Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

Le temps de la Résurrection, avons-nous vu, est marqué par une paix offerte : celle du Ressuscité, qui conduit à la joie de la reconnaissance, et ouvre à la réception d’un appel à témoigner à partir de ce que nous vivons. Il en a été ainsi avec les disciples d’Emmaüs, Thomas et tous les autres… Aujourd’hui, selon Jean, il nous est donné d’assister à la troisième manifestation de Jésus ressuscité des morts auprès de Pierre et des Apôtres… Que devient donc cette dynamique, lorsque l’apparition du Ressuscité se répète ?…

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« Huit jours plus tard, Jésus vient »

Jésus ressuscité apparaît aux disciples plusieurs fois. Avec patience il console leurs cœurs découragés. Après sa résurrection, il opère ainsi la “résurrection des disciples”. Et eux, relevés par Jésus, changent de vie. Avant, de nombreuses paroles et de nombreux exemples du Seigneur n’avaient pas réussi à les transformer. Maintenant, à Pâques, il se passe quelque chose de nouveau. Et cela arrive dans le signe de la miséricorde. Jésus les relève avec la miséricorde – il les relève avec la miséricorde – et eux, bénéficiaires de la miséricorde, deviennent miséricordieux. C’est très difficile d’être miséricordieux si quelqu’un ne se rend pas compte qu’il est bénéficiaire de la miséricorde.

1. Avant tout ils sont bénéficiaires de la miséricorde, à travers trois dons : d’abord Jésus leur offre la paix, puis l’Esprit, enfin ses plaies. En premier lieu il leur donne la paix. Ces disciples étaient angoissés. Ils s’étaient enfermés dans la maison par crainte, par peur d’être arrêtés et d’avoir la même fin que le Maître. Mais ils n’étaient pas enfermés seulement dans la maison, ils étaient aussi enfermés dans leurs remords. Ils avaient abandonné et renié Jésus. Ils se sentaient incapables, bons à rien, mauvais. Jésus arrive et répète deux fois : “Paix à vous !”. Il n’apporte pas une paix qui enlève les problèmes du dehors, mais une paix qui répand la confiance à l’intérieur. Pas une paix extérieure, mais la paix du cœur. Il dit : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est comme s’il avait dit : “Je vous envoie parce que je crois en vous”. Ces disciples découragés sont réconciliés avec eux-mêmes. La paix de Jésus les fait passer du remord à la mission. La paix de Jésus suscite en effet la mission. Ce n’est pas la tranquillité, ce n’est pas le confort, c’est sortir de soi. La paix de Jésus libère des fermetures qui paralysent, rompt les chaînes qui retiennent le cœur prisonnier. Et les disciples se sentent bénéficiaires de la miséricorde : ils sentent que Dieu ne les condamne pas, ne les humilie pas, mais croit en eux. Oui, il croit en nous plus que nous croyons en nous-mêmes. “Il nous aime plus que nous nous aimons” (cf. S.J.H. Newman, Meditations and devotions, III,12,2). Pour Dieu, personne n’est mauvais, personne n’est inutile, personne n’est exclu. Jésus aujourd’hui répète encore : “Paix à toi, qui es précieux à mes yeux. Paix à toi, qui es important pour moi. Paix à toi, qui as une mission. Personne ne peut l’effectuer à ta place. Tu es irremplaçable. Et je crois en toi”.

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François nous a quitté… !

Je n’ai qu’une seule envie… Jorge Mario Bergoglio, c’est te dire MERCI !

Quand tu as choisi comme modèle Saint François d’Assise, j’en ai pleuré de joie !

Et même si tu as commis quelques erreurs (de… discours, notamment), tu as donné une impulsion moderne à notre Eglise si vieillissante, MERCI pour ton sourire, toi le pauvre parmi les pauvres…

En cette année jubilaire de l’Espérance, espérons que tes pairs te choisissent un successeurs dans ta lignée progressiste…

Yves, secrétaire paroissial de l’UP Jalhay-Sart

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Christ est ressuscité !!

Frères et sœurs, celui ou celle qui aime court. Il court sur les montagnes, il bondit sur les collines, comme le Bien-aimé du Cantique des Cantiques (2, 8). Ainsi court Marie Madeleine, qui « de grand matin, lorsque c’était encore les ténèbres », ne peut plus tenir à la maison, se lève et court au tombeau de Jésus. Elle cherche celui que son cœur aime, dit toujours le Cantique (3, 1). Mais une amère surprise l’attend : la pierre a été enlevée du tombeau. Aussitôt une peur, une angoisse étreignent son cœur. Mille questions, mille soupçons l’assaillent. Alors elle court de nouveau, chez les apôtres, avec cette nouvelle troublante : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

 Du coup, la course devient contagieuse. Car elle met en branle même l’Église officielle. Pierre et Jean, les colonnes de l’Église, se mettent à courir à leur tour. Mais c’est une femme qui a suscité leur course, une annonce d’amour angoissé, faite par celle que la tradition chrétienne a nommée « le treizième apôtre » : Marie Madeleine.

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En ce temps-là… Samedi saint, le jour vide…

L’abbé René Rouschop nous invite à méditer avec lui :

La méditation de ce samedi saint a été préparée avant le confinement dû au coronavirus. Elle se base sur le schéma classique du ‘voir-juger-agir’. En voici un résumé. Il ne tient pas compte de cette pandémie, mais le lecteur attentif pourra appliquer plusieurs réflexions à l’actualité.

En ce temps-là…

LA BIBLE : 

Les évangiles sont très discrets, pour ne pas dire muets, sur cette journée.

Mt 27, 61-66 :  Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le
lendemain, jour qui suit la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens se rendent
ensemble chez Pilate en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelés que cet imposteur adit de son vivant : trois jours après je ressusciterai. Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler son corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts’. Cette dernière imposture serait pire ue le première ». Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ». Ils allèrent donc, sceller la pierre et y poster une garde.

Suite Mt 28, 1 : Après le sabbat, au premier jour de la semaine, Marie de M. et l’autre Marie…

Mc 16, 1 : Quand le sabbat fut passé, Marie de M. et Marie mère de Jacques…

Lc 23, 56 : Les femmes qui avaient suivi Jésus s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Durant le sabbat, elles observèrent le repos selon le commandement.

Jn 19, 42 : En raison de la Préparation des Juifs, ils déposèrent Jésus dans un tombeau tout neuf. 20, 1 Le premier jour de la semaine à l’aube…

Par contre, beaucoup de textes parlent du Sabbat :

Gn 2, 2-3 : Dieu acheva le 7e jour l’œuvre qu’il avait faite…Dieu bénit le 7e jour et le consacra car il avait cessé son œuvre

Ex 20, 8 : Tu travailleras 6 jours mais le 7e c’est le sabbat du Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi ni ton fils ni… car en 6 jours le Seigneur a fait le ciel et la terre mais il s’est reposé le 7e jour et il l’a consacré

Ex 34 (renouvellement de l’Alliance et nouvelles tables) : Tu travailleras 6 jours mais le 7e jour tu chômeras

Lv 23, 3 : On travaillera 6 jours mais le 7e jour est le sabbat, jour de repos, un jour où vous ne faites aucun travail

+ le chapitre 5 du Deutéronome, etc…

… et la dernière parole de Jésus sur la croix, rapportée par Jean (19, 30) :  Tout est accompli, ne fait-elle pas écho au début de son évangile « au commencement », comme le début de sa première Lettre « au commencement » ferait écho au début de la Genèse et au récit de la création, qui se termine en Gn 2, 2 : Dieu acheva – accomplit – l’œuvre qu’il avait faite ?

La descente aux enfers, rappelée dans notre credo, est un thème développé dès les premiers temps, notamment en Ph, 2, 6-8, qui reprend une hymne déjà pratiquée dans les communautés chrétiennes primitives. Vision reprise dans la première Lettre de Pierre (3, 18-22) : Le Christ est mort pour nos péchés, lui le juste pour les injustes, afin de vous présenter à Dieu… Il est allé prêcher aux esprits en prison, aux rebelles d’autrefois, quand Noé construisait l’arche où 8 personnes en tout furent sauvées à travers l’eau : c’était l’image du baptême, qui vous sauve maintenant

LA LITURGIE

La liturgie romaine

Le Missel Romain de 1969 (réforme de Vatican II) est encore plus discret que les Évangiles sur le Samedi saint :

Le Samedi saint, l’Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ. Elle s’abstient de célébrer le sacrifice de la messe : la table de l’autel reste nue jusqu’après la Veillée pascale, cette attente nocturne de la résurrection. Alors éclatera la joie de Pâques, joie qui débordera en cinquante jours de fête.

Aujourd’hui, la communion ne peut être portée qu’en viatique.

Et c’est tout !

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