En ce 32e dimanche de l’année liturgique, je crois qu’il faut lire le psaume de la soif suivi de l’évangile. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre. Oui, au psaume nous disons : « Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu. »
Cette phrase toute simple et remplie du désir de rencontrer Dieu, l’Époux, nous prépare à la dernière phrase de l’évangile : « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Attendre, veiller, aimer, tout cela se fait dans l’absence. Être prêts pour accueillir l’Époux qui nous introduit aux noces … comme c’est beau et plein d’espérance. Jésus nous dit quoi faire pour accéder à la fête des noces éternelles : rester éveillé, avoir assez d’huile pour garder la lampe allumée. L’huile, c’est l’attitude de la prière qui nourrit le vrai désir. La bonne huile qui alimente notre lampe, c’est notre cœur attentif.
Jésus n’a pas voulu nous inquiéter, il nous invite à nous transporter déjà au terme du voyage. Alors, la dernière parole ne doit pas nous faire peur : « Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Remarquons bien que Jésus fait l’invitation aux dix jeunes filles, c’est la même invitation pour les cinq prévoyantes et les cinq insouciantes. Tout le monde est invité. À nous de faire notre part, car nous savons bien qu’une lampe sans huile ne peut éclairer.
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