Dimanche dernier, Pierre et, par cela même, le groupe confus des disciples ont renoué avec Jésus en lui déclarant leur situation « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus peut alors leur faire promesse… « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle ». Cela les deux fils de Zébédée l’ont entendu et, d’eux-mêmes, sans les autres, ils se distinguent et vont à Jésus avec leur demande : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » La tonalité de l’échange est autre : le « Je/tu » ou le « Je/nous-vous » est très prégnant… Il y a ce qui est demandé, mais surtout la manière dont Jacques et Jean demandent, ils ne demandent plus quelque chose, à vrai dire ils demandent surtout à quelqu’un… Ils lui demandent même s’il leur est possible de demander… « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande». Ils sont dans la situation de tous les pauvres qui ont demandé à Jésus, en s’adressant vraiment à lui, et Jésus leur fait son unique réponse, signe de sa mission : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? ». Cet échange autorise l’expression de leur désir… cela donne à ce désir de se préciser « vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et Jésus les lie à son propre chemin « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez ». L’alliance se noue entre eux et lui… chacun accepte d’être proche de l’autre en toutes situations… Lire la suite
Marc 9, 30-37 « Qui est le plus grand ? »
Jésus et ses disciples parcourent la Galilée. Ils vont à Capharnaüm. La maison dont il s’agit est peut-être celle de Pierre et d’André. Cela nous renvoie au début de l’Evangile, là où tout a commencé, comme si Marc voulait ramener son auditoire sur les lieux du ministère de Jésus. Capharnaüm, c’est le lieu des commencements, et cette maison, le lieu de l’intimité. La volonté d’un dernier ressourcement avant la montée à Jérusalem.
Mais l’ambiance est lourde : Jésus leur annonce qu’il devra souffrir et mourir. Et puis en chemin, les disciples se sont disputés. Ce qui a déclenché cette dispute, c’est cette question : « Qui est le plus grand ? » Lire la suite
21ème dimanche du temps ordinaire :
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. (…) Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »
21ème dimanche du temps ordinaire :
Réflexion extraite du site http://passionistedepolynesie.e-monsite.com
Voila bien la grande question : Voulez-vous partir, vous aussi ? L’enseignement de Jésus dépasse l’entendement humain, il dépasse le « raisonnable », le compréhensible, l’acceptable. Les juifs de l’époque ne comprenne pas la portée de la parole de Jésus, et même s’il l’ont vu donner a manger à des milliers de personnes, même s’il l’ont vu guérir des malades, là ils ne comprennent pas et ne peuvent accepter cette idée « cannibale » de manger le corps du Christ et de boire son sang ! C’est vraiment trop ! Et beaucoup le quittent. Puisqu’ils ne le comprennent plus ils ne peuvent le suivre !
Messe en LATIN à SART ce 12 août !
A l’occasion des « Vieux métiers » à Sart, la messe dominicale sera célébrée en latin à 10h ce dimanche !
Du latin aux langues de la Pentecôte
Pour des raisons théologiques et pastorales, le concile Vatican II renonce à l’uniformité que symbolisait l’usage unique du latin pour aller vers les langues du monde. Va-t-elle y perdre son unité ?
Vatican II est surtout un concile pastoral. Il veut présenter ce que l’Église catholique croit et ce qu’elle est depuis sa fondation, de telle façon que son message, le message de l’Évangile, puisse être compris par l’homme moderne. Il veut procéder à une « adaptation » (aggiornamento) de la foi, selon les termes de Jean XXIII. Il veut faire la preuve que cette foi peut être le « levain » capable de « soulever la pâte » du monde moderne dans toute sa complexité. Il veut montrer les voies par lesquelles le salut de Dieu en Jésus Christ peut s’inscrire réellement dans notre histoire contemporaine déjà habitée par l’Esprit du Père et du Fils.
Un tournant historique
