« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » Jn 6, 51-58

L’Église vient de célébrer le mystère pascal. La première partie de l’année liturgique est consacrée à l’avènement du Seigneur Jésus dans notre humanité, à sa proclamation du Royaume des cieux parmi les hommes, à la célébration de sa Passion, de sa mort et de sa résurrection, à sa glorification auprès de son Père. Mais il ne nous abandonne pas. Il nous donne deux signes de sa présence : L’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte et le sacrement de l’Eucharistie, rappel du dernier repas avec ses disciples la veille de sa Passion.

Par son Pain vivant, il soutient notre marche à sa suite. Il fortifie tous ceux qui croient en Lui. En transformant notre vie dans la sienne, il nous donne déjà part à son éternité bienheureuse. La première lecture de cette fête nous rappelle le don de la manne aux Hébreux dans le désert, où il n’y avait ni pain ni eau. C’est une nourriture inconnue, qui provoque l’étonnement, à tel point que tous se demandent :  » qu’est-ce que c’est ? » – en hébreu « man hou », d’où le nom de « manne ». Et Moïse leur dit :  » c’est le pain que Dieu a préparé pour vous ». Le temps de cette traversée du désert est un temps de mise à l’épreuve. Et souvent le peuple sera tenté par le découragement, le murmure et la révolte. Mais Dieu est fidèle et soutient son peuple dans sa marche.

Mais cette nourriture mystérieuse et plus qu’un aliment physique, c’est un symbole. Dieu se révèle à travers ce signe comme étant lui-même ce qui fait vivre. À travers la pauvreté et la faim, l’homme doit comprendre qu’il ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche du Seigneur. Et ce qui vient de sa bouche, c’est sa Parole, sa Loi, ses commandements qui sont l’expression de son amour. Et l’homme vit vraiment s’il met en pratique la loi du Seigneur car c’est ainsi qu’il découvre l’amour de Dieu et en vit à son tour.  » ce n’est donc pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu. » C’est cette phrase que Jésus opposera à Satan pendant sa quarantaine au désert dont nous entendons le récit au début du Carême.

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Le pain de vie | Homélie sur Jn 6, 41-51

Frères et Sœurs,

cinq dimanches sont consacrés à l’enseignement sur le pain de vie : le 17e dimanche ouvre cette série par la partie pratique : il s’agit de la multiplication des pains. Les quatre suivants développent la partie théorique : c’est le discours que fit Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, le discours sur le pain de vie. En effet, un lien très fort est établi par Jésus entre le pain qu’il donne et la vie que l’on reçoit. Le pain qu’il donne est « la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle ». Il dit de lui-même qu’il « est le pain de la vie » ; « si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous ». Enfin, saint Pierre déclare : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».

La seule volonté de Dieu, est que l’homme vive ; d’ailleurs, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant. Et Dieu n’a qu’une seule Parole, c’est le Verbe de Vie, venu parmi nous pour nous montrer le Père et nous communiquer la vie jaillissant de la Sainte Trinité. Ici, le péché est à peine mentionné, sinon par la mort des Hébreux dans le désert au cours de l’exode. Mais ceci est pour faire ressortir deux choses : d’une part, l’exode et la terre promise ; d’autre part, le pain et la vie.

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Harp Rock Classics concert

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« L’oeuvre de Dieu est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé »

Jean 6,24-35

Tout l’évangile de Jean révèle l’amour qui unit le Père à son Fils. Que Jésus souhaite de tout son être
introduire les juifs dans cet amour n’est pas leur affaire. Il leur a donné du pain à manger, qu’il
continue, il a guéri des malades, qu’il en guérisse d’autres.
Ils ne comprennent pas que ses « miracles » sont les signes de sa santé resplendissante. Comme une
lumière éclaire et illumine celui qui est sous ses effets, elle se communique aux malades et ils
guérissent. Celui qui reçoit la lumière peut décider d’y rester ou de retourner dans sa nuit. Celui qui
est guéri de sa maladie peut décider de rester fidèle aux recommandations de son médecin ou de
retourner dans les lieux de contagion…
Entre Jésus et son Père, la relation est sans faille. La lumière qu’il est et la santé qu’il communique
sont le reflet de leur amour. Mais de cela, les juifs n’en ont cure. Leur seule affaire, c’est le bénéfice
qu’ils peuvent tirer de lui. Pourquoi s’efforceraient-ils de l’aimer ? Si lui les aime, tant mieux, c’est
son affaire à lui. Un autre leur apporterait les mêmes avantages, ce serait aussi bien.
Jésus s’évertue à leur faire découvrir combien il est essentiel qu’ils comprennent l’amour qui l’unit au
Père. Il est la seule source de leur bonheur. Il insiste : « L’oeuvre de Dieu est que vous croyiez en
celui qu’il a envoyé ».

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Jean 6, 1 – 15 – La multiplication des pains

Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée (ou) de Tibériade. Une foule nombreuse le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades. 3Jésus monta sur la montagne et là, il s’assit avec ses disciples. Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux, vit qu’une foule nombreuse venait à lui et dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de personnes ? Jésus dit : Faites asseoir ces gens. Il y avait à cet endroit beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains, rendit grâces et les distribua à ceux qui étaient là ; il fit de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, qui restaient à ceux qui avaient mangé. Ces gens, à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : Vraiment c’est lui le prophète qui vient dans le monde. Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

L’an dernier, à pareille époque – c’était le dimanche 31 juillet 2011 – le même épisode était proposé à notre méditation. Le même, ou presque. Car ce récit de la multiplication des pains se retrouve à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament : deux fois dans l’évangile de Matthieu (Matthieu 14 et Matthieu 15), deux fois également dans l’évangile de Marc (Marc 6 et Marc 8). Luc ne mentionne qu’une fois ce miracle (Luc 9), de même que Jean (6). C’est ce dernier récit qui nous occupe ce matin.

L’an passé, je m’étais arrêtée sur le propos de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Ce matin j’aimerais axer nos réflexions sur un personnage qui est nommément désigné dans le seul évangile de Jean : « Il y a là un garçon qui possède cinq pains d’orge et deux petits poissons ». Certes les autres évangélistes mentionnent la présence des pains et des poissons qui servirent de base pour nourrir la multitude. Mais nous ne savons pas comment ces précieuses denrées arrivent entre les mains du Seigneur.

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