aimons, donnons à Dieu de revenir nous embraser.
Père Jean-Luc Fabre, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
«Je suis Le Bon Pasteur : Je connais mes brebis et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle… Le Père et moi, nous sommes Un.»
Ces affirmations de Jésus que nous venons d’entendre concluent la parabole du Bon Pasteur qui occupe une grande partie du chapitre 10 de l’Évangile selon saint Jean. Cette parabole est proposée chaque année pour le 4e dimanche de Pâques. C’est le Seigneur ressuscité qui est notre pasteur. Nous sommes ses brebis et il nous fait entrer pour l’éternité dans sa bergerie.
Si Jésus peux s’attribuer ce titre, c’est à cause de son enracinement biblique. Le vrai berger qui conduit Israël comme son troupeau, et Dieu, ainsi que le chante plusieurs psaumes et que l’affirme les prophètes, Michée, Isaïe, Jérémie, et particulièrement Ézéchiel, au chapitre 34 de son livre. Dieu garde son peuple et le protège des dangers, il le ramène d’exil. Il prend soin du troupeau, le nourrit, le désaltère, soigne les brebis malades et prends soin des plus faibles. Il n’est pas comme les bergers mercenaires qui s’enrichissent aux dépens du troupeau et laissent périr les brebis faibles et malades.
Lire la suitePuis il lui dit encore : « Suis-moi. »
Le temps de la Résurrection, avons-nous vu, est marqué par une paix offerte : celle du Ressuscité, qui conduit à la joie de la reconnaissance, et ouvre à la réception d’un appel à témoigner à partir de ce que nous vivons. Il en a été ainsi avec les disciples d’Emmaüs, Thomas et tous les autres… Aujourd’hui, selon Jean, il nous est donné d’assister à la troisième manifestation de Jésus ressuscité des morts auprès de Pierre et des Apôtres… Que devient donc cette dynamique, lorsque l’apparition du Ressuscité se répète ?…
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