« À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père » Il peut nous sembler remarquable que l’évangile puisse éclairer des événements qui ont lieu après le temps de la présence physique de Notre Seigneur Jésus Christ, ce temps qui constitue le périmètre des récits évangéliques. Ils vont, pour les plus étendus, en effet du récit de sa Naissance jusqu’à celui de son Ascension… Cette capacité à éclairer d’autres événements signe à la fois que la présence du Seigneur déborde cette modalité et que cette présence physique explicite toute l’histoire humaine. N’oublions pas non plus que les rédacteurs de l’Evangile ont vécu l’ensemble du processus depuis l’accueil de Jésus, la suite du Seigneur jusqu’à sa Passion et sa Résurrection et la nouvelle vie de ce qui devenait l’Eglise après son Ascension… C’est ce mouvement reçu et compris qui assure l’apostolicité de l’Eglise. Cette apostolicité embrasse toute l’histoire humaine, celle de l’humanité entière et celle de chaque homme… Elle l’éclaire, lui donne d’aller à la sainteté de la réponse.
Lire la suite« Moi en eux, et toi en moi »
Quand nous pensons à l’unité, nous le faisons un peu comme des coupables, parce que nous avons en mémoire les grandes déchirures de l’Église au cours de l’histoire, les guerres de religion, la concurrence dans les pays de mission, et, plus près de nous, les difficultés qui subsistent entre catholiques de sensibilités différentes. L’unité nous semble lointaine, difficile, improbable à court terme.
Quand Jésus, lui, nous parle de l’unité, elle redevient une espérance, une promesse, une certitude. Car l’unité vers laquelle nous sommes en marche existe déjà en Dieu. Jésus l’a souvent dit : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi. Le Père et moi, nous sommes un ». Et le lien vivant de cette union du Père et du Fils, c’est le Saint-Esprit, depuis toujours et pour toujours .
Cette intimité, cette réciprocité d’amour du Père et du Fils, voilà ce que Jésus nous offre comme modèle pour notre unité fraternelle. Dans sa prière, quelques heures avant de mourir, il demande à son Père : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ». Mais l’unité de Jésus avec son Père est mieux encore qu’un modèle. C’est comme un espace où Dieu nous accueille pour y vivre notre unité de chrétiens : « Qu’ils soient un en nous », dit Jésus.
Quand nous cherchons l’unité, en paroisse, en groupe de mission, en communauté, en famille ou en couple, nous venons en quelque sorte habiter ensemble dans l’amour de Dieu ; nous réchauffons notre amour à l’amour même de Dieu. Mais, direz-vous, même pour nous qui avons la foi, Dieu n’est pas évident ! Il faut le vouloir pour le rejoindre ; il faut un effort pour tourner vers lui notre regard ; il faut à chaque fois un supplément de courage pour réentendre son invitation !
Lire la suite« Si quelqu’un m’aime, dit Jésus, il gardera ma parole. »
Homélie pour le 6ème Dimanche de Pâques (Jean 14, 23-29)
Vous vous rappelez, sans doute, de cette fable de La Fontaine que nous avons apprise quand nous étions enfants :
« Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l‘héritage que nous ont laissé nos parents un trésor est caché dedans. »
Ce soir-là, Jésus, lui aussi, a senti sa mort prochaine, tant il était harcelé par ses ennemis, pharisiens, docteurs de la Loi, grands Prêtres. Lui aussi a réuni ses plus proches pour leur confier un trésor : le trésor de la Parole de Dieu. Le Testament que Jésus confie à ses apôtres, avant de les quitter, c’est la Parole de Dieu. Elle est précieuse cette parole ; c’est un véritable trésor.
Il n‘avait rien d’autre à leur confier. Il a vécu pauvrement; il n‘avait pas une pierre où repose sa tête. Mais il avait la plus grande des richesses, la Parole que son Père lui a confiée, à lui Le Verbe de Dieu qui s’est fait chair, comme le dit St Jean, la Parole de Dieu qui a pris visage humain. C’est le plus grand trésor que notre Père du ciel nous ait confié.
Des paroles, nous en entendons beaucoup.
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