Attention que l’horaire des célébrations du mercredi des cendres est quelques peu inhabituel…
Il y aura eucharistie à JALHAY à 10h30 et à Sart à 18h.

Attention que l’horaire des célébrations du mercredi des cendres est quelques peu inhabituel…
Il y aura eucharistie à JALHAY à 10h30 et à Sart à 18h.

Jésus est sur son chemin de vie et de là il entraine ses frères humains vers le Royaume. Il doit maintenant à ce moment de son parcours faire face au risque que rencontre toute réussite : celui d’être imitée, mal imitée par d’autres. C’est en effet une imitation extérieure, une copie frelatée, qui ne prend pas en compte notamment la réalité vraie de la situation. Aussi, ici, Jésus morigène ses interlocuteurs en les traitant d’hypocrites. Découvrons la promesse de vie qui demeure sous les critiques et mises en garde de Jésus.
« Mais une fois bien formé ». Chacun de nous est habité par un désir de perfection de bien faire les choses, et par le succès se donner la sensation d’être « plus ». Cela nous conduit souvent à vouloir reprendre l’autre pour l’aider à s’améliorer lui aussi. Mais, sous ce mode altruiste, se cachent en fait bien souvent une volonté de puissance, une jalousie envers l’autre, une étroitesse de considération de la situation, ainsi que des jugements hâtifs et cinglants. Cela n’est pas le bon chemin, celui de la vie qui se donne. Jésus est très clair sur ce point. Oui il y a la possibilité de progresser pour l’autre, pour quiconque, mais la vraie approche pour aider l’autre demande de commencer d’abord par s’aider soi-même, de progresser sur son propre chemin. Ce progrès pour l’autre passe donc en premier lieu par ma propre transformation intérieure. De cette expérience primitive et transformante, vécue, la personne voulant aider pourra en effet adresser à l’autre une parole ajustée, l’aidant vraiment à progresser. Elle pourra davantage le rejoindre là où il est et lui proposer une démarche qui le mettra lui-même en chemin sur sa propre route. Elle sera alors envers lui comme l’aura été jadis son propre maître : bon et vraiment aidant, plein de bienveillance et de patience.
Lire la suiteJésus est en mouvement, il va, il descend de la montagne, il entraîne les autres, les Douze, il imprime un mouvement : il agit. Mais surgit devant lui la foule des disciples et tout aussitôt son attitude change. De l’action, il passe à la contemplation, il reçoit, il regarde et, de là, encore, naît en lui une nouvelle parole, parole de reconnaissance de ce qui se donne à lui… Ainsi, nous percevons combien l’action de Jésus est tendue vers la contemplation de l’action d’un autre. Il agit pour que l’autre action, celle du Père, puisse se manifester, porter du fruit, ce fruit qui se manifeste sous la forme de cette foule qui vient à Lui et à qui il s’adresse, touché, du fond du cœur…
Le premier mot qui vient de ce cœur touché par la révélation de l’autre est celui de la bénédiction : dire du bien, donner à chacun en retour de réaliser le don qui lui est fait, la promesse qui s’ouvre à lui : « Heureux »… mot qui sera repris en contrepoint par l’autre mot « malheureux ». Réalisons bien que ce qui est visé entre heureux et malheureux, c’est surtout dans une première approche le type de situation à affronter. La situation me donne de m’ouvrir ou de m’enfermer. Jésus invite les disciples, qui viennent à lui et nous aussi, à mesurer ce qu’apporte avec elle la situation : la pauvreté ouvre au Royaume, la richesse donne la consolation immédiate qui risque de m’enfermer. Faim, pleurs ouvrent eux aussi, être repus, rire enferment… Appel à croire que la situation est riche, qu’elle me conduit à ma vraie fin, croire que ce qui s’impose à moi est source de vie si je l’accueille.
Comment Jésus peut-il dire tout cela, à d’autres hommes, sans le vivre lui-même ? La quatrième béatitude signe que Jésus parle à ses disciples dans cette parole de bénédiction, à partir de sa propre expérience, du chemin sur lequel il marche, chemin que les disciples qui viennent à lui, commencent à entamer et qu’il leur révèle… chemin d’être en butte, comme lui, à l’adversité des hommes qui ne reconnaissent pas ceux qui parlent à partir de ce qui germe en eux, et vivent de leur propre gloire. Cette parole a déjà été annoncée à la synagogue de Nazareth… Être disciple de Jésus, c’est comme lui et en son nom, parler de ce qui germe en moi, de ce qui me donne goût et joie… Être disciple, c’est être sur le chemin de la vie… parole qui suscite le désir de vivre, qui engendre d’autres libertés… parole qui ouvre au Royaume de Dieu.
Père Jean-Luc Fabre, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/
Une scène d’un charme sans cesse renouvelé. Syméon et Anne accourent, pleins de joie. Elle semble s’amplifier d’elle-même cette joie avec l’étonnement de Marie et de Joseph. L’enfant apparaît comme revêtu d’une force extraordinaire, capable d’attirer quiconque dans la réjouissance.
Mais il nous faut peut-être faire un pas de plus et prendre conscience que cette joie, aussi bien pour Anne que pour Syméon, vient d’un cœur qui, avec l’âge, la perte, la vieillesse, s’est appauvri. Anne est une pauvre veuve sans recours. Syméon le déclare lui-même : il attend la mort, perdant tout de ce qui a fait sa vie.
La joie vient, en fait, de la pauvreté acceptée, offerte et, par-là, rendue capable et de demander et de recevoir, d’entrer ainsi dans un autre mode d’échange. Peu à peu, nous pouvons prendre conscience que notre vie n’est qu’une partie d’une vie plus grande qui, à la fois, nous appauvrit et nous enrichit.
Qui que nous soyons sachons nous inscrire dans cette attente, qui vient à nous jour après jour, qui nous donne de pouvoir recevoir le Seigneur qui vient à nous sous la forme d’un enfant, d’une fragile promesse. Recevons chaque appauvrissement de notre vie comme un progrès. Il nous ouvre à la possibilité de recevoir
Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/
En ce dernier dimanche du cycle de No–ël – contraction de emmanou–El, avec nous, Dieu – nous venons nous présenter au Seigneur qui ne cesse de nous conduire et le prions. Et voici que sa Parole nous apprend la prière pressante que lui-même nous adresse par son prophète Isaïe : « Ecoutez-moi : vous tous qui avez soif, venez ! Ecoutez-moi donc ! Prêtez l’oreille ; venez à moi et vous vivrez !
Le Seigneur nous propose infiniment plus que ce que nous pouvons demander et même concevoir : Dieu nous donne sa Parole faite chair. « Je ferai avec vous une alliance éternelle, car vos pensées ne sont pas mes pensées et ma parole ne me revient pas sans effet ». St Jean nous dit que la Parole qui nous apprend l’amour, est Jésus-Christ. Entrer dans une vie d’identification avec Jésus-Christ nous est donné par notre foi en lui. Elle se réalise par notre baptême qui nous configure au Christ et nous associe à sa mission.
Jean le Baptiste, se sait le précurseur : en plongeant ses disciples dans l’eau purificatrice, symbole de mort et de vie, en signe de conversion, il annonce un envoyé de Dieu qui plongera les convertis dans l’Esprit-Saint : la Vie même de Dieu qui fait passer de la mort à la Vie avec Dieu, alliance nouvelle et éternelle.
Jésus vient de l’obscure bourgade de Nazareth. Il est à l’écoute de l’œuvre de Dieu pour son peuple. Il lit les signes du temps dans l’invitation de Jean Baptiste à se tourner vers Dieu et dans l’humilité se soumet au rite du baptême.
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