« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite… »

Le nombre de fois dans nos vies où nous « passons » une porte !
Les portes, elles font partie de notre existence. Témoins de nos cheminements, nos engagements, nos relations, nos rencontres, nos départs et nos retours, nos ruptures et nos retrouvailles et tant d’autres choses, elles rythment nos vies en quelque sorte…
C’est chargée de tout ce symbolisme, qu’on peut aujourd’hui recevoir cette image familière de la bouche du Maître, comme quelque chose de profondément existentiel. Celui qui a le souci du « petit nombre de sauvés » (V.23) doit être surpris de la réponse. Comme souvent, Jésus déplace la question et la transforme en interpellation.

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Assomption 

Que fête-t-on aujourd’hui ? La montée de Marie dans la gloire du ciel ? A sa résurrection le Christ nous a bien montré que nous sommes appelés à vivre dans un état bien différent que celui que nous avons sur la terre, que nous sommes appelés à partager sa gloire. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Marie ait droit à la gloire du ciel.

Alors nous fêtons la montée de Marie dans la gloire corps et âme. Pour nos esprits occidentaux, effectivement, cela étonne un peu nous qui avons pris l’habitude de distinguer l’âme et le corps ; mais pour un sémite, pour la tradition biblique, l’homme est un tout, il n’est pas normal que l’âme se sépare du corps.

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Les prêtres portent parfois du bleu pour l’Assomption

À l’occasion de la fête de l’Assomption, le 15 août, certains prêtres revêtent des vêtements liturgiques bleu. Couleur utilisée une seule fois par an, le bleu ciel est la couleur mariale par excellence. Effectivement, dans l’art religieux, la Vierge Marie est presque toujours représentée avec un manteau bleu. Mais la raison de ce choix relève plus de la dévotion que de la théologie.

Néanmoins, le bleu ne fait pas partie des couleurs liturgiques officielles établies par le Concile de Trente au XVIe siècle. Rome a alors en effet fixé pour l’Église latine l’usage seulement de cinq couleurs liturgiques principales : le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir. L’usage du bleu est donc facultatif, tout comme celui du rose ou de l’or. Si en France, cette couleur n’est pas souvent utilisée, elle l’est davantage en Espagne et en Amérique Latine pour les fêtes de la Vierge Marie, surtout pour la fête de l’Immaculée Conception.

Extrait du site https://www.diocese-besancon.fr/

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Sois sans crainte petit troupeau – Luc 12 32-48 

  « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » Si Jésus-Christ nous adresse encore aujourd’hui cet encouragement, c’est sans doute que nous avons quelques raisons de craindre. La promesse du Seigneur tient toujours, mais son royaume d’amour et de paix nous semble tarder un peu en ces temps-ci. Et pourtant…

Il y a quelques jours, après l’assassinat d’un prêtre dans une église, en plusieurs endroits dans notre pays, des catholiques sont allés dans une mosquée pour la grande prière du vendredi, et des musulmans et des juifs sont allés dans une église pour la messe du dimanche. Quelle est donc la force qui a pu produire ce sursaut ?

            Je reprends pas à pas les mots de l’évangile à propos de ce don du Royaume que notre Père trouve bon de nous faire.

Jésus en parle comme d’un investissement. D’un investissement pour un trésor inépuisable dans les cieux. « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône ; faites vous des bourses qui ne s’usent pas ». Déjà, dans la 2° lecture,  nous avons entendu: « la foi est une façon de posséder ce que l’on espère ; un moyen de connaître les réalités qu’on ne voit pas ».

C’est là justement que la foi nous bouscule : lâcher ce que l’on tient et s’aventurer à la suite de quelqu’un qui nous aime, mais qu’on ne voit pas, ce n’est pas très évident.

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Donner du sens par l’Amour…

Les lectures de ce jour convergent vers ce sujet délicat de notre rapport aux biens matériels. Sujet délicat car il nous faut éviter tant l’angélisme qui ne respecte pas les nécessités humaines que le matérialisme qui ne respecte pas notre dimension spirituelle. Sujet délicat qui s’éclaire si l’on songe au but de notre vie humaine. On peut dire qu’il y a deux manières d’envisager notre existence : soit en considérant que tout se termine avec la vie terrestre, soit en considérant cette vie comme une étape vers la vie éternelle. Il y a là une alternative qui détermine notre manière de vivre sur terre. C’est pourquoi les textes de ce jour nous invitent à entrer dans cette cohérence entre ce que l’on croit et ce que l’on vit. Selon nos convictions philosophiques et spirituelles, nous sommes amenés à poser des choix différents, spécialement dans le rapport aux biens matériels. Car si tout finit avec la mort, alors on peut comprendre l’attitude de ceux qui veulent amasser des richesses, ou profiter au maximum des plaisirs sans autre souci que la satisfaction personnelle. Mais si la vie présente n’est que le commencement de la vie éternelle, si elle est une préparation à la rencontre ultime avec le Seigneur, alors c’est cet objectif qui doit orienter notre manière de vivre.

Dans l’évangile, le Christ nous rappelle que l’augmentation de nos biens matériels n’ajoutera rien à la durée de notre vie terrestre. Un jour, il nous faudra quitter cette vie telle que nous la connaissons pour la vie avec Dieu à laquelle nous sommes destinés. Notre vie éternelle est dès à présent commencée, il nous faut donc savoir tendre vers les réalités spirituelles qui seules passeront la mort. Notre vie est désormais cachée en Dieu, nous sommes ressuscités avec le Christ, recherchons donc les réalités d’en haut. Et dans la 1re épître aux corinthiens, St Paul est plus précis encore sur le point de savoir quelle est la réalité spirituelle qui passe la mort, à savoir l’amour. Et on comprend facilement pourquoi, car Dieu étant amour, seule en moi la capacité d’aimer et d’être aimé peut accueillir l’Amour même. Tout ce qui n’est pas amour en moi est étranger à Dieu, et donc ne peut subsister en sa présence. Il s’agit durant notre vie terrestre de travailler à augmenter notre capacité d’aimer qui nous fera franchir le cap de la mort. C’est pourquoi le critère de l’amour authentique est celui avec lequel nous pouvons juger notre manière d’utiliser les biens matériels.

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