Laissons nous rejoindre par Dieu

Frères et sœurs, nous voici réunis pour célébrer Noël, fête de la joie, de la paix, Noël, fête de l’enfance du Fils de Dieu, Noël, fête de tous les pauvres qui n’ont pas d’autre fête.

Il fut un temps où nous étions de plain-pied avec la joie de Noël, parce que nous étions encore proches de notre propre enfance ; mais à mesure que notre enfance s’éloigne, le chemin nous semble aussi plus long pour rejoindre la joie que nous apporte Noël. Et cela parce que le monde est dur et que les hommes y souffrent, parce que le cœur de l’homme reste habité par l’égoïsme ou la volonté de puissance, parce que nous sentons, à l’œuvre en nous-mêmes, des forces de refus, ou parce que nous prenons une conscience plus vive de nos pesanteurs, de nos opacités et de nos impuissances.

Nous nous sommes éloignés de Noël, et il serait vain de tenter de le reconquérir à la force du poignet, ou en nous replongeant dans le rêve, dans l’oubli, comme en fermant les yeux sur le réel du monde, car la joie de Noël n’est pas une conquête de l’homme, du chrétien, du religieux, c’est un don du Seigneur, aujourd’hui comme au premier jour.

Il ne s’agit pas de rejoindre Noël, à tout prix, mais bien, à Noël, de nous laisser rejoindre par Dieu, d’accepter enfin que Dieu vienne au-devant de nous et qu’il accomplisse ses merveilles dans l’ordinaire de notre vie d’hommes ou de femmes.

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«Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole»

Aujourd’hui, nous contemplons, une fois de plus, cette scène impressionnante de l’Annonciation. Dieu toujours fidèle à ses promesses à travers l’ange Gabriel fait savoir à Marie qu’elle est l’élue pour amener le Sauveur au monde. Dieu restant fidèle à sa façon d’agir, l’évènement le plus grandiose pour l’histoire de l’Humanité —le Créateur et Seigneur de toutes choses se fait homme comme nous—, se déroule de la façon la plus simple: une jeune fille, dans un petit village de Galilée, sans spectacle.

La façon de faire est facile, l’évènement est immense. Comme le sont aussi les vertus de la Vierge Marie: remplie de grâce, le Seigneur est avec elle, humble, simple, disponible devant la volonté de Dieu, généreuse. Dieu a ses projets pour elle, comme pour toi et pour moi, mais Il espère la coopération libre et amoureuse de chacun pour nous amener à terme. Marie nous donne l’exemple de cela: «Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). Ce n’est pas un simple oui au message de l’ange non plus, c’est se remettre en tout entre les mains du Seigneur, un abandon confiant à sa providence profonde, dire oui au Seigneur pour ce qu’il fait aujourd’hui et ce qu’il fera dans toutes les circonstances de sa vie. 

De la réponse de Marie ainsi que de notre réponse à ce que Dieu nous demande —saint Joseph-Marie écrit— «ne l’oubliez pas, beaucoup de grandes choses en dépendent».

Nous nous préparons pour célébrer la fête de Noël. La meilleure façon de le faire est de rester proche de Marie, en contemplant sa vie et en essayant d’imiter ses vertus pour pouvoir accueillir le Seigneur avec un cœur disponible: —Qu’attend Dieu de moi, maintenant, aujourd’hui, dans mon travail, avec cette personne que je fréquente, dans la relation avec Lui? Ce sont de petites situations de chaque jour, mais… qui dépendent tellement de la réponse que nous donnons!

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne), extrait du site https://passionistedepolynesie.e-monsite.com/

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Devenir témoins de la lumière

Les oraisons du début de la messe marquent la progression de notre chemin vers Noël. Au premier dimanche il s’agissait d’aller sur les chemins de la justice puis au deuxième d’éveiller l’intelligence du cœur. Aujourd’hui diriger notre joie vers la joie d’un si grand mystère…

Oraison de ce dimanche Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère, pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau.

La Joie du mystère : c’est l’orient vers lequel l’Eglise nous propose de marcher à partir de la joie qui nous prend normalement à la perspective de la célébration de Noël et des festivités qui vont avec.

Alors une question vient tout naturellement : «comment nous rattacher à cette joie qui vient du mystère ? » L’évangile proclamé nous offre une piste avec la figure de Jean Baptiste. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Pour voir notre joie se diriger vers la joie du mystère, Il s’agit peut-être pour nous de Savoir se situer en vérité Comme des Témoins, des témoins de la lumière 

Laissons-nous porter par notre expérience de la lumière. Lorsqu’elle m’éclaire, elle déborde bien au-delà en éclairant tout autour de moi. Elle déborde et elle m’ouvre à un davantage. La lumière que je reçois n’est pas ma lumière, elle va toujours au-delà.

Si elle déborde ainsi, elle m’invite à la propager moi-même, à la redonner pour la recevoir davantage pour ce qu’elle est. La lumière, ma lumière, la lumière de mon prochain, la lumière de tous…

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“Lui, vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu.” (Lc 3,16)

La perspective de Jean est celle des prophètes de l’Ancien Testament.
A la fin des temps, selon le Livre de la Sagesse (5,23) : “Le souffle de la Toute Puissance s’élèvera contre [les pécheurs] et les vannera comme un ouragan.”
Jean Baptiste emploie le même langage : “Moi je vous baptise dans l’eau … lui, vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu.”
Baptiser, c’est plonger. Il faut donc comprendre : “lui vous plongera dans l’Esprit (ou le Souffle) de Dieu et dans le feu.” … “Moi je vous plonge dans l’eau … lui, vous plongera dans un ouragan.”
Jean Baptiste ne parle pas du Sacrement du Baptême : il annonce l’imminence du jugement de Dieu, qui était attendu pour la fin des temps, et il désigne Jésus comme celui qui vient accomplir ce jugement de Dieu ! Le Baptême ou l’immersion dont il parle, c’est une immersion “dans le souffle de Dieu et le feu”. Il oppose son propre baptême d’eau : immersion qui était une invitation au repentir, à cette immersion dans le souffle de Dieu qui est une purification bien plus radicale : une purification qui aura le pouvoir
de détruire le péché.
Jésus est celui qui vient accomplir l’attente de l’Ancien Testament : attente d’un jugement de Dieu qui met fin au péché. Jésus lui-même doit accomplir ce “jugement” : lui-même tient dans sa main la “pelle à vanner” !

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(Mc 13, 33-37) Veiller est un acte incessant de foi, un discernement continuel, pour reconnaître, dans les événements, dans les situations de tous ordres, un appel, un signe du Christ.

Homélie de Vigile

« Veillez », nous dit Jésus, pour être prêts quand viendra le Fils de l’homme ! Ne nous méprenons pas sur cette veille. On la comprendrait de travers, en la considérant comme l’attente, pour demain, du retour du Christ et en se contentant, aujourd’hui, d’éviter les écarts, d’appliquer les lois, de faire juste ce qu’il faut pour être en règle face au jugement de Dieu.

En réalité, aujourd’hui est l’heure de la venue du Christ, et veiller, c’est le reconnaître présent dans l’autre qui nous aborde, que nous croisons, qui nous gêne parfois ou nous agace. Passer à côté des autres, sans les regarder, sans voir en eux le Christ qui nous sollicite, ou les ignorer plus ou moins consciemment parce qu’ils nous dérangent, c’est oublier qui nous sommes, frères dans le Christ, et trahir notre mission de veilleurs.

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