Mc 9, 2-10 Être dans la confidence

L’Eglise nous propose toujours de considérer la scène de la  Transfiguration au début du Carême… Avant l’épreuve, il est toujours donné à celui qui va l’affronter un signe pour montrer vers où elle débouchera. C’est ainsi que la foi peut s’engager. La foi est réponse à un appel, à une promesse. Cela est vrai pour Notre Seigneur Jésus Christ, cela est aussi vrai pour nous, notamment en ce temps de Carême.

Dans cette riche scène de la  Transfiguration, il y a ce qui se passe entre Jésus et ses protagonistes, la parole du Père qui émane de la nuée et il y a les disciples, Pierre, Jacques et Jean. Ils sont les témoins de cette scène, ils ont été mis dans la confidence.

A travers eux, nous pouvons revivifier notre propre manière d’être chrétien, baptisés. De leur manière de faire, nous pouvons mieux comprendre, je pense, comment Dieu se communique, nous pouvons aussi percevoir la place que nous recevons aussi dans la révélation de la gloire de Dieu aujourd’hui, celle à l’image du Fils, comme Roi, Prêtre et Prophète.

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MATTHIEU 6, 7-15 ; LA PRIÈRE

L’heure est à la sincérité de notre être devant Dieu. Le priant est appelé à toute discrétion et à l’intimité de la présence divine en lui. Il doit fermer la porte de sa chambre et se tenir, seul, dans le secret, comme il est, dans la disposition où il est, sans paroles apprises par cœur, sans rabâchage, sans bavardage, sans chantage à Dieu. Vivant debout devant Dieu.

Dieu voit dans le secret, Dieu scrute les cœurs et les reins, et Jésus appelle ses disciples à dialoguer avec le Père, à ce point d’intimité et d’union.

Jésus fait le don de ses propres paroles adressée à son Père, en incluant tous les hommes ses frères.

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Jésus au désert (Mc 1, 12-15)

Chaque année, le premier dimanche de Carême nous propose le récit des tentations de Jésus au désert. Nous sommes surtout habitués au récit de Saint Mathieu qui décrit trois tentations suggérées par Satan. Mais chaque fois, Jésus les repousse par une citation de l’écriture, la parole de Dieu. Saint Luc reprend les mêmes, dans un ordre différent.

Le récit de Saint Marc nous surprend par sa brièveté au point que nous nous demandons si nous l’avons bien entendu. La scène a lieu aussitôt après le baptême. Jésus est poussé au désert par l’Esprit et il reste pendant quarante jours. C’est cet Esprit qui est descendu sur lui lors du baptême dans le Jourdain quand, au même instant, la voix du Père proclamait : « Tu es mon Fils bien aimé, en moi j’ai mis tout ton amour ».

Pleinement investi de sa fonction messianique, Jésus va désormais proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume et c’est fort de l’Esprit Saint qui est la puissance de Dieu qu’il va pouvoir remplir sa mission. Ce faisant, il répond parfaitement à la volonté de son Père. Mais cette mission dont Jésus est investi provoque les assauts de l’Adversaire, le diable, le diviseur. Par ces insinuations, il essaie d’en détourner Jésus. Mais celui-ci sort vainqueur du combat.

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Mercredi des cendres 

Homélie :

Nous entrons aujourd’hui dans le temps du Carême. » c’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le temps du Salut. » nous dit l’apôtre Paul. Bien souvent on assimile le temps du Carême a un temps de tristesse. Si nous le regardons avec les yeux du monde, c’est vrai, car nous sommes appelés à ne pas rechercher les satisfactions immédiates qui nous sollicitent de tous côtés. C’est un temps où nous désirons nous rendre plus proche de Dieu et où Dieu nous attend déjà pour revivre avec nous la Pâque de son fils, la fête de notre Salut. Et comme nous le lisons dans la règle, les recommandations de Saint-Benoît ont pour but de nous faire attendre la sainte Pâque dans la joie du désir spirituel.

En nous arrêtant au début du Carême au milieu de nos activités habituelles, nous sommes invités à nous recueillir, à entrer en nous-même pour examiner nos vies, pour faire silence, pour écouter plus attentivement la voix du Seigneur qui nous parle dans les Écritures, dans la vie de l’Eglise, dans les rencontres et les événements du monde. Il est bon de reconnaître notre situation réelle par rapport au Seigneur, d’examiner si nos paroles et nos actes correspondent à sa volonté. Bientôt nous verrons le fils prodigue faire retour sur lui-même et sa vie de désordre pour retourner chez son père.

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Jésus le toucha et lui dit : “Je le veux, sois purifié.” (Mc 1,41)

Les lépreux vivaient à l’écart et n’entraient pas dans les maisons.
Celui-ci brave ces interdictions : il entre dans la maison, et Jésus “étend la main, le touche” et le guérit !
Jamais un Juif n’aurait touché un lépreux : cela rendait impur !
Ce geste contient un message ! Par ce contact avec le lépreux Jésus n’est pas rendu impur : c’est lui qui rend pur le lépreux !
Ce n’est pas un message en paroles, et pourtant, il nous dit le sens de son incarnation et de sa présence parmi les hommes.
L’incarnation, c’est le Fils de Dieu qui entre en contact avec un monde de pécheurs… et par ce contact, il peut nous purifier.
Certains jours, nous avons un sentiment plus intense de notre médiocrité : il nous semble que Dieu ne peut pas nous aimer tels que nous sommes, et qu’il nous tient à l’écart, un peu comme le lépreux.
Voici la réponse de l’Évangile : si on est assez fou pour s’approcher de lui dans ces moments-là, il étend sa main sur nous, comme il a touché le lépreux… et il change notre cœur comme il a purifié le lépreux !
Les Juifs pensaient qu’il fallait d’abord se purifier pour être digne de s’approcher de Dieu.
Quelle erreur ! En fait, seul le contact avec Dieu peut nous purifier.
Et là on voit que cet épisode de l’Évangile n’est pas un banal récit de guérison, mais qu’il contient un message pour tous ceux qui se sentent misérables… comme le lépreux de l’Évangile !
Dans ce cas, il ne faut surtout pas se tenir à distance, mais savoir que rien ne nous empêche d’entrer en contact avec le Fils de Dieu. Il n’est pas venu pour des justes (il n’y en a pas) mais pour des pécheurs.
Cette espèce de folie qui fait qu’on ose s’approcher du Christ : c’est ce qu’on appelle la foi !
Le lépreux s’approche parce qu’il a la foi ! Il dit : “Si tu veux, tu peux me purifier” (Marc 1,40). Il n’a pas un instant de doute : Jésus n’a qu’à vouloir !
On pourrait dire : “C’est pratique : on peut s’approcher, et on n’a pas besoin de se convertir !”
Certainement pas ! Quand Jésus purifie quelqu’un de son péché, il dit : “Va, et désormais ne pèche plus.”
Il a vraiment le pouvoir de nous convertir pour que nous menions une vie sainte.
Mais l’erreur serait de croire que Dieu exige notre conversion comme une condition préalable pour pouvoir nous aimer !
Croire que nous devons d’abord nous sanctifier nous-mêmes pour nous rendre acceptables et pour que le Christ tourne son regard vers nous… serait une situation désespérée… du fait que lui seul peut nous convertir !
En vérité, ce n’est pas nous qui pouvons nous sauver : parce que le Sauveur, c’est lui !
La foi qui sauve : c’est être en contact avec le Christ, et lui dire : “Si tu veux, tu peux me purifier.”
Et lui, étend sa main sur nous, et il nous dit : “Je le veux, sois purifié.”
JCP

Extrait du site https://www.notredameduchene.fr/

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