21e dimanche du temps ordinaire, C

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,22-30.

« La porte est étroite ». Voilà une parole de Jésus plutôt inquiétante ! Cela signifierait-il que peu de monde pourra y passer ?
Ils sont des millions à entrer à Disneyland et pourtant là aussi l’entrée est étroite, en effet il y a un gros étranglement au guichet d’entrée. Lorsque vous allez assister à un spectacle ou à un match il en va de même, la porte est étroite et pourtant tout le monde est invité à entrer et on espère des spectateurs très nombreux. Mais voilà, pour entrer il faut remplir certaines conditions : il faut se délester, vider un peu ses poches !
C’est ce que signifie Jésus. Dieu souhaite que tous, absolument tous nous ayons part au Royaume mais pour y parvenir il faut entrer par la porte étroite, il nous faut également un peu nous délester, nous désencombrer.
Ceux ou celles d’entre nous qui ont eu la chance d’aller en Terre Sainte et particulièrement à Bethléem, se souviendront probablement de la porte d’entrée de la basilique de la nativité. On ne peut y entrer que par une porte minuscule. Les plus grands doivent presque se plier en 2 pour passer.
En façade cependant il y a une grande porte comme dans toutes les églises mais… elle est murée.
Pourquoi maintenir une si petite ouverture alors que les pèlerins se pressent nombreux pour y entrer ?
Depuis très longtemps les pèlerins viennent de partout pour vénérer l’endroit où Jésus est né sur la paille, mais alors que le lieu est symbole de l’humilité de Dieu, un Dieu qui s’est abaissé, penché sur l’humanité, les preux chevaliers et les grands seigneurs ne daignaient pas descendre de leur monture pour pénétrer dans ce sanctuaire.
C’est donc pour les contraindre à un peu plus d’humilité, à courber la tête, à faire la file comme tout le monde, c’est pour les forcer à se défaire de leurs encombrantes parures et de tous leurs signes de richesse et de supériorité, que les moines responsables de la basilique, murèrent la grande porte. Chacun devant se défaire des choses encombrantes et superflues, et se faire petit pour entrer par la porte étroite.
C’est un peu la même idée que St. Luc développe lorsqu’il dit qu’il faut passer par le chas d’une aiguille.
Par ailleurs, Jésus nous met aussi en garde contre cette fausse sécurité qu’engendre la pratique religieuse sans conversion du cœur. Nous aurons beau dire : « nous avons mangé et bu en ta présence » même si c’est à la table eucharistique, il nous répondra « éloignez vous de moi vous qui faites le mal ».
Le salut ne dépend pas de nos activités religieuses ni même de notre piété, mais de l’accomplissement de la volonté du Père. Autrement dit : piété et charité doivent aller de pair, ou pour reprendre encore une parole de St. Paul : « De toutes les vertus, c’est la charité la plus grande et elle demeurera éternellement ».
(Extrait du site https://notredamedes3vallees.be )

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