Nous entendons la Passion du Christ, et peut-être la regardons-nous de loin, de très loin… comme si il y avait une partie de nous-même qui se distancie, ou qui refuse Dieu, et toute cette souffrance. Or il y a quelque chose en nous qui crucifie l’Amour. La croix nous montre l’ampleur du drame, celui de refuser l’Amour.
Dieu n’est pas le Dieu de la souffrance et de la mort, c’est aussi un scandale pour lui (éloigne de moi cette coupe…) Jésus n’est pas venu pour souffrir mais pour nous aimer et nous sauver de tous nos refus, de toutes nos croix en nous aimant.
Le drame de l’amour rejeté !
Jeudi Saint … Il les aima jusqu’au bout
Jeudi Saint. Le dernier repas de Jésus. Il le passe avec ses amis et apôtres. Le repas de la Pâque juive d’où part une autre Pâque. Le passage de la Mer Rouge sera celui du Fils de l’homme à son Père. La nouvelle Pâque célèbre toujours la sortie de l’esclavage pour une Terre Promise ; mais elle s’accomplit dans le choix libre du Seigneur d’aller à sa Passion. Il traverse les eaux de la Mort une fois pour toutes, pour y appeler ses amis, nous. Il révèle ce qui nous asservit : nos cœurs endurcis. Pour en tirer celles et ceux qu’il aime.
Le voilà qui s’abaisse devant moi comme l’esclave qui lave les pieds de son maître ! Pour Pierre c’est trop ! Il reçoit ceux qu’il a aimés, chacun, comme son maître. Même Judas. « Merci de m’avoir donné à aimer et à cheminer », vient-il dire à mon cœur desséché et perdu. C’est fou. Comment puis-je l’accueillir ? La Terre Promise qu’il nous donne, c’est le pays où servir Dieu rend l’homme libre comme lui. Le seul être libre, au milieu des eaux de mort, c’est Dieu, en Jésus. Aimer les siens jusqu’au bout est la marque d’une personne libre.
Lire la suiteHoraire des célébrations de la Semaine Sainte !
Vous pouvez les trouver « par paroisse » dans la lettre des paroisses de la prochaine quinzaine !
Ainsi que sur le site https://www.egliseinfo.be/
Bonne semaine Sainte à tous…
Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
Luc 19, 28-40 Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem. À l’approche de Bethphagé et de Béthanie, sur les pentes du mont des Oliviers, il envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché : personne ne l’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ‘Pourquoi le détachez-vous ?’ vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin.’ » Les disciples partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Au moment où ils détachaient le petit âne, ses maîtres demandèrent : « Pourquoi détachez-vous cet âne ? » Ils répondirent : « Le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus, et firent monter Jésus. À mesure qu’il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. Déjà Jésus arrivait à la descente du mont des Oliviers, quand toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus : « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, arrête tes disciples ! » Mais il leur répondit : « Je vous le dis : s’ils se taisent, les pierres crieront. »
Ce passage de l’Evangile signe l’entrée dans la semaine sainte. Elle va commencer et ne pas s’arrêter. Elle nous amènera en passant par la Cène et ses préparatifs, la Nuit de l’agonie et de l’arrestation, le Vendredi du jugement et de la crucifixion jusqu’au Samedi silencieux, puis la célébration de la Pâque en pleine nuit et le matin de la Résurrection… Nous sommes comme l’âne requis par le Seigneur. Nous mettons nos pas dans ses pas. Qu’il nous dispose !
Lire la suiteLuc (15, 1-3. 11-32)
Jésus nous invite à nous réjouir, L’annonce de sa Présence au milieu de nous, comme au milieu des publicains et des pécheurs, des pharisiens et des scribes est une parole, une parabole, qui nous invite à la réconciliation en nous révélant le vrai visage de Dieu notre Père : appel à la vie surabondante, source de notre joie.
Jésus réveille notre liberté. Dieu ne nous surplombe pas. Il ne lui est pas indifférent de nous voir osciller entre le fils prodigue révolté qui gaspille l’héritage en s’éloignant physiquement de son père et le fils aîné résigné qui le méconnaît par habitude.
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