Jn 13,31-33.34-35 Aimer comme Jésus

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,31-33.34-35.

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J’ai dit aux Juifs : Là où je m’en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »

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Depuis ce moment de l’appel du « bon pasteur », nous avons, nous sommes, chacun de nous, appelé par notre nom. Cet appel retentit au plus profond de notre être, nous révèle à nous-mêmes. Nous pouvons faire l’expérience, extraordinaire et simple à la fois, que d’aller vers le Seigneur, c’est aussi aller vers soi-même. La vie se donne, se manifeste, se révèle alors pour ce qu’elle est, elle se révèle comme mise en relation fluide entre intérieur et extérieur. Si je la perçois, l’éprouve ainsi, je trouve de fait ma juste place. J’apprends à exister vraiment de cette relation et dans cette relation, humblement et joyeusement… sans préoccupation.

Voilà l’orient de nos existences. Le Seigneur peut donc aller, nous laisser la place, la vie peut s’engendrer… il nous indique le lieu d’où elle peut sans cesse renaître, un peu comme lorsque le feu peut reprendre à partir de quelques brindilles rassemblées. Le lieu, c’est l’ouverture à l’autre, l’amour de l’autre… c’est notre oxygène, le lieu où son esprit peut venir, souffler sur nos enfermements, nos étroitesses, nos manquements, nos blessures, sur tout ce qui nous prive de trouver notre véritable dimension… et ce feu est appelé vivace à se propager, à se répandre, à appeler d’autres à y entrer… Jésus est venu allumer un feu qui ne s’éteindra pas…

Allons à l’autre avec nos brindilles, nos pauvres paroles à la recherche d’une réconciliation, d’une ouverture, d’une reconnaissance… Il est là, lui aussi… Aimons, donnons à Dieu de revenir nous embraser.

Père Jean-Luc Fabre, extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.

«Je suis Le Bon Pasteur : Je connais mes brebis et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle… Le Père et moi, nous sommes Un.»

Ces affirmations de Jésus que nous venons d’entendre concluent la parabole du Bon Pasteur qui occupe une grande partie du chapitre 10 de l’Évangile selon saint Jean. Cette parabole est proposée chaque année pour le 4e dimanche de Pâques. C’est le Seigneur ressuscité qui est notre pasteur. Nous sommes ses brebis et il nous fait entrer pour l’éternité dans sa bergerie.

Si Jésus peux s’attribuer ce titre, c’est à cause de son enracinement biblique. Le vrai berger qui conduit Israël comme son troupeau, et Dieu, ainsi que le chante plusieurs psaumes et que l’affirme les prophètes, Michée, Isaïe, Jérémie, et particulièrement Ézéchiel, au chapitre 34 de son livre. Dieu garde son peuple et le protège des dangers, il le ramène d’exil. Il prend soin du troupeau, le nourrit, le désaltère, soigne les brebis malades et prends soin des plus faibles. Il n’est pas comme les bergers mercenaires qui s’enrichissent aux dépens du troupeau et laissent périr les brebis faibles et malades.

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Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

Le temps de la Résurrection, avons-nous vu, est marqué par une paix offerte : celle du Ressuscité, qui conduit à la joie de la reconnaissance, et ouvre à la réception d’un appel à témoigner à partir de ce que nous vivons. Il en a été ainsi avec les disciples d’Emmaüs, Thomas et tous les autres… Aujourd’hui, selon Jean, il nous est donné d’assister à la troisième manifestation de Jésus ressuscité des morts auprès de Pierre et des Apôtres… Que devient donc cette dynamique, lorsque l’apparition du Ressuscité se répète ?…

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« Huit jours plus tard, Jésus vient »

Jésus ressuscité apparaît aux disciples plusieurs fois. Avec patience il console leurs cœurs découragés. Après sa résurrection, il opère ainsi la “résurrection des disciples”. Et eux, relevés par Jésus, changent de vie. Avant, de nombreuses paroles et de nombreux exemples du Seigneur n’avaient pas réussi à les transformer. Maintenant, à Pâques, il se passe quelque chose de nouveau. Et cela arrive dans le signe de la miséricorde. Jésus les relève avec la miséricorde – il les relève avec la miséricorde – et eux, bénéficiaires de la miséricorde, deviennent miséricordieux. C’est très difficile d’être miséricordieux si quelqu’un ne se rend pas compte qu’il est bénéficiaire de la miséricorde.

1. Avant tout ils sont bénéficiaires de la miséricorde, à travers trois dons : d’abord Jésus leur offre la paix, puis l’Esprit, enfin ses plaies. En premier lieu il leur donne la paix. Ces disciples étaient angoissés. Ils s’étaient enfermés dans la maison par crainte, par peur d’être arrêtés et d’avoir la même fin que le Maître. Mais ils n’étaient pas enfermés seulement dans la maison, ils étaient aussi enfermés dans leurs remords. Ils avaient abandonné et renié Jésus. Ils se sentaient incapables, bons à rien, mauvais. Jésus arrive et répète deux fois : “Paix à vous !”. Il n’apporte pas une paix qui enlève les problèmes du dehors, mais une paix qui répand la confiance à l’intérieur. Pas une paix extérieure, mais la paix du cœur. Il dit : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est comme s’il avait dit : “Je vous envoie parce que je crois en vous”. Ces disciples découragés sont réconciliés avec eux-mêmes. La paix de Jésus les fait passer du remord à la mission. La paix de Jésus suscite en effet la mission. Ce n’est pas la tranquillité, ce n’est pas le confort, c’est sortir de soi. La paix de Jésus libère des fermetures qui paralysent, rompt les chaînes qui retiennent le cœur prisonnier. Et les disciples se sentent bénéficiaires de la miséricorde : ils sentent que Dieu ne les condamne pas, ne les humilie pas, mais croit en eux. Oui, il croit en nous plus que nous croyons en nous-mêmes. “Il nous aime plus que nous nous aimons” (cf. S.J.H. Newman, Meditations and devotions, III,12,2). Pour Dieu, personne n’est mauvais, personne n’est inutile, personne n’est exclu. Jésus aujourd’hui répète encore : “Paix à toi, qui es précieux à mes yeux. Paix à toi, qui es important pour moi. Paix à toi, qui as une mission. Personne ne peut l’effectuer à ta place. Tu es irremplaçable. Et je crois en toi”.

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François nous a quitté… !

Je n’ai qu’une seule envie… Jorge Mario Bergoglio, c’est te dire MERCI !

Quand tu as choisi comme modèle Saint François d’Assise, j’en ai pleuré de joie !

Et même si tu as commis quelques erreurs (de… discours, notamment), tu as donné une impulsion moderne à notre Eglise si vieillissante, MERCI pour ton sourire, toi le pauvre parmi les pauvres…

En cette année jubilaire de l’Espérance, espérons que tes pairs te choisissent un successeurs dans ta lignée progressiste…

Yves, secrétaire paroissial de l’UP Jalhay-Sart

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