Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31

On voit ici un riche, repu, tout centré sur ses aises, et au vu du monde on pourrait se dire qu’il a réussi sa vie, et puis devant chez lui voila un pauvre , un sdf comme on dirait aujourd’hui , et de celui là au vu du monde on pourrait se dire  il a perdu sa vie , c’est un « raté » ….

 Mais on voit que devant Dieu c’est l’inverse. Non pas parce que l’un est riche et l’autre pauvre, mais parce que l’un a su garder en son cœur la parole de Dieu et que l’autre n’en a pas tenu compte. La parole chez le pauvre l’a fait tout endurer avec patience. Dieu ne voulait pas qu’il souffre, ce résultat est le fait du riche qui n’a rien fait pour lui alors même qu’il le côtoyait tous les jours et que de l’aider au vu de sa fortune ne lui aurait pas privé. Le riche n’a pas gardé la parole pour en vivre tout occupé qu’il était aux apparences du monde et de ses richesses.

Mais voila la mort arrive pour chacun d’eux, et là, dans la lumière de Dieu la vérité se fait ! le pauvre est auprès de Dieu le riche n’y est pas.  Alors le riche demande que l’on prévienne ses frères qui vivent comme lui et qui comme lui vont se perdre ! Quitte à leur envoyer un mort : le pauvre Lazare 

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Jn 3, 13-17 La Croix glorieuse, un chemin pour nous…

« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel » Quelle est donc la bonne nouvelle à nous réservée en cette fête où nous faisons mémoire de la découverte par Hélène de la Croix du Christ ? Cette fête sonne comme un petit rappel en septembre de la fête de Pâques qui se vit au Printemps. Nous fêtons non seulement la Croix, mais la Croix glorieuse. Hors la Croix en elle-même n’est pas glorieuse, c’est un horrible supplice… Alors, ce que nous avons peut-être à considérer surtout et avant tout : c’est que Celui qui s’est fait pour nous « chemin, vérité et vie », c’est de la vie qu’il est venu, du ciel, que cette vie en plénitude à rencontrer ce qui s’opposait à elle. Et là, elle a manifesté sa vérité, sur la Croix. Et la manière qu’elle a eu de manifester sa vérité, de donner sa vie, nous ouvre, là où nous sommes, un chemin. Ce chemin nous conduit à la vie en nous rendant capable de faire la vérité sur notre existence, sur notre manière d’être, en mesurant ce que Lui a vécu… Lui-même, ce Fils de l’Homme, il prend ce chemin parce qu’il sait, de tout son être de Fils, l’appel au bonheur qu’il y a en au fond de ce chemin. Il a connu le Ciel et il y retourne par ce chemin, entrainant chacun des siens… Un peu comme les saumons qui remontent frayer là où ils sont nés, capables pour cela d’aller jusqu’à mourir d‘épuisement…

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Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 

L’évangile de ce jour nous étonne par son exigence, et même son apparente dureté : « Celui qui ne me préfère pas à son père, à sa mère, n’est pas digne de moi (…). Celui qui veut être mon disciple qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! ».

Comment recevoir cette Parole comme une Bonne Nouvelle ?

Le livre de la Sagesse nous invite à faire confiance à Dieu. Il nous assure que « seul l’Esprit de Dieu peut nous apprendre ce qui plaît au Seigneur ». Déjà le premier des dix commandements auquel Dieu attache une promesse – repris ailleurs dans les évangiles et par St Paul – est « honore ton père et ta mère, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre « (Ex 20,12 ; Ep 6,3).

Jésus qui accomplit cette Parole de l’Écriture ne nous défend pas d’aimer, mais est envoyé par son Père pour nous apprendre à aimer comme Dieu aime.

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22e Dimanche T.O. ; Luc 14,7-14 « Mon ami, monte plus haut ! »

Que s’est-il passé ce jour-là chez le pharisien qui avait invité Jésus ? Nous ne le savons pas au juste. En général les invités les plus honorables arrivaient les derniers, et peut-être a-t-il fallu faire de la place au dernier moment pour un pharisien de renom. En tout cas un détail n’avait pas échappé à Jésus : comme il n’y avait pas, sur la table, de petits cartons nominatifs, chacun, en arrivant, s’était dépêché de s’asseoir aux bonnes places, le plus près possible du maître de maison.

Ce souci du point d’honneur, Jésus le reprochait souvent aux scribes et aux pharisiens, c’est-à-dire à des intellectuels et à des pratiquants de la synagogue ; il le reprochera même à ses apôtres, le soir du dernier souper, au moment de leur laver les pieds, lui, le Maître et le Seigneur. Mais dès ce jour-là, chez le pharisien, Jésus saisit l’événement pour donner à tous une leçon.

À première vue, il semblerait que ce soit une leçon de politesse et de bon sens : prendre d’office la meilleure place, cela ne se fait pas, et de plus cela n’est pas malin, surtout quand on ignore qui a été invité. Mais au-delà de cet appel au savoir-vivre élémentaire, Jésus vise les relations de l’homme avec Dieu, de l’homme invité avec Dieu qui l’invite. Le banquet des noces, c’était, du temps de Jésus, une image classique du Royaume de Dieu, et les auditeurs de Jésus ont fort bien compris le proverbe qui conclut la parabole : « Celui qui s’élève sera abaissé » … par Dieu ! « Celui qui s’abaisse sera élevé » … par Dieu !

Chacun de nous est invité par Dieu à sa table, donc à son intimité ; mais chacun est invité parmi d’autres. Aux yeux de Dieu il en est parmi nous qui sont plus dignes, pas forcément les plus cultivés, les plus choyés ou les plus riches, pas forcément les prêtres ou les religieuses, mais ceux et celles dont la vie tout entière est une réponse d’amour à l’invitation aimante de Dieu, ceux et celles dont la joie est d’accomplir chaque jour l’œuvre du Père et de coïncider avec son projet de salut.

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« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite… »

Le nombre de fois dans nos vies où nous « passons » une porte !
Les portes, elles font partie de notre existence. Témoins de nos cheminements, nos engagements, nos relations, nos rencontres, nos départs et nos retours, nos ruptures et nos retrouvailles et tant d’autres choses, elles rythment nos vies en quelque sorte…
C’est chargée de tout ce symbolisme, qu’on peut aujourd’hui recevoir cette image familière de la bouche du Maître, comme quelque chose de profondément existentiel. Celui qui a le souci du « petit nombre de sauvés » (V.23) doit être surpris de la réponse. Comme souvent, Jésus déplace la question et la transforme en interpellation.

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