Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît …

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,24-32.

Commentaire du P. Jean-Luc Fabre

Où sommes-nous à ce moment de l’évangile ?

Nous sommes, juste avant l’entrée de Jésus dans sa Passion, qui va le prendre tout entier. En ce moment unique qui la précède, Jésus peut avoir une parole sur toute sa vie passée, mais aussi sur sa disparition. Parler de sa venue dans la Gloire sous la forme du Fils de l’Homme, c’est aussi parler de son départ et du temps qui va suivre pour les disciples, de cet « entre deux ». Il s’adresse à ses disciples aussi bien ceux qui sont avec lui, que ceux de toutes les générations futures. Nous sommes, tous ses disciples, à ce moment là du récit évangélique, à égalité, situés tous de la même manière à devoir attendre, dans un temps comme privé de sa présence… « Cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive ».

Jésus inaugure là le temps des disciples, de tous les disciples. Il leur demande de considérer autrement leur existence. Ce qui donnera le sens, pour eux, c’est la relation  à lui Jésus et non plus le cadre du monde, qui devient extérieur. Retentit, pour chacun de nous depuis, l’appel à la conversion qui consiste à vivre non de l’extérieur mais de la relation à Jésus, Christ, Fils de Dieu, prise dans l’attente du jour du Fils de l’homme. Ce qui tient bon en ce temps, c’est la parole, la parole qui a été donnée aux premiers disciples, la parole qui est donnée aussi aux disciples qui suivent, le monde devient seulement le cadre où se vit cette attente… c’est cela aussi de devoir tout quitter. Tenir à la Parole, et non plus aux choses du monde…

En son cœur, le temps du disciple est donc le temps de l’amour, marqué par l’attente de l’autre qui seul compte, qui seul donne consistance. Ce temps est aussi pour le Fils lui-même celui de l’attente puisque le Père, seul, connaît « ce jour ou cette heure ». Dans cette attente, Jésus est avec nous aussi, dans l‘attente de la révélation totale du mystère de Dieu. C’est dans la liturgie, qui nous unit, que chacun de nous peut conforter sa capacité à attendre le jour du Seigneur. Ne l’oublions jamais, c’est de là, de ce temps en attente, en manque que jaillit notre être véritable de disciple…

Extrait du site https://jardinierdedieu.fr/

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