« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

15e dimanche du temps ordinaire, année A
« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. »

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Jésus, le Verbe de Dieu, a « quitté » le sein du Père pour habiter le sein de la femme ! Elle mit au monde un fils ! Jésus, le fils de Marie, était le « Grain de blé » qui vient dans le monde pour y apporter la paix de sa présence, de son amour. De la barque des hommes, il fait résonner la parole de Dieu dans un monde d’iniquité, un monde orageux. La Parole de Dieu est la semence de vie qui a porté du fruit au centuple. Elle est reçue au nom de toute l’humanité par Marie. Non seulement Marie a entendu la Parole, mais elle l’a comprise, elle la gardait et la méditait en son cœur. Nous surabondons de joie, parce que nous savons que Jésus est avec nous, et qu’il nous introduit dans son Royaume.
« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »                                                                                   Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Nous pouvons, nous aussi, avoir tellement de soucis avec les richesses de ce monde que nous en oublions l’essentiel. Le cœur humain rencontre en lui bien des obstacles face à la Parole : Dispersion, agitation, paresse, dureté, doutes qui l’assaillent. Cependant Dieu veille et sème, il donne sa grâce en abondance. En mourant sur la croix, Jésus va porter du fruit pour la multitude. Toute l’humanité pourra le recevoir et elle en sera régénérée ! Elle peut alors devenir un immense champ de blé moissonné pour les noces de l’Agneau.
« Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. »                                   Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. La vie du croyant grandit en paix, joie et douceur si la terre de son cœur est disposée à se laisser faire par la Parole de Dieu. Le cœur du peuple de Dieu s’éclaircit, il comprend la parole par cette expérience qui est donnée. Chacun est témoin que là ou se trouve la sécheresse, rien ne pousse. Il suffit qu’arrive la pluie qui est la bénédiction de Dieu et la vie reprend ! Alors on chante et on danse, la vie est devant nous. Ainsi la parole de Dieu est dans son peuple et elle portera du fruit. Nous nous retrouvons dans cette foule qui a porté un « fruit » au-delà de toute espérance en Jésus. Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’on pas entendu. »

Extrait du site http://www.pere-gilbert-adam.org

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